Lesbienne et jugement de gynécos….

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Voilà un sujet hors du commun que je vous propose aujourd’hui !

Un bail qu’il dort dans mes « brouillons » en attendant qu’une idée lumineuse me traverse : comment vais-je aborder la question ? Est-ce pertinent ? Intéressant ? Cela peut-il être utile ?

Et puis, c’est devenu une évidence depuis quelques jours.
Dans tous les cas, je ne l’ai jamais caché, j’envisage d’avoir des enfants… Sachant que la maison est bientôt opérationnelle, et que nous envisageons d’entamer les (longues !) démarches dans la foulée, je sais que je dois trouver un gygy ouvert sur la question (je ne vais pas en changer tous les 4 matins !)… et c’est là où le bât blesse. Ça fait déjà quelques temps que ça me turlupine, et là, suite à des problèmes hormonaux, le sujet refait surface.
En essayant de trouver un gynéco ouvert sur la question, je suis tombée sur des témoignages de femmes, mais aussi beaucoup d’autres lesbiennes, plus effrayants les uns que les autres (Vous en trouverez quelques uns ici, et il existe même un hashtag #payetonutérus qui fait froid dans le dos…). Moi-même ayant vécu des expériences chaotiques, je sens que le parcours du combattant va commencer par cette étape, et c’est pour ça que j’ai décidé d’en parler.

Bon déjà on est toute d’accord pour dire qu’aller chez un gynéco et avoir les 2 pattes écartées à se faire trifouiller la schneck est quand même loin d’être un moment agréable ; il faut donc quand même un minimum de « mise en confiance » pour passer ce « cap ».
Pas de bol, je n’ai jamais connu ce moment là : cette « mise en confiance ».

Ma 1ère fois fût… comment dire… désastreuse ? catastrophique ? Un mix des 2 voire pire ?
Ouais, c’était pire que ça.
2064-gyneco_tamboriniJ’avais tout juste 19ans, et je suis tombée sur LA gynéco insolente, incompétente, homophobe (et particulièrement conne !). Au début ça allait nickel : questions de base : les règles, la régularité etc.
Combien de rapports par semaine, combien de partenaire sexuels..
Je ne précise pas à ce moment là que je suis homo. Pour moi un rapport sexuel est un rapport sexuel. Point.
Puis vient la question « contraception ».

« Vous êtes en couple, vous avez des rapports réguliers, quel contraceptif utilisez-vous ? »
Aucun.
« Mais comment ça vous n’en prenez pas ?! Pas de pilule ? Vous utilisez au moins des préservatifs ? »
Non plus…

Et là voilà partie dans son trip des risques que je prenais d’être enceinte, de devoir avorter, que j’étais inconsciente, blabla. Impossible d’en caler une pour expliquer la chose. Bref. Après un long monologue, pendant lequel je me sentais de plus en plus mal (je ne sais même pas pourquoi d’ailleurs), je lui annonce la couleur.
« Non mais mademoiselle, à 19 ans on ne peut pas dire qu’on est homo, vous avez tout le temps de changer d’avis, et puis surtout vous le saurez quand vous aurez eu des rapports sexuels avec un homme »
Ça commence fort hein ? Attend, c’est que le début !

Je récapitule : première fois chez le gynéco donc, je suis toute jeune, à ce moment là je n’assume pas super bien le fait d’être homo, je suis hyper complexée et super mal dans mon corps, timide maladive, bref, la totale. Alors imagine l’état dans lequel je suis : super mal à l’aise, gênée, honteuse, tétanisée, et tout ce que tu veux ; et même pire que ça. Pour moi en plus, elle était « professionnelle », bardée de diplômes, d’expériences, un truc super impressionnant à ce moment là, donc je l’écoute sans oser dire quoique ce soit.

« Déshabillez-vous »
Entièrement ?
« Bah oui, c’est mieux pour vous examiner ». Note la petite réflexion de merde.

gynecologueEt là, tu te décomposes…
Impossible de refuser (timidité/panique de merde/ça ne se fait pas) et puis, j’y suis alors autant aller jusqu’au bout, ça sera fait ! Erreur... En vrai, tu as totalement le droit de refuser sans avoir à te justifier.

Vu ma gêne très visible elle aurait pu me permettre de garder une partie de mes fringues : le haut pour l’examen gyneco, le bas pour l’examen des seins. Ce n’est pas exceptionnel, mais à ce moment là, crois-moi, psychologiquement, ça m’aurait déjà beaucoup aidée. Ça aurait été une façon de ne pas être « à nue » dans tous les sens du terme… Mais non. J’ai même du enlever mes chaussettes… (je cherche encore l’intérêt, à part celui d’être rabaissée). Il faut savoir qu’un gynéco n’a pas le droit de t’imposer d’être totalement nue.
Etre à poil pour moi est une torture… C’est quelque chose que je ne fais JAMAIS, ni devant ma compagne, ni seule, mais alors là… Laisse tomber. En plus sur leurs supers tables, dans la position la pire qui soit… J’vous fais pas de dessin, vous connaissez !
Pas de bol, non seulement j’étais tétanisée, mais en plus, moi qui suis frileuse, j’étais congelée… donc doublement contractée. Tout ce qu’il faut quoi !
« Détendez-vous : les doigts vous devez avoir l’habitude, ça n’a jamais fait mal ! ». Voilà, c’est dit aussi… Prend toi ça dans les dents au passage. Un gynéco n’a pas le droit de faire ce genre de réflexions subjectives ; il doit rester totalement objectif, quelque soit tes pratiques, tes choix.
La gynéco, tellement à fond dans son monologue sur la contraception, a dû oublier sa délicatesse et sa diplomatie au fond d’un tiroir : aucune écoute, utilisation d’appareils gelés et sans prévenir. Même pas un petit « attention, je vais faire ça ou ça », non rien… Intrusion absolue. Un gynéco DOIT te prévenir de ses gestes et intentions ; il ne doit pas pratiquer de gestes dit « intrusifs ».
Donc forcément, je sursaute à chaque fois, et je tremble de peur et … de froid … et je me contracte encore plus. Résultat elle doit « forcer », me démonter 2 fois plus, m’engueule que je suis douillette et me balance que si j’avais eu des relations sexuelles « normales », ça ne me ferait absolument pas mal et qu’en plus elle ne pouvait pas faire mieux car vu mon cas (sous entendu lesbienne) elle utilisait déjà du matériel spécifique.
L’humiliation à son comble. Si tu as mal, tu as le droit de dire STOP, c’est TON corps.
La boucle est bouclée.

Pour couronner le tout, je fais une réaction allergique au latex…
Donc, je vous fais le topo : chatte en feu à cause de sa « douceur », et qui commence à démanger à la mort à cause de l’allergie. Elle aurait pu faire preuve de compréhension… Raté !! « si vous aviez eu des rapports protégés avec un homme vous auriez su que vous étiez allergique au latex ». Objectivité au revoir. En vrai, je le savais déjà, mais j’étais tellement en panique que je n’ai même pas pensé à lui dire.

L’examen se termine aussi mal qu’il a commencé.
Ça chauffe, ça me gratte, je saigne, elle m’a foutu 3 tonnes de vaseline ce qui donne une impression d’être gluante et crade. La totale.
Ça aurait pu s’arrêter là, mais non. Madame a aussi jugé pertinent de me faire des réflexions sur mon… épilation intime. Oui, oui… Selon elle, il ne faut surtout pas toucher à ses poils garant de l’hygiène, qui empêche toutes les maladies etc. Et de rajouter une phrase du style « ouais, c’est vrai que pour une lesbienne, ça doit être moyen ». Je ne me rappelle plus exactement de la tournure, mais le sens était le même.
dessin-differ-formes-epilatBref, elle n’est pas là pour juger me semble t-il, donc si j’avais eu envie de me pointer avec une forêt amazonienne épilée en cœur, teintée en rose, qui est-elle pour me dire quoique ce soit ?
Et puis soyons clair, même chez les lesbiennes, il y a des nanas totalement épilées et d’autres pas du tout… d’autres en ticket de métro/bus/avion… Bref. L’épilation n’est en rien une affaire d’attirance sexuelle, c’est juste une question de préférence !!
topelement(D’ailleurs petite aparté, vous savez qu’il existe carrément des pochoirs pour s’épiler ? J’ai découvert ça en cherchant des illustrations pour le billet … !)

L’examen des seins fût tout aussi horrible. Pas douloureux dans mon souvenir, en revanche, je me rappelle avoir été mal à l’aise car son visage était trop proche de mes seins…

Bref. Tout ça pour dire qu’au départ, j’y ai été pour un simple contrôle comme toutes les femmes sont censées faire. Mais selon cette gynéco cela n’était pas nécessaire pour moi vu que je n’avais pas de « vrais » rapports sexuels. Etre lesbienne n’est donc clairement pas être une femme, et signifie forcément l’absence de vie sexuelle.
A l’écouter, je n’ai aucun risque de choper de MST ou autres maladies, ni même de mycose, de cancer. C’est complètement faux.
Si c’était vrai cela m’aurait fortement arrangé… mais cela n’est bien évidemment pas le cas du tout. Etre lesbienne (ou n’avoir aucun rapport sexuel) n’immunise en rien de toutes ces merdes.

Concernant les enfants, j’ai eu le droit à un magnifique « vous ferez mieux de ne jamais avoir d’enfants car accoucher quand on est vierge est impossible ». Bref : tous les clichés !
Les lesbiennes n’ont pas de rapports sexuels
Les lesbiennes sont forcément vierges (on a des orgasmes en se léchant les genoux c’est bien connu)  D’ailleurs, DarkGally a publié un super billet  sur le sujet que je vous invite à lire : T’es lesbienne, t’es vierge !
Les lesbiennes sont contre-nature et ne doivent pas procréer (tiens, je me demande bien pourquoi j’ai un utérus, des ovaires, mes règles et un instinct maternel !)

Et quand j’ai « osé » aborder la question de la contraception (par rapport à des petits soucis d’acné)…. J’ai eu le droit à un « inutile dans mon cas » : ah, et les cycles irréguliers, les problèmes d’acné ?… Mais non, je suis homo, donc pas besoin voyons.
Bref, je suis lesbienne, j’ai juste eu le droit de fermer ma gueule.

C’était il y 12 ans.
Je n’ai jamais remis les pieds chez un gynéco car j’ai développé une véritable phobie de ce corps médical. Probablement à tord car j’imagine bien qu’ils/elles ne sont pas tout comme ça (et heureusement). Mais voilà …
J’ai vécu cette  torture expérience comme une insulte, comme une atteinte à mon intégrité physique et morale : une véritable humiliation (la position gynéco à poil n’aide clairement pas!), et je suis repartie la chatte en feu la tête pleine de peurs et d’interrogations (mince, je ne vais jamais pouvoir avoir d’enfants?)

Je vous rassure, pour la dernière partie, j’ai bien évolué, je sais que je peux avoir des enfants.

Comme je le disais au début, je sais qu’incessamment sous peu, je vais me lancer dans les « démarches » pour avoir un enfant et à ce jour, ma plus grosse angoisse c’est le suivi médical : tomber sur des gynécos (et tous les autres médecins qui suivent les grossesses) qui jugent mon projet de parentalité, qui nous fassent des réflexions de merde sans compter que très souvent quand ils n’approuvent pas, le suivi médical est pourrit. Avec l’âge, je saurai maintenant refuser un examen si au moment des questions je sens du jugement. Maintenant que j’ai  pris un peu de gueule et que j’assume complètement mes attirances, je saurai aussi répondre à ces éventuels jugements… mais ça n’est pas, à mon sens, une raison pour avoir à le vivre non plus. (sachant en plus que je le vivrais déjà forcément dans ma sphère personnelle (proche, famille etc.). D’ailleurs, je ne devrais même pas avoir à me poser la question : le corps médical est tenu à l’objectivité. Point.

Malheureusement (heureusement ?), je pense que je vais devoir me bouger plus rapidement que prévu : les traitements médicamenteux pour les névralgies ont foutu un énorme bronx dans mes hormones : seins qui ont doublés de volume, règles en retard et hyper douloureuses, pilosité de singe, acné, prise de poids. Une catastrophe. La prise de sang est formelle: mes hormones ont décidé de s’éclater toutes seules. Je le sais… et du coup toutes mes angoisses resurgissent.
Non seulement je suis terrifiée, mais en plus – et c’est très con-  j’ai honte de ne pas y avoir été depuis 12 ans (d’ailleurs, même là, les médecins, au lieu d’essayer de comprendre, ne se gênent pas pour en rajouter une couche et te culpabiliser à la mort sans essayer de comprendre). Je suis loin d’être conne. Je sais… je sais que je devrais, je sais que c’est abusé, mais je sais aussi pourquoi.

Cela fait donc quelques jours que j’ai noté des noms de gynéco gayfriendly. Ça peut paraître débile… Je n’aime pas ce coté « ghetto », « différenciation » et pourtant… Dans des moments comme celui je me rends compte à quel point notre société a encore des trains de retards sur la société. Cette étiquette ne devrait pas exister car on est comme tout le monde. J’ai beau être homo, j’ai une vie, sexuelle aussi, j’ai des ovaires, un utérus et tout le bazar qui va avec… Je suis donc, comme toutes les femmes, une candidate potentielle à toutes les merdes que l’on peut rencontrer dans une vie : IST, MST, mycose, cancer, ainsi qu’une femme apte à donner la vie.
Je n’aurai jamais cru être obligée de le dire un jour, mais oui, aujourd’hui pour moi cette étiquette est nécessaire car elle est garante d’un minimum d’écoute et surtout de non-jugement, et c’est malheureux d’en arriver là….

Voilà, aujourd’hui je souhaite dire à toutes les filles qui vont pour la 1ère fois chez un gynéco qu’elles ont le DROIT de dire non : votre corps vous appartient quelque ce soit le médecin que vous avez en face de vous !

Je trouve déplorable le manque d’informations sur le sujet donc je profite aussi de ce billet pour vous inviter à aller sur ce site : pourquoi et quand leur dire non, ainsi que celui-ci où vous trouverez  une liste de gynécologues sans préjugés et à l’écoute (aussi les « gayfriendly »), que vous trouverez :  ici.

NB : après recherches, cette connasse gynéco n’exerce plus… Je ne suis pas méchante, mais j’espère quand même qu’elle aura été radiée !

Et vous, vos gynécos ? Vous-avez déjà eu à faire à ce genre d’expériences ?

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18 réflexions sur “ Lesbienne et jugement de gynécos…. ”

  1. Woaw!! Je trouve ça dingue qu’il puisse encore y avoir des remarques de ce genre de nos jours!! Moi qui suis également dans le domaine médical, cela me choque d’autant plus que cela vienne d’une gynéco!!Ou de tout autre médecin, soyons bien d’accord!

    En tous cas je te souhaite bon courage dans toutes tes démarches! 😉
    Bisous!

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    1. Heureuse qu’une personne du domaine médical réagisse et s’insurge devant de tels actes 🙂 Des gens comme ça ne devraient effectivement pas/plus exister. Mon expérience date d’il y a 12 ans, malheureusement quand je vois les témoignages certains sont trop récents… Et c’est assez flippant car contrairement on n’a très peu de moyens d’agir. Et encore plus si on n’est mal informée (comme c’était mon cas à l’époque)
      J’espère aussi trouver « chaussures à mon pied » (plus joli que gynéco à… bref). De toute façon, je n’irai pas par 4 chemins et j’expliquerai le pourquoi du comment et ce que j’ai vécu. Ça passe ou ça casse, mais je ne revivrai pas ce genre de choses….
      Merci à toi 🙂

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  2. Alors là, je suis sur le cul !!! O-o ! Je vais être cru mais c’est comme un viol en fait ! Ca à dû être une horreur ! Ma première gynéco était celle que ma mère avait depuis des années : et je ne comprends pas comment elle a fait ! Moi aussi, une vraie connasse ! Après j’ai eu des gynécos hommes : beaucoup d’appréhension la 1ère fois mais ils sont tellement plus doux que les femmes ! (après il y a peut être de gros cons aussi mais ça je n’en sait rien ^^). T’as l’impression que les femmes, comme elle doivent aussi y passer, et ben aucun tact, aucune explication, quedal ! Après c’est comme partout : tu as des cons et il y a des gens bien ! Ma nouvelle gygy est une femme : première abord assez pet-sec mais au final assez sympa donc tant mieux. Je vais au planning familial car j’ai des pb de sous mais j’y ai rencontré des personnes formidable. Bon courage dans tes recherches et surtout bon courage pour la conception. Je suis également en pleins dedans et pareil c’est la merde a ce niveau car en fait j’ai des cycles hyper irréguliers depuis 1 an : genre 1 mois 1/2 de règles, 2 mois sans rien, etc… Donc prise de sang : ok RAS ; échographie : ok RAS mais frottis : un truc nécessitant une prise en charge a été détecté mais je ne sais pas quoi : on ne me dit rien tant que j’ai pas vu ma gygy début février… Et après j’espère que ça reviendra vite à la normale pour continuer les essais bb ! Bref je ne sais pas pourquoi je te raconte tout ça !! lol on s’en fout en fait ! ^^ bisous ma jolie et à très vite 🙂 ❤

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    1. C’est un peu comme un viol oui. Mais je n’ai pas osé écrire le mot dans le billet car je ne voulais pas que ce soit mal interprété, ou heurter des personnes victimes de viol.
      Enfin bon…
      En tout cas, j’espère que tes petits soucis vont vite foutre le camps pour que tu puisses te relancer dans les essais BB 🙂 C’est fout par contre qu’il faille que t’attende début février…

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      1. oui je comprends ta réticence à employer ce mot mais c’est ce que ça m’a inspiré ! 😦 Début février pourquoi ? Ma gygy est en congé ! Sa remplaçante m’a laissé un message vocal en me disant  » surtout ne paniquez pas, rien de grave mais ça nécessite une prise en charge rapidement. Prenez rendez-vous pour le retour de Mme machin à son retour de congé ». Dans un sens je me dit que si VRAIMENT ça avait été urgent, elle m’aurait dit de faire le plus rapidement possible. On verra bien :/

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  3. Puta madre, c’est quoi cette femme de cro magnon?
    Je lui aurais mis mon poing dans la face!
    Ma pauvre, ton toi d’il y a 12 ans a du être salement amoché :(.
    Ma gynéco est géniale, mais elle part à la retraite. Elle m’a prévenue que j’allais galérer à trouver (et ce de plus en plus), car la fonction est en sous effectif par rapport au nombre de femmes, ce qui nous amènera à terme à consulter des sages-femmes ou autres médecins pouvant jeter un coup d’oeil à ton entrejambe (ça pourrait même être un généraliste hahem). Ca promet …
    Quoi qu’il arrive, je trouve ça tellement déplacé le comportement qu’elle a eu envers toi. Ne te formalise pas pour cette débile finie, la profession doit, de plus, avoir de plus en plus l’habitude des femmes homo qui se présentent dans cette optique. Et puis maintenant que tu es plus sure de toi, tu peux toujours envisager d’en remettre une à sa place et de voir sa réaction?
    Après tout pourquoi tu n’aurais pas le droit à ce qu’on te traite comme n’importe quelle femme qui voudrait un enfant? Il faut qu’ils se réveillent, on est en 2015 pas au moyen âge hein!!
    Pense à ton but, ton petit bébé, rien qu’à toi. Et trouve un/une gynéco douce et attentive à tes besoins.
    Demande conseil autours de toi, tu dois bien connaître des femmes qui consultent et peuvent te diriger vers quelqu’un de bien.
    Bon courage à toi dans tes démarches et plein de bonheur 🙂

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    1. Mon moi d’avant a morflé mais celui d’aujourd’hui n’est pas en reste…
      J’ai vu qu’effectivement les SF et médecins généralistes allaient de plus en plus prendre le relais… Mais alors, sincèrement un gynéco c’est déjà pas la panacée, mais ça reste un spécialiste, mais clairement, mon médecin généraliste : c’est juste hors de question… non seulement pas spécialiste, pas formé aux gestes (bien que que c’est à se demander pour cette connasse de gynéco que j’ai eu). Bref. C’est complètement inenvisageable.
      Je connais effectivement d’autres homos dans les démarches… et franchement, vu ce qu’elles me racontent… je suis très loin d’être un cas isolée. A ce jour, je sais que j’aurai le répondant, mais franchement rien que l’idée d’avoir des réflexions me freinent : déjà quelles femmes aiment ces RDV là, mais en plus, pourquoi je devrais avoir encore à me « justifier », m’expliquer ? Tu as raison, heureusement qu’on est en 2015…

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  4. Wow, j’ai commencé à m’énerver dès sa première réplique à cette bonne femme, et j’ai ressenti chaque horreur que tu as subi, ça me fait vraiment mal pour toi! Je me souviens moi la veille j’en étais malade, et j’ai eu de la chance, beaucoup de chance quand je lis ton article! Je t’avoue que j’ai cherché dans mon coin le meilleur gynéco, sachant que par les on dit, j’avais noté que la seule femme qui exerçait dans le coin était un véritable monstre, réflexions honteuses, brute, la majorité de mes amies étant suivies par elle, je me suis jurée de ne pas y mettre les pieds! J’ai fait une recherche rapide sur internet, et crois-le ou non, mais pour mon petit bled paumé, j’ai réussi à avoir des infos sur un gynéco, un homme, dont personne ne m’avait parlé, et qui était décrit comme génial, doux, à l’écoute! Et bien je ne regrette pas mon choix! Je suis pudique de nature, mais malgré que ce soit un homme, j’étais rassurée de voir qu’il ne faisait aucune réflexion, me permettait de garder un haut, m’annonçait chaque geste et me donnant même des conseils pour être moins stressée! Apparemment c’est connu que les hommes sont plus doux, car en tant qu’hommes, ils ne savent pas ce qu’une femme ressent exactement, alors qu’une femme, si pour elle tel acte ne lui fait rien, elle ne prendra pas de pincette! En tout cas je te soutiens entièrement, et je comprends complètement que tu aies fui tout ça, mais j’espère que tu finiras par trouver le bon praticien, et surtout que la réalisation de ton rêve d’avoir des enfants se déroulera pour le mieux 🙂

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    1. Pour l’heure, j’ai trouvé 2 noms qui sont assez bien « côtés » (si on peut dire) et vraisemblablement « ouvert » à l’homosexualité (ça me dépasse car des médecins s’occupant de la sexualité devraient TOUS l’être, bref). Il y a un homme et une femme, et j’hésite. Les femmes sont souvent décrites comme plus brutales… et les hommes, plus doux (car ils ne savent pas comme tu le dis) mais aussi moins diplomates. Mais j’hésite quand même… est-ce que je serai plus à l’aise avec une femme ou un homme, je n’en ai aucune idée…
      Merci 😉 J’espère aussi trouver… et surtout réussir à me « lancer » …

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  5. C’est horrible mais… Ca ne m’étonne même pas.
    Lorsque j’ai demandé la pilule à mon premier gynéco à 13 ans, il a refusé de me la donner, et j’ai du faire un scandale pour qu’il me la prescrive. Pour lui j’étais une pute irresponsable. Il se trouve que mon « copain » était un mec violent de 7 ans de plus que moi qui refusait absolument de se protéger, voire ne me demandait pas mon avis.
    Quand je lui ai ensuite demandé un test VIH (oui je suis retournée le voir aussi étonnant que ça puisse paraitre) il m’a répondu que de toute façon ça ne se transmettait pas dans les couples hétéros et a donc… Refusé de me le prescrire !!! Non seulement son argument est bidon mais en plus, j’étais avec une fille à ce moment là…
    Heureusement que j’ai trouvé un très bon médecin depuis… Mais il semblerait que beaucoup de gynécos soient… Atroces.

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    1. A 15 ans, on m’a imposé la pilule à cause d’un traitement pour l’acné… J’ai eu beau m’y opposer (je savais déjà que j’étais homo), le médecin (généraliste) n’a rien voulu savoir et en plu, vu ma forte réticence, a jugé que j’étais irresponsable et m’a donc imposé des prises de sang tous les 2 mois pour vérifier si j’étais enceinte. Or, la maturité à mon sens ne dépend absolument pas de l’âge… et tu en es aussi la preuve. Même si t’étais jeune, tu étais quand même suffisamment consciente des « risques ». Bref. C’est n’importe quoi, et j’imagine que des filles dans ce cas là il y en a beaucoup d’autres, et que ça n’est certainement pas parce que le médecin refuse que ça changera quoique ce soit… Au contraire, il vaut mieux qu’il soit dans l’écoute et le conseil que le jugement ça éviterait bien des soucis.
      Bref. Bilan de mon coté ? Je n’ai absolument pas supporté sa pilule, même micro dosée…. et j’ai fini aux urgences. Du coup, tous les mois je devais lui écrire une lettre manuscrite (si si disant que je mesurais les risques de mon traitement anti acné et que je m’engageais à avoir des rapports protégés et faire ses PDS à la con).
      Bizarrement moi je connais l’effet inverse aux tiens : tous ne jure que par la pilule et tous me demande si je connais les avantages de la pilule – genre je suis une grosse débile. D’ailleurs quand tu dis « non je la prends pas », ça doit être tellement rare qu’ils font tous des grimaces bizarres ponctuées par un « ah ». C’est à se demander si notre corps nous appartient… Quand bien même je ne serais pas homo, si je n’ai pas envie de la prendre où est le problème ?!… Il y a beaucoup de progrès à faire sur le sujet..

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  6. Wow… j’en reviens pas de lire ça! perso je me serais rhabillée et j’aurais filée! j’ai eu une fois un gynéco cash et brut de décoffrage mais il n’a pas été aussi méprisant. il m’avait juste fait comprendre que je devais m’arreter pour éviter de perdre mon bébé.
    là c’est impensable d’etre aussi irrespectueuse, surtout en face d’une jeune fille!! ça n’aide absolument pas. et puis un gynéco est censé etre ouvert et prévenir des risques peu importe l’orientation sexuel! j’espère qu’elle n’exerce plus sinon elle va en traumatiser pleins d’autres.

    et puis tu sais tu n’es pas obligée d’etre suivie par un gynéco, ton médecin traitant peut faire aussi bien et surtout comme il te connait, il sera moins brutal!

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    1. Ça me serait arrivé maintenant, je me serais rhabillée et je me serais barrée… Mais à l’époque pour moi, ça ne « se faisait pas », c’était impoli… Je n’étais absolument pas informée que je pouvais refuser…
      Cette nana n’exerce plus, mais j’ignore pourquoi : peut-être a t-elle tout simplement déménagé? Aucune idée…
      Concernant le médecin traitant, je n’en ai pas de « vrai » j’entends par là en qui j’ai vraiment confiance… J’ai tellement déménagé que j’ai pris comme médecin traitant le 1er venu. Je suis bien tombée, il est sympa, mais de là à lui faire faire mon suivi gynéco…

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  7. Non mais quelle connasse ta gynéco !! Malheureusement, ce genre de pratique n’est pas un cas isolé et si elle ne pratique plus, il y a certainement d’autres praticiens pour prendre le relais…

    Heureusement, il y a certains médecins qui sont très bons et ouvert d’esprit (c’est un comble que ça soit une qualité chez un doc, d’ailleurs…). Pour ma part, quand j’en trouve un, je le lache plus, même s’il m’arrive parfois d’avoir des mauvaises surprises quand je viens en consultation au bout de plusieurs années avec ma compagne et prendre conscience que je suis en réalité face à un homophobe…

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    1. Malheureusement oui, il y en a beaucoup plus qu’on ne le croit…
      Je cherche encore un médecin « ouvert » d’esprit… Dès que tu dis « homo », hop, il n’y a plus personne… en fait, on n’est pas homo, on est magicienne lol

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  8. Bonjour les filles,
    La notion de professionnel gay friendly ne doit pas vous mettre le rouge au front ! Toutes les communautés discriminées, écartées, jugées et condamnées finissent par se créer un réseau de professionnels ami de ce groupe particulier (pas seulement médecins bien sûr, vous l’avez compris mais dans tous les domaines pro), il y a longtemps que les juifs vont chez les juifs, les arméniens chez les arméniens, les musulmans chez les musulmans et il est temps que les gays s’organisent à leur tour ! Dès que c’est fait, on parle aussitôt avec amertume de « lobbying » mais loin d’être un lobbying si chaque communauté finit par se créer un réseau de tolérance c’est par pour rien c’est à force de s’en prendre plein la gueule et de payer comme les autres pour un service qui n’est pas rendu pour des raisons de discrimination flagrante qui ne disent pas leur nom. En dehors des médecins, lesquelles ou lesquels d’entre vous, gays, lesbiennes ou juste un peu « hors normes » (célibataire sans enfants à 40 ans passé suffit largement à entrer dans cette définition croyez moi !) a essayé de consulter un NOTAIRE pour des questions de famille, succession etc. Essayez donc ! Vous m’en direz des nouvelles !!! Certaines professions sont en plus par nature terriblement conventionnelles et pourtant les homo, les hors normes ont besoin de ces pro comme les autres et payent les services de ces gens là comme les autres, d’ailleurs notre argent ils ne crachent pas dessus (seulement sur nous), alors vive les réseaux ! A nous de les construire. Allez sur Twitter et faites des recherches sur la toile, certains ont lancé l’initiative, il faut les soutenir. Pourquoi être maso et payer des gens qui nous maltraitent ?
    Pour en revenir aux médecins, pas besoin d’être affichée lesbienne pour avoir droit à un tel traitement de défaveur : après 15 ans de vie en couple féminin, après ma séparation, j’ai eu une relation, une seule avec un H et sans préservatif. Quelques mois après malade, fièvre etc… et hospitalisation. Profil typé selon les médecins de l’hôpital : plus de 45 ans célibataire et sans enfants, comme j’avais pas le look vieille fille alors forcément on me cantonne dans l’opposé extrême : folle de cul pas sérieuse. On me demande si « j’ai pris un risque » (on pense bien sûr au sida sans me le dire, forcément une traînée comme moi !!!) et moi, trop bête, trop honnête, trop informée (10 ans militante Act Up) je dis oui j’en ai pris un, sans préciser une seule fois en 15 ans lol. Résultat étiquetée grosse pute, diagnostiquée salpingite sans aucun résultat d’examen et examen gynéco très brutal (pfff une traînée cest habituée à en voir d’autres hein !), leçons de morale etc etc jusqu’à l’arrivée des résultats : ABSOLUMENT RIEN A VOIR AVEC UNE MST. Aucune excuse, ça va sans dire…
    Alors faites bosser les gay friendly, boycottez les autres !

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    1. Je ne fais pas bosser que les gay friendly, mais évidement j’y suis beaucoup plus attentive… et entre 2 lieux un GF, l’autre pas, j’irai naturellement vers le GF car c’est aussi l’assurance d’être tranquille en plus d’être dans un lieu sans jugement.
      Désolée pour réponse tardive, ça n’est pas dans mes habitudes. Mais mon vieux PC m’a lâché… et puis après c’est simple : commande + attente livraison + adaptation windows 8 (pour passer finalement à la version sup) + récup doc et logiciels (non compatibles). Bref, une tannée ; mais je suis enfin « à jour » et « réactive »

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