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Était-ce une sorte de punition ? Malgré elle, une culpabilité irrationnelle avait planté ses crocs dans son cœur. Mais qu'avait-elle pu faire de mal ? De fièvre et de sang [ Sire Cédric ]

Alors, savoir ce qu'on veut, c'est être désagréable & égoïste ?

fuckÇa fait plusieurs jours qu’entre ma collègue et moi c’est, disons, légèrement tendu.
Pour resituer, elle bosse dans la 2ème société de ma boss, une société de cuisine. Aussi, quand j’ai parlé de cuisine, assez naturellement, commander en passant par ce biais est apparu une évidence (prix coûtant pour du sur-mesure, haute qualité).
Bref.
Il se trouve que c’est ma collègue qui a géré.
Me voilà, sur demande, à venir avec mes plans de maison, pour choisir mes meubles etc.
Et c’est là que le drame arrive.
Je choisis une cuisine blanche avec un plan de travail foncé (façon bois exotique). Car… j’aime. Tout simplement. Mais au-delà de ça, le coté blanc donne un coté lumineux et le coté « bois exotique » rappelle l’ensemble des meubles que j’ai chez moi (Amérique du sud).
Problème, ma collègue n’aime pas.
Commence alors un looooooong dialogue de sourd où elle essai me convaincre de choisir autre chose : gris, ardoise, blanc, d’aller regarder au soleil le rendu blablabla Bref. Elle finit par me proposer un truc couleur pin. Le truc de vieux (de mon point de vue), et je finis naturellement par… m’agacer (ça a duré 4 jours!). Je lui fais donc comprendre un peu « brutalement » que NON, MON choix est fait, qu’elle peut dire ce qu’elle veut, je sais exactement ce que je veux. Qu’à l’évidence nous avons presque 30ans d’écart, qu’elle n’a jamais les pieds chez moi, ne connais ni ma disposition, ni mes meubles, ni mes goûts donc… FUCK.
Alléluia, je finis par avoir gain de cause (un comble!).
Malheureusement, ça aurait pu s’arrêter là, mais ce ne fût pas le cas. Pour absolument TOUS les éléments de ma cuisine, j’ai eu le droit à des « pourquoi », « mais ça ça serait mieux », du style : le lave-vaisselle.
Je n’en veux pas. Je n’en ai jamais utilisé, je n’en ai pas l’utilité, et puis j’ai une petite bicoque sympa, mais je n’ai pas la place pour 25000 choses. Le lave-vaisselle, pour quoi faire ? Je vis seule, au mieux à 2, on a toujours fait sans et miracle : personne n’est mort. Je ne suis pas handicapée non plus. Donc en théorie, je peux me démerder pour laver une assiette à la main.
Scandale « oui mais c’est plus pratique, c’est mieux, c’est si »
Je t’explique : tu as un mari, 2 mioches, une belledoch et un énorme problème au bras ; je peux comprendre qu’un lave-vaisselle soit utile. Mais pour moi, ça n’est pas le cas. « Et quand tu auras des potes à la maison ? » Bah je ferai comme tout le monde… de la vaisselle en plastique !
« Ohhhh mais ça ne se fait pas de recevoir les gens comme ça »
Et putain je t’emmerdeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee
Le top c’est le « mais quand tu auras des gosses, comment tu feras ? » Euh…
J’ai des enfants là ?
Non
Je suis enceinte ?
Non
J’ai parlé d’avoir des enfants prochainement ?
Non
Est-ce que tu sais si je vais rester avec elle ?
Non
Est-ce que tu sais si elle va emménager chez moi ou moi chez elle ?
Non
Est-ce que tu sais si dans 6 mois, 1an, 5ans, 10ans, j’aurais vendu ma maison ?
Non.
Tu imagines si tu dois aménager ta maison en fonction de ton futur à long terme?
Donc potentiellement:
– Je vais avoir des enfants; peut-être un. Peut-être 10.
– Je vais changer de taf,
– J’aurai plus de chien, peut-être plus qu’un ou peut-être 3,
– Je serai aussi à un moment vieille et probablement handicapée. Peut-être même handicapée rapidement.
– Etc.
Alors autant mettre de suite des rampes de sécurité, rabaisser les meubles, mettre des niches, acheter un berceau, mettre un ascenseur…
« Oh bah non quand même ».
Ah bah voilà. Donc pas de lave-vaisselle.
On n’est pas de la même génération, on a tous toujours fonctionné comme ça. Je vais pas me pourrir la vie à faire 3 tonnes de vaisselles pour aller bouffer 2 grillades dans le jardin MERDEEEE
Je finis après plusieurs heures à avoir gain de cause (pour MA cuisine! Un comble BIS repetita). Et nous voilà repartie sur le congélo/frigo. RE-scandale parce que je choisis un congèlo « conséquent ».
Je vis à 1h de mon taf. Donc je pars à 7h du mat’, je suis de retour à 19h30. Faire des grands repas tous les jours non. Donc il est vrai que si ça m’arrive, je congèle, question pratique, rapide et parce qu’après 8h de taf, et 120 bornes, non je n’ai pas envie de me faire des « petits plats ».
« Oui mais quand même c’est bien de se faire à manger blabla »
Et MERDE. Tu as un mari et 2 gosses qui peuvent le faire quand tu n’as pas la foi, et surtout tu habites à 1km de ton taf!! C’est à dire qu’en moins de 3min tu es chez toi, que tu te tapes pas la route, les bouchons, les feux etc. Donc oui, tu peux prendre le temps de faire à manger, de rentrer chez toi le midi refaire à manger, éventuellement préparer le soir. Et NON je n’ai pas la foi le soir, c’est comme ça. Et puis j’ai toujours eu horreur de faire la cuisine, alors avec la route en prime laisse tomber. Et puis c’est MON mode de vie BORDEL DE CUL A CHIOTTES
w5bw7gf3Je vous passe la négociation pour les tiroirs qu’elle voulait ABSOLUMENT me mettre car tu comprends, c’est plus pratique blabla ; pas de bol, je veux des placards et c’est comme ça basta.
Je passe sur la taille de mon égouttoir, pas assez grand pour elle ; sauf que quand je fais la vaisselle j’essuie de suite et range de suite, et ça fait, ouh la.. 17 ans que c’est comme ça.
Scandale sur la machine à linge dans la cuisine… car ce n’est pas sa place. Mais ayant une salle de bain de 110cm de large… euh, voilà quoi. J’ai donc eu le droit à un laïus « pourquoi ne pas le mettre dans la cabane au fond du jardin ». OK. Et tu me payes le plombier pour les raccords ? Parce que bon, j’ai des goûts, des envies, et j’ai aussi un budget à respecter quand même…
Je vous passe l’épisode de l’ilot « et pourquoi pas là » « et là ? » Et MERDE si je l’ai mis là, à cette taille là c’est parce que JE SAIS comment est foutu ma baraque ! Et si je veux pouvoir ouvrir la fenêtre ET la porte je n’ai pas 20000 solutions.
Je vous passe sur la tentative de négociation pour m’ajouter un épicier (et donc perdre 30cm), mais tu comprends « 30cm » c’est rien. Mais putain, 30cm quand tu as une petite baraque c’est ÉNORME. J’ai fini par lui dire : la cuisine c’est comme ça, comme je veux, ou sinon j’annule tout et je commande ailleurs. C’est bon à la fin quoi… Deux mois juste pour réussir à avoir ce que je voulais au départ. Tout justifier, argumenter alors qu’elle n’a jamais vu ma maison, qu’elle ne sait strictement rien, ni de mes habitudes de vie, ni ma maison, ni mon budget, ni rien. Merde à la fin.

Et puis le finish, la livraison. Précisé au dernier moment que c’était un SEMI-REMORQUE qui viendrait. Euh, dans mon village de 500 âmes ?! Il m’a fallu voir avec la Mairie parce que les camions sont interdits de passage normalement. Mais pour un déménagement je me dis qu’il doit y avoir des dérogations possibles. Bref ; ma collègue est venue 25 fois, à me suivre à la cafetière, à la pause clope et tout, pour me dire « alors ? sinon « j’ai telle solution ».
Mais PUTAIN DE MERDE en quelle langue je dois le dire ?!! Je vais pas opter pour une solution si il n’y a pas encore de problème ! (je comprends mieux pourquoi elle est blindée d’ulcères!)
Oui parce qu’en plus d’être envahissante, c’est quelqu’un qui insiste.
Tout le temps.
Pour tout. Et pas une ou 2 fois, non.
8, 9, 10 fois.
Et ça on est unanime au taf. On lui a TOUS dit (et on est 5!), même les clients lui disent. C’est juste INSUPPORTABLE de s’entendre dire les choses 20 fois, mais en plus de devoir justifier le « pourquoi du comment j’ai pris cette décision » pour qu’elle daigne arrêter d’insister.
Au final, après 3 jours OFF (quel bonheur!) j’arrive ce matin, à la bourre de 40 minutes. A peine 3 secondes après être arrivée (encore le sac à l’épaule) : « alors la mairie, va falloir me dire, mais tu sais c’est pour toi blabla, sinon on peut faire ça, ou ça »
Et là, gros craquage de ma part, j’avoue j’ai été limite limite, mais franchement, j’en peux plus.

Ok c’est pour moi mais tu veux que je la chie la réponse ?! Tu veux que je harcèle ma mairie matin-midi-soir ?! (j’ai des horaires décalées avec la Mairie d’où la grosse difficulté à les joindre). Finalement, quelques heures plus tard, j’ai la réponse, c’est OK, et là ma collègue de m’annoncer qu’en fait, ma boss a décidé la semaine dernière que la livraison se ferait autrement, et que de toute façon un semi avec 2 remorques ça le ferait pas.
C’est une mauvaise blague là ?

Elle me l’a pas dit avant parce qu’elle osait pas car je lui ai dit que j’annulerai la commande. Mais WTF ?
Bref. Au final, je me suis du coup… encore énervée, de fait, il parait que je suis désagréable, srutout dès qu’on parle de la cuisine (ah bon ?!! Et tu te demandes pas pourquoi ?!)… Bah putain, heureusement que j’ai pas dit le fond de ma pensée et que j’ai fait preuve de patience. Elle aurait vraiment vu ce que c’était d’être DESAGREABLE.

EnregistrerEt pour la blague, je vis la même chose avec la fille avec qui je suis. Autant en « live » tout va bien. Autant par message (on vit à 1h), c’est pas la même du tout. D’où mon billet…

J’ai reçu un SMS peu avant d’écrire ici, me disant « vu que tu t’es levée à la bourre, ce soir, au lit, un film et basta ». Euh… Non.
« Pourquoi non ».
Parce que c’est comme ça. Tu n’as pas à me dire quoi faire. Basta. Je n’ai pas à me justifier ou « obéïr » parce que tu as décrété que c’était mieux pour moi de regarder un film ; donc ce soir, je fais du tri ». (je précise que cet événement n’est pas un événement isolé… Ma réaction est liée au fait que tous les jours, j’ai le droit à ce genre de message « fais-çi, fais-ça, achète-ça, fais comme ça », toujours à me demander ce que je fais toutes les heures, à me demander ce que j’ai acheté quand j’ai fait mes courses ; ça cumulé à ma collègue ou à mon père, qui depuis qu’il est à la retraite n’arrive pas à concevoir que j’ai des horaires de boulot et que donc 1. je ne suis pas joignable H24. 2. Je ne peux pas tout faire en même temps)
Réponse « ah bah si tu te sens d’attaque, d’accord alors« . Mais d’accord de quoi ? J’ai besoin de son accord en plus ?!!
J’ai pas épilogué. J’ai même pas répondu. Ça m’a gavé.

Non mais les gens, arrêtez quoi. Arrêtez de dire aux autres, faut faire, faire ça, faut faire comme ça. PERSONNE n’a la science infuse. PERSONNE n’a la vérité absolue. Et je suis mieux placée que quiconque pour savoir ce que je veux pour moi (du coup, je suis taxée d’égoïste… hum »). J’ai plus de 30ans, je sais prendre des décisions, faire des choix, mes erreurs m’appartiennent et si j’en fais je les assume. Je suis pas contre quelques conseils, mais pitié, arrêtez de toujours vouloir vous mêler de tout et prendre les décisions à la place des autres.

Mouais. Après réflexion, peut-être que je deviens conne et aigrie
Bref. Demain est un autre jour hein !

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[Bore out] Ou comment sombrer…

boOutre le fait d’avoir une patronne givrée (cf. Je suis devenue un chevalier sataniste), je rencontre une autre problématique, et pas des moindres : l’ennui au travail.
Je n’ai rien à faire de mes journées. Mais quand je dis rien… Ce n’est rien. Je n’ai même pas d’appels, pas de mail. Rien. Le vide. Si les quelques premiers jours je trouvais ça « cool » vu que ça me permettait de faire ma paperasse pour la maison, ce n’est maintenant… plus le cas. Depuis janvier la baisse d’activité a été conséquente. Mais quand mon collègue, le commercial a démissionné en février, ça a été … la dégringolade. Ma boss ne sachant absolument pas géré à perdu 11 clients sur 17. Sur les 6 restant, une lui a collé un procès, et 4 autres sont partis. Résultat, il reste une seule et unique cliente… et pour qui, techniquement il n’y a plus grand chose à faire, et pour moi : plus rien du tout.
J’ai déjà évoqué le problème avec ma boss qui me dit de « ne pas paniquer qu’elle va me trouver de l’activité ». Et là, ça se complique car elle « m’utilise » pour son autre société. Un secteur d’activité qui ne m’intéresse ABSOLUMENT pas, dont je n’ai rien à faire et pour lequel je n’ai JAMAIS signé. Mieux, pour moi qui suis dans la communication, je me retrouve à devoir lui faire des… factures. Et là pareil. J’ai une sainte horreur de ça. Ce n’est en plus pas mon job… ou comment me braquer en moins de 2.
Voilà donc ma vie professionnelle depuis février : 0 campagne de communication… 2 factures rédigées. J’ai dû traiter une 10aine d’appels, dont plus de la moitié était des erreurs. Et les mails, à part les « transférer », je ne fais rien d’autre. J’ai compté. 4 « vrais » mails envoyé depuis le 11 janvier. Imagine…
Cette situation me pèse… Je n’aime pas ne rien faire. Ne servir à rien. Être payée à rien glander. Si au début j’ai pris mon mal en patience en me raccrochant à l’opportunité du « CDI » sacro-saint-Graal de nos jours, j’en suis rendue à un stade où même ça… n’est plus suffisant. Mais si je démission : pas de chômage = grosse merde.
Autre problème : il est difficile d’en parler. Les gens ne comprennent pas, et tu te vois affublée de tout un tas d’arguments bidons « c’est génial d’être payée à rien faire, le luxe, blabla ». Non. C’est faux. Payer à rien faire, venir « faire semblant, attendre toute la journée en étant totalement inutile, c’est l’Enfer. Tu te sens inutile, tu te sens tel un parasite qui « profite » du système. Tu perds ton temps alors qu’il y a tellement de choses bien que tu pourrais faire… Sauf que voilà. Il te faut une rentrée d’argent pour vivre et que tu ne peux pas te plaindre car c’est honteux… avec tous ces gens au chômage…
Et toute la journée, 7h, tu dois trouver de l’occupation sans te faire « griller » par peur en plus, d’avoir des problèmes alors que tu n’y es pour rien. Car oui, toute la journée je suis sur Internet, je lis, je tweete, je fais des mails, je cherche du boulot. J’attends, je compte. Je regarde l’heure encore et encore. Je pense, je réfléchis.
Je m’ennuie les amies. Je me fais chier comme un rat, je cogite, je tourne en rond. J’ai les yeux rivés sur l’heure qui n’avance pas… mais voilà, même si elle le sait, si elle me « choppe » elle est aussi en droit de me virer car il est interdit d’utiliser le PC à titre personnel. Et cela pour « faute ».
La boucle est bouclée.

Lundi j’ai craqué quand elle m’a demandé de faire une facture à un client en quadruplant le montant sous prétexte qu’il avait « l’air riche ». Un nœud dans le ventre, la gerbe. Elle me donne la nausée. Toute ma haine de son être et sa façon de faire n’aurait pas assez de vocabulaire en langue française -pourtant si riche- pour traduire ce que je pense d’elle. Elle est infâme, hideuse, honteuse. Elle ment aux clients (de l’autre boite) « nous avons une 20aine de clients », elle ment aux stagiaires « j’ai viré le commercial » (qui a démissionné surtout!). Elle ment en permanence. Elle me raconte sa vie, ses histoires de cul dont je n’ai absolument rien à branler, elle ponds des idées d’abruties consanguins, elle arnaque, elle pille, elle détruit les gens. Elle est tarée. Elle se prend pour une princesse (c’est le terme qu’elle a utilisé : je suis la patronne, je suis une princesse, les hommes doivent se plier à moi). Elle exècre les gens, les considère comme des merdes… Elle refuse de discuter ou travailler avec des gens qui sont « inférieurs » à bac+5 (j’utilise encore ses termes) mais elle écrit des mails bourrés de fautes honteuses « creyiez » (du verbe croire), « j’ai bien PRIX note »… De faute ou de lapsus révélateur ? Elle ne pense qu’au « fric », au « pognon » (ses termes). Elle ne parle jamais d’argent… et me parler de « piquer un peu plus de thune » à tel ou tel client.
fuckElle est à gerber. Je ne peux plus. J’ai qu’une envie c’est lui cracher à la gueule, la baffer, lui vomir mon dégoût pour sa personne, mon dégoût de ce type de personnage que je n’arrive même plus à considérer.
Bref. J’ai craqué et je me suis à ma formation dans le cadre de ma reconversion pro…. Un grand moment de suspens car j’ai un stage à faire, un présentiel d’une semaine aussi, et ça n’est pas compatible avec mon boulot actuel car mes vacances y sont imposées (4 semaines sur 5). La formation est sur 13 mois. Hors, à ce rythme, je doute pouvoir tenir … 13 mois dans mon taf. Malgré tout ça reste un CDI… Si indispensable de nos jours et tellement rare (Hollande si tu me lis!)
Ça me fout les chocottes, et en même temps je sais au fond de moi que si je ne trouve pas une issue, ou un autre objectif dans ma vie, je vais droit dans un gouffre. J’ai vécu l’extrême inverse. J’ai tenu 2 ans avant de m’écrouler. Il est absolument inenvisageable que je revive la même chose. Cela fait déjà 4 mois et je sens déjà que je m’effondre, que j’en ai déjà pris le chemin… Je me lève à reculons, la boule au ventre, je dors mal, j’arrive en retard (j’ai l’excuse des bouchons ouf!), j’oublie les clefs du bureau (acte manqué bonjour), je bois café sur café pour me tenir éveillée car je m’endors littéralement sur mon écran. Je sens au fond de moi que ça hurle… Je deviens antipathique avec mes collègues (de l’autre société) qui n’y sont pour rien (mais qui savent). Bref. Ça pue. Ça pue, ça pue.

C’est « marrant » la vie… Tu peux traverser tout un tas d’épreuves : décès, recèle successoral, retard de chantier avec malfaçons, te retrouver à la rue, séparation, annulation d’un mariage, harcèlement de ton ex, te taper 2700 bornes de bagnole en une semaine, la voiture en rade, les névralgies faciales, les problèmes divers et variés (changement d’adresse, perte de CB, alarme de la maison qui s’éclate toute seule) etc. (ma vie résumée depuis février là), et réussir à avancer sans sourciller avec la pêche et le moral… et puis tu as le « petit » truc, la « cerise », qui parait simple à gérer au commun des mortels mais qui devient pour toi… un truc insurmontable. Pourtant, c’était le seul truc stable dans ma vie : le CDI… Et paradoxalement, c’est devenu le truc qui a fait péter tout mon équilibre en éclat.
La vie est surprenante. L’Humain aussi…
J’espère n’avoir pas fait de connerie. A vrai dire, j’ai juste pris la décision en avance sur mes projets car c’est quand même une décision mûrement réfléchie sur le fond.
J’croise les doigts…

L'esprit Charlie ?

x870x489_bagarre_floue.jpg.pagespeed.ic.kzodqOfmOaQuand je vois des gens se bastonner à coup de poings pour une histoire d’essence, j’ai mal à ma France.
Mais qu’adviendra t-il si nous devions subir une pénurie de vivre ? On s’entretuerait ? On se poignarderait ?

J’ai mal à ma France… Franchement mal quand je vois « ça ». Des animaux. Et encore…

Mais où est passé la solidarité, les belles paroles, l’esprit Charlie ? Les promesses, les élans de solidarité, l’entraide, le partage ? Ces belles photos ? Où ? C’était quoi ? Du vent ? Des paroles en l’air ? Des mensonges ? Du foutage de gueule ? Un fantasme ? Un rêve ? Une hallucination peut-être ?
Je suis choquée, horrifiée. Sincèrement.
Où est ce merveilleux élan de solidarité ? Un an et hop, tout aux oubliettes… maintenant on se bastonne, on caillasse les flics, CRS and co qu’on vénérait il y a pas si longtemps comme des « sauveurs » des prises d’otage.
A l’heure où on devrait se serrer les coudes, prendre son mal en patience, sortir les vélos, adopter le covoiturage, rouler plus doucement pour économiser, on assiste à du pugilat à toutes les stations. Des animaux, des ahuris. Maintenant on est réduit à s’enfermer dans sa bagnole pour pouvoir mettre un peu de gasoil, à assister à des bagarres, des insultes, des coups de klaxonne pour un putain de réservoir de bagnole…

Oui parce qu’en attendant à la station, je me suis fait agresser. Le mec derrière qui vient à ma vitre me traiter de « connasse » parce que j’avance pas. Non mais mec, le monsieur devant moi attends que celui d’avant paye, il n’a pas encore fait son plein ; tu veux que je fasse quoi ? Que je l’emboutisse juste pour aller « plus vite » ? Et que dire quand j’ai vu la tête des gens parce que j’ai OSE ce terrible affront de laisser passer une dame… Wouaw. On aurait dit que j’avais déclaré la guerre : J’entendais les gens hurler dans leur bagnole. Du coup, j’ai fermé ma fenêtre et ma voiture à clef… par peur. Par PEUR… à une station d’essence bordel. Mais où va-t-on ?!13226673_272208509791271_3998175103242544501_n
Et quand je vois ces abrutis qui remplissent leur bagnole à ras-bord (non on peut pas mettre plus que le réservoir idiots-bêtes!), qui remplissent 25 bidons, je suis écœurée. Vous serez bien avancer à avoir de l’essence si tous les autres n’en n’ont pas, que vos sociétés/commerces et autres ne peuvent pas ouvrir. Vous ferez quoi avec votre bagnole remplie si toute la France est paralysée ? Des tours du pâté de maison pour frimer ? Parce que bien évidement je suis sûre que ça sera les derniers à proposer de l’aide, covoiturage au voisin.
Encore ce matin je me suis fait insulter juste car je devais TRAVERSER la file pour aller à mon taf. Juste TRAVERSER putain ! Personne n’a daigné bouger sa bagnole, trop terrorisé à l’idée que je « vole » une si PRÉCIEUSE place. Hier j’ai une dame qui m’a littéralement coupe la route pour accéder à la station le-plus-vite-possible ! Vous êtes des dangers ! Vous me faites honte. Non… en fait, vous me faite de la peine je crois.
Pourquoi autant de violence ? D’agressivité ? Vos vies sont-elles en jeu ?! On est tous dans le même bateau… et vous êtes en train de le précipiter par le fond. Si tout le monde avait l’intelligence d’utiliser/prendre ce dont il a besoin, on en serait pas là. Mais c’est trop demander de réfléchir. De partager. De s’entraider. De taper à la porte du voisin pour proposer un covoiturage, faire quelques courses en même temps que les siennes, ou l’embarquer avec soi pour s’économiser un voyage. C’est trop demander de faire l’Humain ? Le vrai ? L’intelligent ? L’être vivant sensé être doté de réflexion et compassion ?

Doit-on revivre des attentats pour avoir une piqûre de rappel : nous sommes HUMAINS, logés à la même enseigne ?! Nous devons nous entraider plutôt que de s’entretuer. L’espèce humaine est vraiment… Wouaw. Pas de mot pour ça.
C’est honteux. Scandaleux.
Loin de moi l’idée de prendre parti pour ou contre les blocus actuels. J’pense sincèrement que les 2 points de vue se défendent (en positif et négatif) et là n’est pas mon propos. Mais pour ou contre, doit-on en arriver à « ça » ? Mais merde. Se battre pour de l’essence ? Un truc qui, oui est paralysant pour le quotidien, mais où il n’y a pas de vie en jeu ! Merde. De l’essence quoi … Il y a des gens, des enfants qui meurent de faim, de soif, qui se battent contre des maladies de merde, qui luttent pour leur survie au quotidien, et il y a des abrutis qui se cartonnent la gueule pour de l’essence… Expliquez moi. Je ne comprends pas.
Juste pour rappel :

Marche républicaine en soutien aux victimes de l'attentat contre le journal Chalie Hebdo le 11 janvier à Paris - Place de la Nation - Je suis Charlie
Marche républicaine en soutien aux victimes de l’attentat contre le journal Chalie Hebdo le 11 janvier à Paris – Place de la Nation – Je suis Charlie

-1x-1
Allez les gars, on ouvre les yeux et on se réveille !

Après la tempête (re)vient … le calme !

IIJv4tPD3 mois plus tard…

Petite aparté [Au départ, j’ai déserté par manque de temps. Une rupture, des travaux qui n’en finissent plus.. Obligée de squatter une 15aine de jour chez des ami(e)s à droite, à gauche. Clairement, j’avais le cerveau en vrac, les idées à l’envers et pas du tout la tête à venir par ici. Quelques jours plus tard, le « calme » est revenu. J’entends par là, ma maison pouvait enfin m’accueillir, Internet était installée. Ô joie et bonheur.

Que nenni. En faisant des recherches sur mon nom/prénom (ce que je fais régulièrement vu que je cherche à changer de boulot), je me retrouve avec mon ami Google qui associe MOI et mon blog censé être… anonyme. Coup de sang, vent de panique… Impossible de détruire le blog (ah l’attachement sentimental!) ; je n’ai donc rien trouvé de mieux que de le mettre en stand-by (« maintenance provisoire »). J’ai peiné à avoir gain de cause pour effacer mon nom, le lien entre mon nom et mon nom de domaine… et attendre que le tout soit pris en compte par les petits robots de Google. C’est enfin réglé. OUF. L’envie de revenir ici me démangeait depuis quelques jours…

D’ailleurs, je suis bien embêtée car en 3 « petits » mois, il s’est passé… TELLEMENT de choses dans ma petite vie que je ne sais plus par où commencer… Qui a dit que les blogueurs avaient que des problème de « page blanche » ?

Bref.

Raccrochons le wagon en route.]

Dans mon dernier billet (6ème sens) j’expliquais être sure de l’infidélité de ma compagne et ce qu’elle m’avait fait vivre à Noël notamment faire dormir sa pute dans note lit, sisi (Noël). Mais devant son aplomb infaillible, j’étais prise de doutes affreux : est-ce qu’elle avait vraiment pu faire « ça » ? J’ai donc craqué et fait l’impensable : l’enregistrer à son insu. Oui, oui, vous avez bien lu : je l’ai enregistré. Je cherchais depuis quelques temps une solution pour confirmer ou infirmer mes doutes, et puis c’est finalement en tombant sur un vieux téléphone à moi que j’ai eu la « révélation »… Bref, me voilà à comploter, stresser, angoisser. Ce n’est pas dans mes habitudes, et j’ai l’impression d’être tombée bien bas pour en arriver là. Je culpabilise, j’ai peur de me faire choper. Oui mais… peut-être que mes doutes seront levés… ?

Moi qui pensais juste recueillir la preuve. Aïe. Le choc.

La chute.

Non seulement j’ai eu la preuve concrète à coup de « j’ai envie de toi », « tu me manques », mais en prime j’ai eu le droit à d’autres joyeusetés… « T’inquiète, Mazelle ne calcule rien », « Je lui dirai pas mes heures de boulot comme ça toi tu pourras venir », « Oh c’est bon, elle va palper un héritage, elle peut bien me prêter du fric, je dirais pas que c’est pour toi », « Toi tu n’as pas le choix, moi si… je vais la pousser à bout »…

Tu vois le topo ?

ChmV1j2XEAAqV1WLe summum, ça a été l’entendre se…. masturber en prononçant le prénom de sa pute. Grosse claque dans mes dents. Je pensais juste pouvoir lever un putain de doute, et je me retrouve avec « ça ». Tu imagines bien qu’avec tout ça… Impossible de continuer ?

C’est donc ce que j’ai fait. Je suis partie.
J’ai pris mes affaires et je suis partie.

J’avais déjà un peu anticipé les travaux car je sentais le vent tourner ; mais ça n’a pas été aussi rapide qu’annoncé. Me voilà donc à galérer une 10aine de jour, à squatter à droite, à gauche.  Dans tout ce chaos, mon « ex » m’a proposé de garder les chiens … Chose que j’ai accepté car pour le coup, squatter chez des ami(e)s avec 2 fauves, c’est pas simple. Sauf qu’au final, 2 jours après elle m’annonce qu’elle s’en va et qu’il faudra que je vienne m’en occuper. Bien sûr, après enquête, j’apprends qu’elle s’en va chez sa pute, je vous le donne dans le mil, et du coup, me voilà à passer une semaine… de malade. C’est pas compliqué : 2700km de voiture pour gérer le boulot, les travaux, les cartons, les chiens car bien sûr… tout est à l’opposé !

C’est dans ces moments là que tu te rends compte de ta capacité à endurer les choses. Psychologiquement ET physiquement. Mon ex a fini par revenir de son séjour chez sa pute en me reproposant, sans broncher : « je te garde les chiens autant que tu veux ».
Euh…
Vu la merde dans laquelle elle m’a foutue FUCK. J’ai récupéré mes fauves, j’ai viré mon facebook et je me suis barrée. Silence radio : foutez moi la paix ! J’ai passé les 2 premiers jours au milieu d’un chantier avec mes fauves. Un canapé d’appoint entre de seaux de peinture, et 3 sacs de plâtre. Bref. J’en suis pas morte, et avec le recul ça me fait même sourire…

J’vous rassure à l’heure où je vous écris, il me reste beaucoup de chose à faire, mais la maison est largement habitable. Je vous ferai un article spécial avant/après 🙂

12392045_1548224382136057_674250805561117651_n[1]Bref. Avec tout ça, ma collègue de boulot me tanne pour que je m’inscrive sur un site de rencontre, pour me changer les idées, rencontrer des nouvelles têtes. Après insistance (TRES FORTE insistance), je cède. Bol ou pas, je tombe sur une nana avec qui le feeling passe direct…. J’ai déjà été sur plusieurs sites il y a des années, et un truc pareil ne m’était jamais arrivé. Non seulement ça accroche, mais en plus, nous avons des points communs… surréalistes. Pas forcément les mieux, mais déstabilisant, comme le fait que sa mère, comme la mienne, se soit suicidée quand elle avait 17 ans (comme moi). C’est la 1ère fois que je rencontre quelqu’un ayant vécu « ça » et qui donc comprends parfaitement ce que cela induit. Et comble du comble. A un an d’intervalle pile… et à la même heure. Bref. Et ça n’est qu’un « point commun » parmi beaucoup d’autres!
Au final, assez perturbées par tout ça, on décide de se rencontrer.
Wouaw. Gros gros coup de cœur… Je suis déstabilisée : aussi vite ? Après si peu de temps ? Comme quoi, à 32 balais on peut encore être surpris.
Je décide de laisser faire les choses. C’est donc au 4ème RDV seulement que les choses se feront. Malheureusement, la réalité nous a vite rattrapée. Autant nous nous entendions à la perfection sur tout quand on était ensemble « physiquement », autant dès qu’on rentrait chez nous (200km), ça se transformait en véritable… cauchemar : engueulade sur engueulade, incompréhension, manque. Un sacré bordel ! L’issu n’est pas compliquée, avant que cela ne dégénère, au bout d’un mois et demi, on décide de tout arrêter.

ce32b3705ab608a32331654135408458[1]Étrangement et sans que je puisse encore l’expliquer, cette séparation m’a été 10 fois plus difficile à gérer que celle avec mon ex avec qui j’étais restée 5 ans et devait me marier en septembre.
Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Celle là en fait partie…

Aujourd’hui encore, je ne peux pas vous expliquer ma réaction assez disproportionnée à cette « mini » histoire. J’ai eu un coup de cœur, c’est indéniable, un gros attachement. Dire que j’étais amoureuse : non.
Par contre, oui, clairement cette histoire -aussi courte fût-elle- m’a littéralement achevée (contre-coup?). Le fait que mon ex me traque de SMS aussi n’est pas simple à gérer. J’ai pourtant été claire : je ne veux pas de nouvelles, je ne reviendrais pas en arrière… Mais non. J’ai régulièrement le droit à de longs romans de supplications, culpabilisation, regret, auxquels je ne réponds plus, car à chaque fois, elle partait encore plus en cacahuètes. Les « je t’en supplie », le « je regrette » et tout le reste.
Et c’est/était trop dur.
Et oui, car même si ma décision est irréversible, 5ans ça ne s’efface pas comme ça. Tout le monde me pousse à ne pas répondre pour ne pas rentrer dans son jeu, mais j’avoue que ça n’est pas dans mes habitudes de laisser quelqu’un comme ça, sans réponse. Et ça aussi c’est affreusement dur pour moi.

Parallèlement, j’ai eu pas mal d’ennuis avec la société qui a réalisé les travaux …. un chantier qui aurait dû durer 15 jours (début février) et dans lequel je suis encore. Des types de mauvaises fois, qui me font péter des plombs. Le commercial a décrété que je ferai l’isolation par l’extérieur chez lui (il n’en a jamais été question et d’ailleurs, je n’ai rien signé en ce sens!) et qui a donc jugé opportun d’installer son isolant dans mon jardin… J’ai mis 2 mois et demi pour qu’il me vire sa merde. Et j’ai dû le menacer de l’attaquer pour avoir gain de cause (là c’est au début… à la fin le plastique partait en lambeau, ça moisissait, j’étais envahie d’insectes, et ça puait… une horreur! Sans compter que mes chiennes escaladaient tout ça, et sautaient par-dessus la clôture du coup…)

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Ils m’ont également pété tous les caches-prises de la maison, pourris tous les autres, en me disant « c’était comme ça avant ». Et non, l’électricité vient d’être refaite… tout était neuf ! Preuve à l’appui !

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Quand il te pose une porte coulissante et estime que ça… C’est du travail fini (considérant qu’il était en plus impossible d’ouvrir la porte car cassée dans le guide au sol) :
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Quand il sait que déjà tu vis au milieu du chantier et que tu retrouves la maison dans cet état :

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Ou quand un jour après le boulot, un vendredi soir, après qu’il t’ait annoncé qu’ils revenaient le lundi « finir », tu découvres ça, et que tu es donc OBLIGÉE de partir chez ton père squatter à l’arrache, et donc te taper 250 bornes :
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Je passe sur la 20aine de mails restés sans réponse… Les appels sans réponse également… Tous les lapins (7 en tout!) qu’ils m’ont posé alors que j’avais posé des RTT exprès, m’étais débrouillée pour faire garder mes chiens etc. Je passe sur le fait qu’il m’ait installé les chauffages sans devis signés… Qu’il m’a laissé le jardin dans cet état:

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Que j’ai du moi-même nettoyé pour ne pas que mes chiennes se blessent… Ou quand il te fait les murs sans retirer les vieux chauffages et que tu « découvres » la chose APRES :

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J’ai dû faire venir un expert pour constater les dégâts. Le type a beaucoup ri… Il m’a clairement dit que mon artisan jouait avec le feu et que sur toute la ligne il était perdant. Notamment sur la pose des chauffages sans devis, ce qui est un délit grave selon ses dires et condamnable. Bref. La procédure est assez longue, ça traîne, ça traîne, mais je suis sûre d’une chose : j’aurai gain de cause.

Voilà, j’en suis à peu près là ; à essayer d’avancer ce chantier, à avoir des moments d’angoisse quand je reçois un SMS. Et puis aussi, beaucoup de choses étranges se passent dans ma vie. Comme si mon « passé » revenait en force.

A titre d’exemple et pour n’en citer que quelques un…
Je pensais à ma grand-mère, tous ces mensonges que ma tante lui a raconté. Intérieurement je me dis qu’elle a dû croire que je l’avais abandonné. Et là BIM, dans les 2 secondes qui ont suivies je suis tombée sur une lettre d’elle au milieu d’un carton de vêtement (?) où elle me dit qu’elle m’aime…
Je repensais à une pote à moi à la fac… Non seulement, je tombe sur une carte postale qu’elle m’a écrit, mais en plus, le lendemain, elle me contactait sur Facebook ; elle venait juste de s’inscrire.
Hop, je retrouve le classeur des lettres de mon ex, celle avec qui je suis restée 7 ans… Hop, le soir même je reçois un mail d’elle après 5 ans de silence radio…
Et ça, des choses improbables, je peux vous en raconter des dizaines et des dizaines… Je suis à chaque fois sur le cul. C’est comme si j’étais en train de régler tout, étape par étape… Étrange non ?
Voilà, vous comprenez maintenant pourquoi j’ai été absente ici… pourquoi je reviens doucement car j’ai encore énormément de choses à gérer…
…. Mais je tiens le bon bout !!
Les photos arrivent dans le prochain billet 🙂

6ème sens ?!

d54cfacdd5c6a3fa2ae4fa5dab7c833e_400x400Je ne suis pas du genre jalouse. Voire pas du tout. Je me suis toujours fiée à mon « 6ème sens ». Je vous ai parlé hier de sa « pote ». A vrai dire, cette fille ne m’a jamais inspirée confiance. Du 1er jour où je l’ai vu, je n’ai pas pu l’encadrer. Alors on peut me taxer de « juger au 1er abord », en attendant, en 32 ans, je ne me suis jamais trompée sur les personnes. Jamais. Malheureusement, ou heureusement.
La 1ère fois où je me suis dit que c’était possible qu’elles entretiennent une relation c’est au décès de ma grand-mère. Fin septembre. C’est la 1ère fois en 5 ans que je suis avec elle que l’idée qu’elle puisse me tromper m’effleure l’esprit.
Ça n’allait pas fort dans notre couple, donc je m’en suis remise à ça : j’ai fait un raccourci idiot, notre couple est pas au top, je viens de perdre ma grand-mère. Probablement que le cumul, le mélange des émotions me fait penser ça.
Le temps passe et je vois son comportement changer : grosse perte de poids, mise au sport, de plus en plus secrète (cacher son tel quand elle envoie des SMS), me planter en soirée pour décrocher son téléphone, de plus en plus distante avec moi et agressive dès que je parle de sa « pote »…
Je ne suis pas dupe, ni conne.
Puis il y a eu Noël, un grand moment de n’importe quoi (CF)
Et je n’ai plus eu de doutes. Du coup, j’ai commencé à mener mon enquête… faire semblant de dormir et tenter de lire les SMS. Et là, le choc : des « ma chérie, bébé ». J’ai tenté plusieurs fois de lui faire « avouer ». Grosse crise, hurlement « je ne suis pas une pute, je ferai jamais ça ». Rien à faire, mais vu la réaction excessive, j’ai pris peur.
Je savais qu’elle allait voir sa poufiasse en février. Gros branle-bas de combat dans ma vie. Je décide d’attendre qu’elle parte pour prendre TOUTES mes affaires et partir. Lui dire que je suis au courant à distance car je ne veux pas d’esclandre ni de bâtons dans les roues comme je l’ai vécu avec mon ex qui … malgré qu’elle soit en tort (elle m’a trompée) avait littéralement pété un plomb.
Les 15 jours les plus longs de ma vie à être à côté d’elle et voir son comportement avec l’autre. 15 jours à gérer ça et parallèlement les devis pour les travaux de ma maison car il fallait absolument que je puisse vivre là-bas… Or, il n’y a rien : carrelage pas fini, murs pourris, pas de chauffage…
C’est ce que j’ai fait malgré tout : tout mener de front. Et je ne veux plus jamais revivre ça : se sentir coincée, se retrouver soi dans la merde alors que ce n’est pas moi qui ai déconné. Non, je ne veux plus.
Deux fois j’ai pété des plombs, à la limite de me barrer en me disant que je n’arriverai pas à « tenir ». Notamment une soirée où au retour dans la voiture elle envoie des petits cœurs par SMS… Pas d’bol, la nuit, l’écran se reflète parfaitement bien dans les vitres de la voiture.
Finalement, 5/6 jours avant son départ, son comportement à commencer à changer : attentive, attentionnée, câline. Derniers SMS que j’ai vu « je suis soulagée » ; sa poufiasse parle de se faire sauter par son mec, ma chérie qui répond que c’est un manque de respect, que c’est remuer le couteau dans la plaie.
Les montagnes russes des sentiments, et moi en plein milieu.
J’ai l’impression d’avoir une femme complètement schizophrène : 2 personnalités totalement différentes. Je ne la reconnais pas mais surtout une assurance incroyable quand elle me dit les choses : aucun sourcillement quand elle me dit qu’elle ne me trompe pas, aucune trace de doute dans sa voix, son regard… Idem dans son comportement envers moi : sincère. Je sens ce genre de choses, mais j’avoue là, même en sachant les SMS… Je nage dans le doute. Ou c’est une incroyable menteuse, ou elle est sincère. Entre mon ressenti et les faits, il y a un fossé. Et croyez-moi, quand mon ex m’a fait le même speech, même avec mes sentiments pour elle, je ne ressentais pas cette sincérité… Je ne la reconnais et en même temps, elle a tellement d’aplomb quand elle me parle et me dit les choses. J’suis à bout.
Finalement elle part. J’étais sensée attendre la fin de son séjour pour lui dire que je savais et pour avoir le temps de tout gérer. Mais c’est trop dur. J’ai juste pris le temps de vider l’appartement, et je craque. Je « lâche » le morceau. La bombe, persuadée d’avoir signé la fin de 5 ans.
Et là, gros revirement de situation.
Pas une seule fois elle s’énerve, ne m’accuse d’avoir vu ses SMS (contrairement à mon ex). Son discours est cohérent avec tout ce qu’elle m’a dit jusque-là. Elle ne m’a pas trompée. En revanche, oui, elle a été attirée par sa pote, oui elle a fantasmé dessus, oui elle y a pensé, oui elle a essayé de l’embrasser et c’est pris un carreau car sa pote est hétéro.
Concernant les SMS, elle me dit qu’elle, et sa « pote » (qui traversait aussi une phase difficile avec son mari malade) ont commencé à rentrer dans un jeu ambigu de séduction.
Elle avait besoin de plaire, sentir qu’elle intéressait quelqu’un. Et l’autre pareil. Vu que moi je me suis renfermée (par rapport à son comportement) elle n’avait plus cette écoute, ni d’être appréciée/aimée. Ce que je peux comprendre car je l’ai vécu aussi.
Je la « teste » par rapport à des choses que je sais et dont elle n’est pas au courant que je sais… A aucun moment elle ne se « loupe » ; toujours ce même aplomb… aucune hésitation dans ces propos. Elle me dit même des choses que j’ignorais. Transparente. J’en tire la conclusion qu’elle ne ment pas.
Même si je ne suis pas convaincue à 100%… et ne le serais jamais.
Je lui dit cash dis que j’ai pris mes affaires. Qu’il ne reste chez elle qu’une simple valise. Que je ne suis pas convaincue à 100%. Qu’elle allait ramer pour me convaincre. Que rien n’était joué et que clairement notre couple est sur le fil du rasoir. Je ne sais pas ce qui m’a le plus déstabilisé : sa réaction ou moi qui m’attendions à vivre la même chose qu’avec mon ex …
Même dans sa réaction, je ne m’attendais pas à ça : une discussion posée, sans cri, sans reproche, sans jugement. Un truc adulte où elle me dit les choses et moi pareil. Où tout semble être transparent.
J’ai aussi posé des règles : je finis ma maison quoiqu’il arrive. D’ailleurs, j’écris en direct de mon chantier. En mars, tout l’intérieur sera fini. Restera l’isolation par l’extérieur (la subvention que j’ai eu). Tout est planifié.
Car je ne sais pas si vous croyez aux signes mais moi si. Pendant les 15 jours précédent son départ, le notaire m’a convoqué pour la succession de ma grand-mère. Le RDV a été fixé le vendredi pour le lundi. L’héritage que je touche me permet de couvrir les travaux et… financer ma formation pour ma reconversion professionnelle. Ni plus ni moins. Et comme un autre signe, ma chérie, sans le savoir et sans que je lui dise, est rentrée le jour de l’anniversaire de ma grand-mère. Le jour où elle aurait eu 83ans.
Ce sont des détails, mais j’aime à penser que, de là où elle est, un petit bout d’elle ici est avec moi et me montre son « soutien ».

Voilà pour un gros résumé des choses. Impossible de rentrer dans le détail car ça serait trop long et pompeux. J’en suis là aujourd’hui : mon couple vit sa 2ème et dernière chance… même si je suis sûre qu’il y a quelques non-dits, je ferme les yeux sur 2/3 trucs. C’est volontaire. Mais j’ai malgré tout envie d’y croire car je suis une jusqu’au-boutiste. Après, et comme je lui ai dit, je ne suis pas dupe ni conne et il y a quand même des zones d’ombres pour moi ; En revanche, c’est elle a les cartes en main. Elle sait ce que j’attends, pourquoi et comment. Je ne forcerai pas les choses non plus car j’estime que c’est maintenant à elle d’embrancher le 1er pas et à moi de suivre… ou pas.
Elle sait pourquoi je finis la maison MAINTENANT. Elle sait pourquoi je ne ramènerai pas toutes mes affaires chez elle comme c’était le cas jusqu’à présent ; elle sait que j’aurai seulement ce dont j’ai besoin. Elle sait que c’est vraiment le « fil du rasoir » et qu’un petit rien me fera partir. Elle connait mes projets (formation/taf), elle sait que je ne renoncerais pas à ça mais qu’en revanche, j’attendais un soutien. Elle sait que tout tient à pas grand-chose si ce n’est les sentiments. Après, les sentiments peuvent faire beaucoup, mais ne font pas forcément tout. Elle le sait aussi. J’ai besoin de concret, de démonstration, de voir et ressentir les choses. Idem, j’ai été très claire là-dessus. Le temps nous dira…
En revanche, même si sur les sentiments je ne les maîtrise pas, il est inenvisageable pour moi de prendre un risque autre qui m’engagerait sur ma vie à moi, mes envies, et notamment d’un point de vue purement matériel. Car c’est aussi une réalité à prendre en compte même si je ne suis foncièrement pas matérialise ou vénale. Je ne veux plus me sentir « coincée », « prise au piège » à cause du chantier. Je veux me sentir libre de partir sans hésiter si ça part en cacahuète. De toute façon, si je me sens libre, et libéré de cette histoire de maison, ça ne peut être que du positif. Pour nous, pour elle et pour moi. Je ne veux plus me mettre entre parenthèse parce que je suis en couple. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.
Donc ma maison sera finie d’ici mars quoiqu’il arrive. Et une fois finie, je me lancerai dans la formation. Car je ne peux pas repousser toujours mes ambitions/rêves pour des raisons X ou Y. Là, et peut-être que c’est moi qui me raccroche à des choses irrationnelles, mais cet héritage qui était censé arriver bien plus tard et surtout inexistant (vu le pillage des comptes par ma tante) et tombé comme un « signe » en plein milieu du chaos. J’avais promis à ma grand-mère que j’y arriverais. Je lui avais promis, alors peut-être que c’est sa façon à elle de m’aider… Peut-être.