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Alors, savoir ce qu'on veut, c'est être désagréable & égoïste ?

fuckÇa fait plusieurs jours qu’entre ma collègue et moi c’est, disons, légèrement tendu.
Pour resituer, elle bosse dans la 2ème société de ma boss, une société de cuisine. Aussi, quand j’ai parlé de cuisine, assez naturellement, commander en passant par ce biais est apparu une évidence (prix coûtant pour du sur-mesure, haute qualité).
Bref.
Il se trouve que c’est ma collègue qui a géré.
Me voilà, sur demande, à venir avec mes plans de maison, pour choisir mes meubles etc.
Et c’est là que le drame arrive.
Je choisis une cuisine blanche avec un plan de travail foncé (façon bois exotique). Car… j’aime. Tout simplement. Mais au-delà de ça, le coté blanc donne un coté lumineux et le coté « bois exotique » rappelle l’ensemble des meubles que j’ai chez moi (Amérique du sud).
Problème, ma collègue n’aime pas.
Commence alors un looooooong dialogue de sourd où elle essai me convaincre de choisir autre chose : gris, ardoise, blanc, d’aller regarder au soleil le rendu blablabla Bref. Elle finit par me proposer un truc couleur pin. Le truc de vieux (de mon point de vue), et je finis naturellement par… m’agacer (ça a duré 4 jours!). Je lui fais donc comprendre un peu « brutalement » que NON, MON choix est fait, qu’elle peut dire ce qu’elle veut, je sais exactement ce que je veux. Qu’à l’évidence nous avons presque 30ans d’écart, qu’elle n’a jamais les pieds chez moi, ne connais ni ma disposition, ni mes meubles, ni mes goûts donc… FUCK.
Alléluia, je finis par avoir gain de cause (un comble!).
Malheureusement, ça aurait pu s’arrêter là, mais ce ne fût pas le cas. Pour absolument TOUS les éléments de ma cuisine, j’ai eu le droit à des « pourquoi », « mais ça ça serait mieux », du style : le lave-vaisselle.
Je n’en veux pas. Je n’en ai jamais utilisé, je n’en ai pas l’utilité, et puis j’ai une petite bicoque sympa, mais je n’ai pas la place pour 25000 choses. Le lave-vaisselle, pour quoi faire ? Je vis seule, au mieux à 2, on a toujours fait sans et miracle : personne n’est mort. Je ne suis pas handicapée non plus. Donc en théorie, je peux me démerder pour laver une assiette à la main.
Scandale « oui mais c’est plus pratique, c’est mieux, c’est si »
Je t’explique : tu as un mari, 2 mioches, une belledoch et un énorme problème au bras ; je peux comprendre qu’un lave-vaisselle soit utile. Mais pour moi, ça n’est pas le cas. « Et quand tu auras des potes à la maison ? » Bah je ferai comme tout le monde… de la vaisselle en plastique !
« Ohhhh mais ça ne se fait pas de recevoir les gens comme ça »
Et putain je t’emmerdeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee
Le top c’est le « mais quand tu auras des gosses, comment tu feras ? » Euh…
J’ai des enfants là ?
Non
Je suis enceinte ?
Non
J’ai parlé d’avoir des enfants prochainement ?
Non
Est-ce que tu sais si je vais rester avec elle ?
Non
Est-ce que tu sais si elle va emménager chez moi ou moi chez elle ?
Non
Est-ce que tu sais si dans 6 mois, 1an, 5ans, 10ans, j’aurais vendu ma maison ?
Non.
Tu imagines si tu dois aménager ta maison en fonction de ton futur à long terme?
Donc potentiellement:
– Je vais avoir des enfants; peut-être un. Peut-être 10.
– Je vais changer de taf,
– J’aurai plus de chien, peut-être plus qu’un ou peut-être 3,
– Je serai aussi à un moment vieille et probablement handicapée. Peut-être même handicapée rapidement.
– Etc.
Alors autant mettre de suite des rampes de sécurité, rabaisser les meubles, mettre des niches, acheter un berceau, mettre un ascenseur…
« Oh bah non quand même ».
Ah bah voilà. Donc pas de lave-vaisselle.
On n’est pas de la même génération, on a tous toujours fonctionné comme ça. Je vais pas me pourrir la vie à faire 3 tonnes de vaisselles pour aller bouffer 2 grillades dans le jardin MERDEEEE
Je finis après plusieurs heures à avoir gain de cause (pour MA cuisine! Un comble BIS repetita). Et nous voilà repartie sur le congélo/frigo. RE-scandale parce que je choisis un congèlo « conséquent ».
Je vis à 1h de mon taf. Donc je pars à 7h du mat’, je suis de retour à 19h30. Faire des grands repas tous les jours non. Donc il est vrai que si ça m’arrive, je congèle, question pratique, rapide et parce qu’après 8h de taf, et 120 bornes, non je n’ai pas envie de me faire des « petits plats ».
« Oui mais quand même c’est bien de se faire à manger blabla »
Et MERDE. Tu as un mari et 2 gosses qui peuvent le faire quand tu n’as pas la foi, et surtout tu habites à 1km de ton taf!! C’est à dire qu’en moins de 3min tu es chez toi, que tu te tapes pas la route, les bouchons, les feux etc. Donc oui, tu peux prendre le temps de faire à manger, de rentrer chez toi le midi refaire à manger, éventuellement préparer le soir. Et NON je n’ai pas la foi le soir, c’est comme ça. Et puis j’ai toujours eu horreur de faire la cuisine, alors avec la route en prime laisse tomber. Et puis c’est MON mode de vie BORDEL DE CUL A CHIOTTES
w5bw7gf3Je vous passe la négociation pour les tiroirs qu’elle voulait ABSOLUMENT me mettre car tu comprends, c’est plus pratique blabla ; pas de bol, je veux des placards et c’est comme ça basta.
Je passe sur la taille de mon égouttoir, pas assez grand pour elle ; sauf que quand je fais la vaisselle j’essuie de suite et range de suite, et ça fait, ouh la.. 17 ans que c’est comme ça.
Scandale sur la machine à linge dans la cuisine… car ce n’est pas sa place. Mais ayant une salle de bain de 110cm de large… euh, voilà quoi. J’ai donc eu le droit à un laïus « pourquoi ne pas le mettre dans la cabane au fond du jardin ». OK. Et tu me payes le plombier pour les raccords ? Parce que bon, j’ai des goûts, des envies, et j’ai aussi un budget à respecter quand même…
Je vous passe l’épisode de l’ilot « et pourquoi pas là » « et là ? » Et MERDE si je l’ai mis là, à cette taille là c’est parce que JE SAIS comment est foutu ma baraque ! Et si je veux pouvoir ouvrir la fenêtre ET la porte je n’ai pas 20000 solutions.
Je vous passe sur la tentative de négociation pour m’ajouter un épicier (et donc perdre 30cm), mais tu comprends « 30cm » c’est rien. Mais putain, 30cm quand tu as une petite baraque c’est ÉNORME. J’ai fini par lui dire : la cuisine c’est comme ça, comme je veux, ou sinon j’annule tout et je commande ailleurs. C’est bon à la fin quoi… Deux mois juste pour réussir à avoir ce que je voulais au départ. Tout justifier, argumenter alors qu’elle n’a jamais vu ma maison, qu’elle ne sait strictement rien, ni de mes habitudes de vie, ni ma maison, ni mon budget, ni rien. Merde à la fin.

Et puis le finish, la livraison. Précisé au dernier moment que c’était un SEMI-REMORQUE qui viendrait. Euh, dans mon village de 500 âmes ?! Il m’a fallu voir avec la Mairie parce que les camions sont interdits de passage normalement. Mais pour un déménagement je me dis qu’il doit y avoir des dérogations possibles. Bref ; ma collègue est venue 25 fois, à me suivre à la cafetière, à la pause clope et tout, pour me dire « alors ? sinon « j’ai telle solution ».
Mais PUTAIN DE MERDE en quelle langue je dois le dire ?!! Je vais pas opter pour une solution si il n’y a pas encore de problème ! (je comprends mieux pourquoi elle est blindée d’ulcères!)
Oui parce qu’en plus d’être envahissante, c’est quelqu’un qui insiste.
Tout le temps.
Pour tout. Et pas une ou 2 fois, non.
8, 9, 10 fois.
Et ça on est unanime au taf. On lui a TOUS dit (et on est 5!), même les clients lui disent. C’est juste INSUPPORTABLE de s’entendre dire les choses 20 fois, mais en plus de devoir justifier le « pourquoi du comment j’ai pris cette décision » pour qu’elle daigne arrêter d’insister.
Au final, après 3 jours OFF (quel bonheur!) j’arrive ce matin, à la bourre de 40 minutes. A peine 3 secondes après être arrivée (encore le sac à l’épaule) : « alors la mairie, va falloir me dire, mais tu sais c’est pour toi blabla, sinon on peut faire ça, ou ça »
Et là, gros craquage de ma part, j’avoue j’ai été limite limite, mais franchement, j’en peux plus.

Ok c’est pour moi mais tu veux que je la chie la réponse ?! Tu veux que je harcèle ma mairie matin-midi-soir ?! (j’ai des horaires décalées avec la Mairie d’où la grosse difficulté à les joindre). Finalement, quelques heures plus tard, j’ai la réponse, c’est OK, et là ma collègue de m’annoncer qu’en fait, ma boss a décidé la semaine dernière que la livraison se ferait autrement, et que de toute façon un semi avec 2 remorques ça le ferait pas.
C’est une mauvaise blague là ?

Elle me l’a pas dit avant parce qu’elle osait pas car je lui ai dit que j’annulerai la commande. Mais WTF ?
Bref. Au final, je me suis du coup… encore énervée, de fait, il parait que je suis désagréable, srutout dès qu’on parle de la cuisine (ah bon ?!! Et tu te demandes pas pourquoi ?!)… Bah putain, heureusement que j’ai pas dit le fond de ma pensée et que j’ai fait preuve de patience. Elle aurait vraiment vu ce que c’était d’être DESAGREABLE.

EnregistrerEt pour la blague, je vis la même chose avec la fille avec qui je suis. Autant en « live » tout va bien. Autant par message (on vit à 1h), c’est pas la même du tout. D’où mon billet…

J’ai reçu un SMS peu avant d’écrire ici, me disant « vu que tu t’es levée à la bourre, ce soir, au lit, un film et basta ». Euh… Non.
« Pourquoi non ».
Parce que c’est comme ça. Tu n’as pas à me dire quoi faire. Basta. Je n’ai pas à me justifier ou « obéïr » parce que tu as décrété que c’était mieux pour moi de regarder un film ; donc ce soir, je fais du tri ». (je précise que cet événement n’est pas un événement isolé… Ma réaction est liée au fait que tous les jours, j’ai le droit à ce genre de message « fais-çi, fais-ça, achète-ça, fais comme ça », toujours à me demander ce que je fais toutes les heures, à me demander ce que j’ai acheté quand j’ai fait mes courses ; ça cumulé à ma collègue ou à mon père, qui depuis qu’il est à la retraite n’arrive pas à concevoir que j’ai des horaires de boulot et que donc 1. je ne suis pas joignable H24. 2. Je ne peux pas tout faire en même temps)
Réponse « ah bah si tu te sens d’attaque, d’accord alors« . Mais d’accord de quoi ? J’ai besoin de son accord en plus ?!!
J’ai pas épilogué. J’ai même pas répondu. Ça m’a gavé.

Non mais les gens, arrêtez quoi. Arrêtez de dire aux autres, faut faire, faire ça, faut faire comme ça. PERSONNE n’a la science infuse. PERSONNE n’a la vérité absolue. Et je suis mieux placée que quiconque pour savoir ce que je veux pour moi (du coup, je suis taxée d’égoïste… hum »). J’ai plus de 30ans, je sais prendre des décisions, faire des choix, mes erreurs m’appartiennent et si j’en fais je les assume. Je suis pas contre quelques conseils, mais pitié, arrêtez de toujours vouloir vous mêler de tout et prendre les décisions à la place des autres.

Mouais. Après réflexion, peut-être que je deviens conne et aigrie
Bref. Demain est un autre jour hein !

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L'esprit Charlie ?

x870x489_bagarre_floue.jpg.pagespeed.ic.kzodqOfmOaQuand je vois des gens se bastonner à coup de poings pour une histoire d’essence, j’ai mal à ma France.
Mais qu’adviendra t-il si nous devions subir une pénurie de vivre ? On s’entretuerait ? On se poignarderait ?

J’ai mal à ma France… Franchement mal quand je vois « ça ». Des animaux. Et encore…

Mais où est passé la solidarité, les belles paroles, l’esprit Charlie ? Les promesses, les élans de solidarité, l’entraide, le partage ? Ces belles photos ? Où ? C’était quoi ? Du vent ? Des paroles en l’air ? Des mensonges ? Du foutage de gueule ? Un fantasme ? Un rêve ? Une hallucination peut-être ?
Je suis choquée, horrifiée. Sincèrement.
Où est ce merveilleux élan de solidarité ? Un an et hop, tout aux oubliettes… maintenant on se bastonne, on caillasse les flics, CRS and co qu’on vénérait il y a pas si longtemps comme des « sauveurs » des prises d’otage.
A l’heure où on devrait se serrer les coudes, prendre son mal en patience, sortir les vélos, adopter le covoiturage, rouler plus doucement pour économiser, on assiste à du pugilat à toutes les stations. Des animaux, des ahuris. Maintenant on est réduit à s’enfermer dans sa bagnole pour pouvoir mettre un peu de gasoil, à assister à des bagarres, des insultes, des coups de klaxonne pour un putain de réservoir de bagnole…

Oui parce qu’en attendant à la station, je me suis fait agresser. Le mec derrière qui vient à ma vitre me traiter de « connasse » parce que j’avance pas. Non mais mec, le monsieur devant moi attends que celui d’avant paye, il n’a pas encore fait son plein ; tu veux que je fasse quoi ? Que je l’emboutisse juste pour aller « plus vite » ? Et que dire quand j’ai vu la tête des gens parce que j’ai OSE ce terrible affront de laisser passer une dame… Wouaw. On aurait dit que j’avais déclaré la guerre : J’entendais les gens hurler dans leur bagnole. Du coup, j’ai fermé ma fenêtre et ma voiture à clef… par peur. Par PEUR… à une station d’essence bordel. Mais où va-t-on ?!13226673_272208509791271_3998175103242544501_n
Et quand je vois ces abrutis qui remplissent leur bagnole à ras-bord (non on peut pas mettre plus que le réservoir idiots-bêtes!), qui remplissent 25 bidons, je suis écœurée. Vous serez bien avancer à avoir de l’essence si tous les autres n’en n’ont pas, que vos sociétés/commerces et autres ne peuvent pas ouvrir. Vous ferez quoi avec votre bagnole remplie si toute la France est paralysée ? Des tours du pâté de maison pour frimer ? Parce que bien évidement je suis sûre que ça sera les derniers à proposer de l’aide, covoiturage au voisin.
Encore ce matin je me suis fait insulter juste car je devais TRAVERSER la file pour aller à mon taf. Juste TRAVERSER putain ! Personne n’a daigné bouger sa bagnole, trop terrorisé à l’idée que je « vole » une si PRÉCIEUSE place. Hier j’ai une dame qui m’a littéralement coupe la route pour accéder à la station le-plus-vite-possible ! Vous êtes des dangers ! Vous me faites honte. Non… en fait, vous me faite de la peine je crois.
Pourquoi autant de violence ? D’agressivité ? Vos vies sont-elles en jeu ?! On est tous dans le même bateau… et vous êtes en train de le précipiter par le fond. Si tout le monde avait l’intelligence d’utiliser/prendre ce dont il a besoin, on en serait pas là. Mais c’est trop demander de réfléchir. De partager. De s’entraider. De taper à la porte du voisin pour proposer un covoiturage, faire quelques courses en même temps que les siennes, ou l’embarquer avec soi pour s’économiser un voyage. C’est trop demander de faire l’Humain ? Le vrai ? L’intelligent ? L’être vivant sensé être doté de réflexion et compassion ?

Doit-on revivre des attentats pour avoir une piqûre de rappel : nous sommes HUMAINS, logés à la même enseigne ?! Nous devons nous entraider plutôt que de s’entretuer. L’espèce humaine est vraiment… Wouaw. Pas de mot pour ça.
C’est honteux. Scandaleux.
Loin de moi l’idée de prendre parti pour ou contre les blocus actuels. J’pense sincèrement que les 2 points de vue se défendent (en positif et négatif) et là n’est pas mon propos. Mais pour ou contre, doit-on en arriver à « ça » ? Mais merde. Se battre pour de l’essence ? Un truc qui, oui est paralysant pour le quotidien, mais où il n’y a pas de vie en jeu ! Merde. De l’essence quoi … Il y a des gens, des enfants qui meurent de faim, de soif, qui se battent contre des maladies de merde, qui luttent pour leur survie au quotidien, et il y a des abrutis qui se cartonnent la gueule pour de l’essence… Expliquez moi. Je ne comprends pas.
Juste pour rappel :

Marche républicaine en soutien aux victimes de l'attentat contre le journal Chalie Hebdo le 11 janvier à Paris - Place de la Nation - Je suis Charlie
Marche républicaine en soutien aux victimes de l’attentat contre le journal Chalie Hebdo le 11 janvier à Paris – Place de la Nation – Je suis Charlie

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Allez les gars, on ouvre les yeux et on se réveille !

6ème sens ?!

d54cfacdd5c6a3fa2ae4fa5dab7c833e_400x400Je ne suis pas du genre jalouse. Voire pas du tout. Je me suis toujours fiée à mon « 6ème sens ». Je vous ai parlé hier de sa « pote ». A vrai dire, cette fille ne m’a jamais inspirée confiance. Du 1er jour où je l’ai vu, je n’ai pas pu l’encadrer. Alors on peut me taxer de « juger au 1er abord », en attendant, en 32 ans, je ne me suis jamais trompée sur les personnes. Jamais. Malheureusement, ou heureusement.
La 1ère fois où je me suis dit que c’était possible qu’elles entretiennent une relation c’est au décès de ma grand-mère. Fin septembre. C’est la 1ère fois en 5 ans que je suis avec elle que l’idée qu’elle puisse me tromper m’effleure l’esprit.
Ça n’allait pas fort dans notre couple, donc je m’en suis remise à ça : j’ai fait un raccourci idiot, notre couple est pas au top, je viens de perdre ma grand-mère. Probablement que le cumul, le mélange des émotions me fait penser ça.
Le temps passe et je vois son comportement changer : grosse perte de poids, mise au sport, de plus en plus secrète (cacher son tel quand elle envoie des SMS), me planter en soirée pour décrocher son téléphone, de plus en plus distante avec moi et agressive dès que je parle de sa « pote »…
Je ne suis pas dupe, ni conne.
Puis il y a eu Noël, un grand moment de n’importe quoi (CF)
Et je n’ai plus eu de doutes. Du coup, j’ai commencé à mener mon enquête… faire semblant de dormir et tenter de lire les SMS. Et là, le choc : des « ma chérie, bébé ». J’ai tenté plusieurs fois de lui faire « avouer ». Grosse crise, hurlement « je ne suis pas une pute, je ferai jamais ça ». Rien à faire, mais vu la réaction excessive, j’ai pris peur.
Je savais qu’elle allait voir sa poufiasse en février. Gros branle-bas de combat dans ma vie. Je décide d’attendre qu’elle parte pour prendre TOUTES mes affaires et partir. Lui dire que je suis au courant à distance car je ne veux pas d’esclandre ni de bâtons dans les roues comme je l’ai vécu avec mon ex qui … malgré qu’elle soit en tort (elle m’a trompée) avait littéralement pété un plomb.
Les 15 jours les plus longs de ma vie à être à côté d’elle et voir son comportement avec l’autre. 15 jours à gérer ça et parallèlement les devis pour les travaux de ma maison car il fallait absolument que je puisse vivre là-bas… Or, il n’y a rien : carrelage pas fini, murs pourris, pas de chauffage…
C’est ce que j’ai fait malgré tout : tout mener de front. Et je ne veux plus jamais revivre ça : se sentir coincée, se retrouver soi dans la merde alors que ce n’est pas moi qui ai déconné. Non, je ne veux plus.
Deux fois j’ai pété des plombs, à la limite de me barrer en me disant que je n’arriverai pas à « tenir ». Notamment une soirée où au retour dans la voiture elle envoie des petits cœurs par SMS… Pas d’bol, la nuit, l’écran se reflète parfaitement bien dans les vitres de la voiture.
Finalement, 5/6 jours avant son départ, son comportement à commencer à changer : attentive, attentionnée, câline. Derniers SMS que j’ai vu « je suis soulagée » ; sa poufiasse parle de se faire sauter par son mec, ma chérie qui répond que c’est un manque de respect, que c’est remuer le couteau dans la plaie.
Les montagnes russes des sentiments, et moi en plein milieu.
J’ai l’impression d’avoir une femme complètement schizophrène : 2 personnalités totalement différentes. Je ne la reconnais pas mais surtout une assurance incroyable quand elle me dit les choses : aucun sourcillement quand elle me dit qu’elle ne me trompe pas, aucune trace de doute dans sa voix, son regard… Idem dans son comportement envers moi : sincère. Je sens ce genre de choses, mais j’avoue là, même en sachant les SMS… Je nage dans le doute. Ou c’est une incroyable menteuse, ou elle est sincère. Entre mon ressenti et les faits, il y a un fossé. Et croyez-moi, quand mon ex m’a fait le même speech, même avec mes sentiments pour elle, je ne ressentais pas cette sincérité… Je ne la reconnais et en même temps, elle a tellement d’aplomb quand elle me parle et me dit les choses. J’suis à bout.
Finalement elle part. J’étais sensée attendre la fin de son séjour pour lui dire que je savais et pour avoir le temps de tout gérer. Mais c’est trop dur. J’ai juste pris le temps de vider l’appartement, et je craque. Je « lâche » le morceau. La bombe, persuadée d’avoir signé la fin de 5 ans.
Et là, gros revirement de situation.
Pas une seule fois elle s’énerve, ne m’accuse d’avoir vu ses SMS (contrairement à mon ex). Son discours est cohérent avec tout ce qu’elle m’a dit jusque-là. Elle ne m’a pas trompée. En revanche, oui, elle a été attirée par sa pote, oui elle a fantasmé dessus, oui elle y a pensé, oui elle a essayé de l’embrasser et c’est pris un carreau car sa pote est hétéro.
Concernant les SMS, elle me dit qu’elle, et sa « pote » (qui traversait aussi une phase difficile avec son mari malade) ont commencé à rentrer dans un jeu ambigu de séduction.
Elle avait besoin de plaire, sentir qu’elle intéressait quelqu’un. Et l’autre pareil. Vu que moi je me suis renfermée (par rapport à son comportement) elle n’avait plus cette écoute, ni d’être appréciée/aimée. Ce que je peux comprendre car je l’ai vécu aussi.
Je la « teste » par rapport à des choses que je sais et dont elle n’est pas au courant que je sais… A aucun moment elle ne se « loupe » ; toujours ce même aplomb… aucune hésitation dans ces propos. Elle me dit même des choses que j’ignorais. Transparente. J’en tire la conclusion qu’elle ne ment pas.
Même si je ne suis pas convaincue à 100%… et ne le serais jamais.
Je lui dit cash dis que j’ai pris mes affaires. Qu’il ne reste chez elle qu’une simple valise. Que je ne suis pas convaincue à 100%. Qu’elle allait ramer pour me convaincre. Que rien n’était joué et que clairement notre couple est sur le fil du rasoir. Je ne sais pas ce qui m’a le plus déstabilisé : sa réaction ou moi qui m’attendions à vivre la même chose qu’avec mon ex …
Même dans sa réaction, je ne m’attendais pas à ça : une discussion posée, sans cri, sans reproche, sans jugement. Un truc adulte où elle me dit les choses et moi pareil. Où tout semble être transparent.
J’ai aussi posé des règles : je finis ma maison quoiqu’il arrive. D’ailleurs, j’écris en direct de mon chantier. En mars, tout l’intérieur sera fini. Restera l’isolation par l’extérieur (la subvention que j’ai eu). Tout est planifié.
Car je ne sais pas si vous croyez aux signes mais moi si. Pendant les 15 jours précédent son départ, le notaire m’a convoqué pour la succession de ma grand-mère. Le RDV a été fixé le vendredi pour le lundi. L’héritage que je touche me permet de couvrir les travaux et… financer ma formation pour ma reconversion professionnelle. Ni plus ni moins. Et comme un autre signe, ma chérie, sans le savoir et sans que je lui dise, est rentrée le jour de l’anniversaire de ma grand-mère. Le jour où elle aurait eu 83ans.
Ce sont des détails, mais j’aime à penser que, de là où elle est, un petit bout d’elle ici est avec moi et me montre son « soutien ».

Voilà pour un gros résumé des choses. Impossible de rentrer dans le détail car ça serait trop long et pompeux. J’en suis là aujourd’hui : mon couple vit sa 2ème et dernière chance… même si je suis sûre qu’il y a quelques non-dits, je ferme les yeux sur 2/3 trucs. C’est volontaire. Mais j’ai malgré tout envie d’y croire car je suis une jusqu’au-boutiste. Après, et comme je lui ai dit, je ne suis pas dupe ni conne et il y a quand même des zones d’ombres pour moi ; En revanche, c’est elle a les cartes en main. Elle sait ce que j’attends, pourquoi et comment. Je ne forcerai pas les choses non plus car j’estime que c’est maintenant à elle d’embrancher le 1er pas et à moi de suivre… ou pas.
Elle sait pourquoi je finis la maison MAINTENANT. Elle sait pourquoi je ne ramènerai pas toutes mes affaires chez elle comme c’était le cas jusqu’à présent ; elle sait que j’aurai seulement ce dont j’ai besoin. Elle sait que c’est vraiment le « fil du rasoir » et qu’un petit rien me fera partir. Elle connait mes projets (formation/taf), elle sait que je ne renoncerais pas à ça mais qu’en revanche, j’attendais un soutien. Elle sait que tout tient à pas grand-chose si ce n’est les sentiments. Après, les sentiments peuvent faire beaucoup, mais ne font pas forcément tout. Elle le sait aussi. J’ai besoin de concret, de démonstration, de voir et ressentir les choses. Idem, j’ai été très claire là-dessus. Le temps nous dira…
En revanche, même si sur les sentiments je ne les maîtrise pas, il est inenvisageable pour moi de prendre un risque autre qui m’engagerait sur ma vie à moi, mes envies, et notamment d’un point de vue purement matériel. Car c’est aussi une réalité à prendre en compte même si je ne suis foncièrement pas matérialise ou vénale. Je ne veux plus me sentir « coincée », « prise au piège » à cause du chantier. Je veux me sentir libre de partir sans hésiter si ça part en cacahuète. De toute façon, si je me sens libre, et libéré de cette histoire de maison, ça ne peut être que du positif. Pour nous, pour elle et pour moi. Je ne veux plus me mettre entre parenthèse parce que je suis en couple. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.
Donc ma maison sera finie d’ici mars quoiqu’il arrive. Et une fois finie, je me lancerai dans la formation. Car je ne peux pas repousser toujours mes ambitions/rêves pour des raisons X ou Y. Là, et peut-être que c’est moi qui me raccroche à des choses irrationnelles, mais cet héritage qui était censé arriver bien plus tard et surtout inexistant (vu le pillage des comptes par ma tante) et tombé comme un « signe » en plein milieu du chaos. J’avais promis à ma grand-mère que j’y arriverais. Je lui avais promis, alors peut-être que c’est sa façon à elle de m’aider… Peut-être.

Parle de Noël 2 mois après : et alors?

connassecp-620x300Les pires vacances, le pire Noël, le pire jour de l’an. Ca résume parfaitement la semaine que je viens de passer.
Que j’explique, ma femme a 2 potes. Une que j’apprécie, et l’autre, bof. Je n’ai aucune affinité. Il se trouve que me chérie a décidé de faire le 24 avec les 2. Le hic, c’est qu’elle me l’a annoncé bourrée (comme le fait de repousser le mariage). Bref. Je suis en congés le 23, la 1ère débarque (elles habitent loin toutes les 2). On va boire un verre. Les 2 partent chercher des glaçons et les déposer à la maison pendant que j’attends au bar. 5, 10, 20, 30min. J’envoie SMS. Réponse « on est parti chercher les glaçons ». Fous-toi de ma gueule en plus. Au bout de 45min excéder je rentre et là je trouve qui ? Les 2 en train de boire un verre « mais on allait arriver ». J’ai câblé. J’ai câblé comme jamais en 5ans. Sa pote me dit que c’est elle qui a insisté ; comme je lui explique le problème ce n’est pas ça :
1. Qu’elle le dise
2. C’est comme ça à chaque fois. Dès qu’une de ses 2 potes appellent, elle décroche et je reste en plant pendant 45min/1h.
Ça a été la fois de trop.
Le 24, on doit récupérer l’autre au covoiturage, mais comme cette pauvre fille est foncièrement conne, on met plus d’1h… plus de 80bornes. Et encore elle me dit de faire demi-tour… genre sur l’autoroute ? Puis un « arrête toi sur le bord de l’autoroute j’arrive ». Mais ils sont sérieux les gens ? Ouais, quand je dis qu’elle est conne…. Bref.
Pour te dire, pendant 2 jours c’est moi qui ai fait bouffer ses gamins car à 15h ils n’avaient toujours pas mangé et qu’ils avaient la dalle…. (3 et 6ans !). Dans le même genre, ma chérie qui me dit qu’on va faire une grosse fête le 3 janvier. Forcément, je demande en quel honneur ? Bah ton anniversaire. Ah, c’est bien. En 5ans, tu connais pas ma date d’anniversaire… On avance.

Bref. Nous voilà tant bien que mal dans la famille de cette conne. Son beauf’ est sympa sauf que… une fois n’est pas coutume ; je suis allergique : aux chats, aux crustacés, aux kiwis.
J’vous le mets dans le mil : 2 chats, entrée crevettes, repas brochet sauce crustacé, bûche au kiwi (ouais, j’savais même pas que ça existait…). Ouais j’suis chiante, mais j’m’en passerai bien. En même temps le brochet Noël, j’connaissais pas. Et la bûche au kiwi… Ce n’était quand même pas d’bol quoi.
En résumé j’ai mangé 2 huitres avec les yeux défoncés.
Les cadeaux ? Ma femme ne m’a rien offert… Ah si, elle m’a dit qu’elle me paierait mon tatouage. Hum. La dernière fois que j’en ai parlé c’était il y a 6 mois, c’était comme ça, j’ai rien arrêté : pas de motif, pas d’endroit. Rien. Super.
Le lendemain, je pars chez mon père solo (400bornes) et le soir, ils veulent remettre ça. Hop, les restes. Cadeau ? J’ai la daaaaaalllle.
Le lendemain, la sœur de celle que je n’aime pas plus débarque : je ne la connais pas, c’est du même acabit. On la dépose à l’hôtel, puis on va boire un verre à la maison en attendant qu’elle se prépare. Il est 18h. A 21h30, elle n’était toujours pas là. Ils picolent tous, moi non car si je bois trop, je fais des névralgies. Bref. On va au bar du coin, ma femme recommence son trip : elle croise ses boss et du coup a passé sa soirée avec eux. Ses 2 potes viennent me voir pour que j’aille la chercher : démerdez-vous. J’suis en train de bouillir intérieurement. Alors que tes 3 potes ont fait 800 bornes pour venir ? Même ses potes lui ont dit que c’était abusé.
Et là, la fameuse sœur essaie de me faire danser : 1, 2, 3 fois, je dis non. J’ai pas envie –putain foutez la paix aux gens si ils ne veulent pas danser- elle se colle à moi, me mets ses bras autour de moi. Erreur fatale : ne pas me toucher le cou car c’est précisément là que passe le nerf qui fait chier. Je prends du coup une grosse décharge électrique dans la bouche (névralgie) et du coup, je l’envoie chier. Mais pas gentiment (à la hauteur de la douleur provoquée quoi). Gros froid.
J’aime danser quand je suis dans l’ambiance, dans l’humeur. Là, franchement, j’en ai tellement ras-le-bol que j’ai envie de tout sauf de danser.
Et ma chérie à la fin qui vient me voir pour me dire qu’elle a négocié son salaire. Pétage de câble : genre bourré, à 1h du mat tu négocies ton salaire. Mieux « je t’ai trouvé du taf dans la communication à mon resto ». Ca fait juste 2ans que je lui dis que je veux plus faire de com, et ça fait une semaine que j’ai entamé ma reconversion pro. Bref.
Elles décident d’aller en boite, moi je rentre. Je me réveille le lendemain, qui je trouve dans MON lit ? Sa pote. Ma femme part terre, à même le sol. La cerise sur le gâteau. Je me lève, je prépare mes affaires pour me tirer. Ma chérie arrive et m’agresse. Elle ne comprend pas ma réaction…. Allo. Quelle personne normale accepterait de se retrouver avec la pote de son conjoint dans son pieu ?
Grosse crise. Elle me propose un break. C’est mort. Les breaks j’y crois pas : c’est ou elle se bouge où je me tire.

Le midi de sa décuvée, dans un moment alcolisé, ma chérie à dit à sa pote que j’irai manger avec elle au resto où elle bosse. Sauf qu’on se retrouve à 16 personnes : la sœur de celle que je ne peux pas encadrer et des potes à elle. Plein de potes. Et là, au milieu du repas j’apprends que c’est moi qui doit l’amener à la gare l’aprem’. J’ai juste l’impression d’être là pour faire le taxi.

Le soir, il était prévu depuis 15 jours qu’on aille boire un verre avec ma pote car elle part 1mois et demi à l’étranger. Ma femme veut pas venir « oui mais je l’aime pas ». Pétage de plomb.
Je ne peux pas blairer ta connasse que je retrouve dans mon pieu, je la vois matin-midi et soir alors qu’elle m’insupporte tellement elle est conne, et pour boire UN verre UNE heure avec MA pote tu me sors ça ?
Elle vient 15 min et repars car envie elle a envie de sa caler (=lendemain de cuite). Bref. Je bois mon verre. Pendant ce temps sa pote (celle que j’aime bien) a bien compris la situation et elle aussi sature du comportement de ma femme qui est odieuse et antipathique.
Je rentre : ma femme est repartie voir la connasse pour……. Aller boire un verre !
Re-scandale. Elles débarquent à la maison et sa conne « tu peux me ramener ? » non … J’ai bu 2 verres. « Ah, mais c’est rien ». Bah passe ton permis et me fait pas chier.
Dis-toi que dans une ville de 5000habitants, en 5 jours, j’ai fait plus de 350bornes pour la trimballer à droite et à gauche… C’est bon j’ai mon quota.
Ma femme a du bien comprendre et a arrêté de m’imposer ENFIN les sorties avec sa pote. Ce n’est pas dur, au départ je l’appréciais pas, j’en suis au stade où j’ai envie de lui cracher à la gueule tellement elle m’insupporte. Qu’elle cruche, j’te jure. J’ai un portillon pour séparer mes 2 chiens. Je lui ai montré 4 fois comment ça s’ouvrait. Bah non. A chaque fois elle le pète. A chaque fois, les chiennes se retrouvent ensemble. Comme la porte d’entrée… toujours ouverte : et le chien « oh j’ai oublié ». Pareil, elle est bordélique, crade. Elle se maquille dans ma salle de bain, il y a des cheveux et du maquillage partout. Ses pompes, ses fringues sur mon sac à main, j’ai tout dégagé par terre. Ca me dépasse. La cafetière pareil : 1 capsule, t’appuies sur le bouton. Bah non. Je sais ne pas comment elle se démerde : je trouve du café coulé par terre sur 1m. J’ai envie de la baffer. En plus elle a le rire de pintade. Pi son parfum, arf, me donne la gerbe à force.
Hier on va boire un verre, donc j’me tape le trajet. Arriver devant chez elle, elle est toujours pas prête. Vas-y attends 15minutes. Ca me rend ouf. Je ne comprends pas ça putain.
Je ne bois pas pour la ramener. La meuf passe sa soirée pendue à son tel. Ma femme aussi s’énerve maintenant. Je crois qu’elle a compris pourquoi je peux plus. Et la meuf me demande d’aller boire un café chez moi. OK. Mais pas tard. Tu parles. 1h du mat’, 2h « j’suis pas fatiguée »… Et moi à côté qui lutte pour pas m’endormir « oh j’abuse, Mazelle est fatiguée ; t’es fatiguée non ? » mais ta gueule putain. Ou je te ramène maintenant ou tu rentres à pieds. Je la ramène, arrivé devant : « vous venez boire un café à la maison ? » Mais elle se fout de ma gueule. J’dis à ma femme tu fais c’que tu veux moi je rentre.
Le jour de l’an a été l’apothéose.
Elle doit se changer chez nous ; on attends qu’elle daigne se bouger le cul. Et elle sort 20 fois : « et ça » « et ça ? » « et avec ça ? »
1h30 ça dure… avec la tenue, le collier, le collant, la coiffure. Et bien sûr elle me demande à moi… Sincèrement ? On aurait dit une pute. Le short qui arrive au-dessus du pli des fesses, désolée, mais tu peux mettre un collant noir, des bottes, des bottines, des talons, ça fera toujours pute.
Bien sûr je retrouve la salle de bain en vrac. Je lui ai filé de la mousse pour les boucles… Même pas rebouché. Je ne comprends pas. S’en suit la séance photo… 50photos des 2. Une avec moi. Non non, j’me sens pas exclue du tout. Pas du tout.
Ma femme quant à elle … complètement bourrée. Et je déteste ça car elle chiante : « ca va ? » ca va ? » « t’es sure que ca va » ? Oh putain fout moi la paix.
Nous voilà partis ENFIN au resto où on devait prendre des tapas, mais non. Elle a décidé de se faire un plat… Minuit passe « bonne année ». Je déteste ça : tous ces faux-culs, les 25000 bisous, brefs. L’autre mange, son plat, son dessert. J’en ai plein le cul. Elle critique le fils de mon ancienne patronne « il est mal éduqué », non mais STP, c’est l’hôpital qui s’fout de la charité… J’ai offert un truc à ses gosses, son gamin m’a dit « mais j’aime pas cars moi » et la meuf, au lieu de dire que ça ne se dit pas, elle rigole comme une pintade. Elle rigolera moins dans 10ans.
On va au bar où on devait aller. C’est noir de monde « bonne année », « bonne année ». J’sens monter la pression. Ma femme voit son boss, ses potes et vas-y qu’elle va lui parler, l’autre conne danse et veut m’embarquer dans le truc. J’suis pas à ma place. J’attends ma femme… 10minutes, planter au milieu car pas de place. Elle me frôle sans me calculer, c’est la goutte d’eau. Je l’attrape : « je me tire ». Elle essaie de me retenir, vient parler avec moi. T’es restée 15min avec ma pote parce que tu l’aimes pas. J’aime pas la tienne, j’ai fait 350bornes de taxi, je la vois matin-midi-soir, STOP.
1h20 je suis chez moi dans mon lit.
Demain je l’amène à la gare. Alléluia. Elle fête son anniversaire chez elle en février « tu viendras ». J’ai prévenu ma femme : même pas en rêve.
J’ai été claire : c’est terminé tout ça. Une fois pas 2. Pour l’heure j’attends que la blairote se tire pour voir comment ça va se passer avec ma chérie. Je ne suis pas optimiste à vrai dire. J’crois qu’elle a été trop loin. J’crois qu’on est sur la fin.
Bonne année 2016 sinon !

La Démocratie : un non-choix ?

bulletin-blanc-association_4858399Définition du Larousse : « Régime politique, système de gouvernement dans lequel le pouvoir est exercé par le peuple, par l’ensemble des citoyens ».
Voilà, j’en suis là. J’en suis là, à reprendre la définition du terme « démocratie » car depuis quelques jours, je me pose bon nombre de questions.
Après avoir vu un tollé arriver sur les abstentionnistes, parait-il à l’origine de tous les maux, de cette puissante poussée du FN, je me remets en question. Car oui, je fais partie de ceux là : ceux qui n’ont pas été aux urnes. M’enfin, sache quand même que pour aller dans la logique de mon raisonnement, je ne me suis pas non plus inscrite sur les listes. Je n’ai donc pas d’existence électorale non plus…

N’hurlez pas. Ne me méprisez pas.
Je le sais, voter est un devoir, un droit que l’on a accordé aux femmes il n’y a pas si longtemps que ça. Je connais l’histoire des suffragettes, leurs combats pour y parvenir, et loin de moi l’idée de « cracher » sur tout ça en refusant d’aller aux urnes. Je milite pour bien des combats pour savoir l’importance de ceux-là quand ils sont gagnés.
Mais voilà… J’ai un problème avec la Démocratie, la notion de « pouvoir du peuple » et la non reconnaissance du vote blanc comme étant un vrai vote, un vrai choix.92295902

J’ai un problème, car les partis politiques à l’affiche, je ne m’y reconnais pas.
Gauche, droite, centre, vert, bleu, rouge. Je ne m’y retrouve pas, or on m’a appris que dans la Démocratie, on avait le choix. J’ai choisi : je ne veux pas voter contre mes convictions, je ne veux pas donner ma voix à un de ces partis.
Soyons clairs, à mon sens, tous ressemblent à des publicités ambulantes quelques jours avant les élections, se targuant d’être le meilleur, puis une fois élu, dans le meilleur des cas, rien ne se passe, dans le pire, tout s’effondre.
Alors évidement, ils ne vont pas dire qu’ils sont mauvais/menteurs, qu’ils font des promesses au-delà du réel, évidemment!
(Tu vois le topo « bonjour, Mme Bidule, vendeuse de rêve, votez pour moi »). N’empêche que ça sonne faux.
Pourquoi se préoccupent-ils des français qu’au moment des élections, pour le jour de l’an ou lors d’un attentat ? Qu’en ont-ils vraiment à foutre du « peuple » les autres jours restant ?
Bref.
Je ne m’y retrouve pas. Sans compter que la majorité d’entre eux est entachée d’obscures d’affaires, vérolée par l’appât du gain et/ou de la gloire. Tous ont trempé d’une façon ou d’une autre dans de sombres histoires. Si c’est pas pendant leur mandat, attendez un peu, ça viendra tôt ou tard de toute façon. Cela dit, même condamnés, cela ne les empêche même pas de venir parader aux élections sans aucun scrupule ni once de culpabilité. Et ces mecs là viennent nous faire la morale et nous dire quoi faire et comment… C’est sûr, là, tout de suite, ça donne envie de voter pour eux.
Ce qui me dérange aussi ? Tous pensent à eux avant de penser au peuple (sauf pendant les élections, le jour de l’an et les actes terroristes CQFD). Tous se sentent supérieurs car ils ont des « meilleures » idées que tout le monde (enfin c’est ce qu’ils pensent). Une élite. D’ailleurs, ne parlons-nous pas de « classe » politique ? Une classe qui vient s’opposer à la classe populaire. Des barrières, même dans le choix des mots.
Très révélateur.

Ils viennent vous lécher le cul, parader, et faire les beaux entre 2 rayons de légumes au marché 3 jours avant les élections alors que tout le reste de l’année, ces gens là n’existaient que pour leur passage médiatique liés à leurs guéguerres internes.
Quand je les écoute, j’entends des mascarades, des mensonges, des promesses. Alors oui, redresser un pays en déperdition n’est pas une tâche aisée, je le reconnais, mais comment confier cette mission à des gens qui sont même pas foutus se mettre d’accord dans leurs propres partis ? Comment pourrais-je donner le pouvoir de représentation d’UN peuple à UNE personne (accompagnée de ministres d’autres bords, imagine le bronx!) qui passe sa journée à tacler son propre parti et/ou cracher sur le parti opposé ?
Excuse moi, mais la guerre Droite/Gauche/Centre, je m’en contrefous. Ce qui m’intéresse, c’est mon pays. Savoir comment il va évoluer, survivre vivre, perdurer. Que machin ait dit « merde » à bidule et que truc soit pas content parce trucmuche à dit « ça » : je m’en carre. Les histoires de cul, les ragots et leurs avis sur leur « potes », je m’en FOUS et ça n’est pas ce qui fera avancer le schmilblick.

Cela dit, je dis ça mais soyons réalistes : on attends des miracles, or ces gens -tous bords confondus (pas de prosélytisme!!) – n’ont pas de pouvoir magique non plus… Entre les promesses à tenir, l’administratif, et surtout les guéguerres entre partis politiques (j’ai failli rajouter « tenir compte de l’avis des français » mais j’crois que je m’égare), le temps de mettre en place ne serait-ce qu’une action devient une véritable tannée. Tu m’étonnes que rien ne se passe.
Du coup je m’interroge : Ne leur en demande t-on pas un peu trop au final ?
Bah oui, à part un Zorro surhomme : qui peut en 5ans (même 7) régler des problèmes de terrorisme, chômage, environnement, Éducation, culture, mondialisation, Europe (etc. etc. etc.) en un mandat avec des ministres d’autres bords ? Pour moi c’est comme si on demandait aux PDG de gérer leur stratégie, la création de leur site web, leur référencement web, leur communication interne/externe, la vente, les factures, la compta, les recrutements, la loi, la paperasse, le ménage, la bouffe, le tout pour satisfaire 66 millions de personne qui sont une unité composée elle même d’entités uniques et différentes. Sachant en plus la femme de ménage s’occupe de la compta, la RH des ventes etc. (oui, les ministres occupent rarement des fonctions dont ils sont spécialistes ; c’est plus du copinage/arrangement que des compétences en adéquation avec le poste). Tu vois le joyeux bordel ?
La question est alors : pourquoi font ils autant de promesses aussi énormes ? Et pourquoi essayons nous d’y croire encore?
Manque de pragmatisme ?

Voter n’est pas anodin : c’est donner son pouvoir à une personne (enfin un gouvernement) pour représenter UN peuple entier, fait de 66 millions d’entités individuelles. Rien que ça… ça parait surréaliste. Mais passons.
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Bien sûr, certains ont des idées plaisantes. Bien sûr, on ne pourra jamais être intégralement d’accord avec un programme complet. Bien sûr.
Mais voter pour les partis à l’affiche ce moment ? Non merci. Je ne veux pas de ça à la tête de mon pays. J’ai l’impression de voir la même chose depuis 20ans. Les mêmes idées, les mêmes tronches, les mêmes guéguerres. Bref. Je ne vois en aucun d’eux l’Avenir de mon pays. Je ne vois en aucun d’eux une personne susceptible de porter notre France vers le haut. C’est con, mais c’est mon opinion en tant qu’entité individuelle faisant partie d’un peuple.
Le problème, c’est que mon choix: celui de n’adhérer à aucun parti n’a pourtant aujourd’hui AUCUNE légitimité. Comme si je ne faisais pas parti de ce peuple à qui on demande l’avis. Je suis une entité individuelle, mais je ne fais pas partie du peuple. Je ne compte pas ; ma voix ne fait pas parti des choix imposés. Pourtant c’est un choix comme un autre… Mais non. Aux yeux de la Démocratie -censée être représentative du peuple- je n’ai pas de reconnaissance de mes convictions. C’est quand même ballot et paradoxal pour une Démocratie… non ?

Alors pourquoi voter blanc n’a t-il aucune reconnaissance? Pourquoi n’ai-je pas le droit d’être une citoyenne et faire valoir le fait que je ne sois pas d’accord avec cette offre électorale ? Ne fais-je pas partie de la population française ?

Aujourd’hui, on m’a reproché d’être abstentionniste. Je ne le suis pas. Ma démarche je l’ai poussé jusqu’au bout : mon vote n’est pas reconnu. OK. Mais je ne veux pas être reconnue comme abstentionniste non plus car ce n’est pas le cas. Je suis sensible  à l’acte électoral, j’aimerai y participer, mais je ne me retrouve juste pas dans la proposition que l’on me fait. Je ne suis pas inscrite sur les listes car dans ce système ma représentation n’existe pas. Alors pour ce système, j’ai fait en sorte de ne pas être existante.
On m’a aussi -gentiment- suggéré de voter pour un « petit » parti au 1er tour pour que mon vote soit comptabilisé mais pour qu’il fasse perdre un électeur au FN. Mais tu te rends compte ? Sur le fond je comprends bien sûr (je ne veux pas du FN non plus!!), mais tu te rends comptes de l’aberration du truc ? On nous demande de voter utile, contre ou pour le moins pire. Tu parles d’un choix ! C’est un véritable NON-choix masqué ! Et après on parle de représentation du peuple et de Démocratie ! Permettez-moi de rire… jaune. C’est juste du grand n’importe quoi à mon sens et je ne peux pas adhérer à ça.
Ne pas reconnaître le vote blanc comme étant une véritable prise de position est pour moi antidémocratique. La mort de la représentation du peuple dans toutes les différences qu’elle comprend.

2014-10-04 07.36.03Alors oui, ça me fait chier. Ça me fait énormément chier !
Ça me fait chier pour toutes ces femmes qui se sont battues pour qu’aujourd’hui, moi femme j’ai ce droit que je n’utilise pas car il est biaisé. Ça me fait chier quand je vois le FN monter lamentablement. Ça me fait chier !
Alors quoi ? Vais-je devoir m’inscrire pour m’abstenir au 1er tour (et être une véritable abstentionniste au sens littéral du terme) et pour ensuite, voter CONTRE ou pour le « moins pire » au 2nd tour ?
Est-ce donc ça la Démocratie ? Un non-choix?
Je m’interroge…

Société qui joue avec la loi : que faire ?

indexIl doit exister des profils type de « victimes ». Lors de la journée consacrée à la violence faite aux femmes, j’ai vu plusieurs témoignages de femmes qui semblaient à chaque rencontre tomber encore et toujours sur des hommes violents. Je me suis demandée : pourquoi ? Existe t-il quelque chose dans leurs mots/attitudes, de l’ordre de l’inconscient, qui les rendent plus « vulnérables » et incitent ces tarés à les « choisir »?
Je me pose la question, car j’ai l’impression de vivre la même chose à titre professionnel. Après avoir vécu le harcèlement moral une 1ère fois et avoir fini en burn-out, licenciée comme une sous-merde, me voilà à nouveau dans une société où les pratiques sont « borderlines ». Tant d’un point de vu juridique, que sur la façon de faire de ma boss.
Plus les jours passent, et plus j’ai l’impression de revivre certains moments, certaines phrases, certains comportements.
Pour le coup, dans cette boite où je suis actuellement, c’est quand même plus fourbe. Néanmoins, il y a des choses qui se recoupent.
Par exemple, faire réaliser aux employés des choses qui ne leurs incombent pas. En ce moment, je suis censée faire de la vente, réaliser des contrats, et travailler en même temps pour une 2nde société. Rien de tout ça ne faire parti de mon job (communication) et rien n’est écrit dans mon contrat (j’ai signé pour une boite, pas l’autre).

Dans le même style, on me demande de réaliser des projets… surréalistes, comme monter une rencontre entre chefs d’entreprise. En moins d’un mois avec 500 présents (et sans budget bien sûr). J’ai réussi à négocier le délai (après la fin de mon CDD … Pas folle la guêpe ;)); pour le budget elle va facturer mon taf sur l’autre boite… Ça en dit long.
Vu que nous sommes une société récente et sans trop de réseaux, elle m’a demandé d’utiliser les fichiers clients de … nos clients, sans leur dire. Ce qui est totalement illégal. Et que bien entendu, je ne ferai pas. Elle m’a aussi demandé de faire appel au miens (notamment car j’ai bossé dans un média), j’ai pas insisté : mais c’est juste, hors de question. Idem, elle s’est mise en tête de faire venir son réseau, donc inviter ses collègues de son bord politique (et qu’eux!) : racistes bonjour.
Je lui ai dit non, mauvaise idée. « Ah bon pourquoi ? » Comment dire ? Outre les idées de débiles, associer une société à un parti politique est toujours contre-productif à un moment donné. Et au delà de ça, je REFUSE de bosser dans une boite qui affiche ses idées politiques. Quelles que soient celles-ci (et encore plus quand ce sont des propos racistes !!!!). A vomir! (quand j’écris ça je peux pas m’empêcher de me dire que les mois qu’il me reste vont durer une éternité!).

Autre chose improbable, elle m’a demandé de mettre sur nos supports de communication, les logos de nos partenaires (propriété intellectuelle). Ça pourrait être normal, sauf qu’ils ne sont pas partenaires et ne savent probablement pas que notre boite existe. Il va de soi que je n’ai aucune autorisation de leur part et pour illustrer mon propos, je parlerai juste de « logo du gouvernement ». Je lui ai dit, expliqué que les logos du gouvernement faisant en plus l’objet d’une charte ultra pointilleuse (pour avoir déjà dû le faire dans des conditions de VRAI partenariat). Mais non. « Ça nous donne de la crédibilité »…. Pour combien de temps .. ? Là est là question. Je ne l’ai toujours pas fait. Et ne le ferai pas.

Pareil, elle a voulu que je bosse pour un gars qui a fait faillite en France, qui avait des dettes qui se comptaient en million d’euros, à qui elle a conseillé de ré-ouvrir une boite en Espagne et foutre ses comptes en suisse. Tout ça dans le milieu fiscal en plus. Ce monsieur n’a jamais donné suite. OUF.

Encore un pont commun : ne pas être reconnu dans son job : autrement dit, elle m’impose ses choix en termes de communication alors qu’elle m’a embauchée pour ça vu qu’elle n’y connait rien. Elle va donc dépenser 2/3000 euros pour de la publicité qui ne lui servira à rien… puisque ce type de média n’est pas le bon pour notre « cible ». Je lui ai dit, elle a argumenté, j’ai contre-argumenté. Aucun écoute. Elle a décroché son téléphone devant moi et fixé un RDV pour acheter cette campagne. Et bien sûr qui se colle à la négociation ? Moi. Ça risque d’être compliqué puisque pour moi, il n’y a AUCUN intérêt à mettre en place ce genre de campagne. Une fois de plus, je ferai ça en « freestyle ».

Encore un autre : nous refaire faire 25 fois la même chose car elle est désorganisée. Du coup, elle confirme un RDV, oubli, demande à mon collègue de le faire. Oubli. Et me demande à moi de le faire. Ou comment perdre du temps et de l’efficacité. Souvent on se retrouve à faire des choses qui ne nous incombent pas car elle a « pas eu le temps » (=oublier). Là, elle doit mettre en place un logiciel. Seule elle a les identifiants… elle ne l’a toujours pas fait donc nous on est bloquée et tout à fait normalement : « vous vous en êtes occupés? »
Autre pratique étrange : 1 mail pour 3. Ça me dérange vraiment comme pratique : 0 confidentialité des dossiers, on ne sait pas à qui les mails sont adressés, bref. C’est n’importe quoi.
J’ai réussi à négocier des mails perso. On l’a fait, elle devait s’occuper du sien, je lui ai donné les docs, et devant un client (car le gars a envoyé des mails qu’elle n’a jamais reçu) me dit : « vous l’avez fait pour moi? ». « Non, vous deviez vous en occuper, vous m’avez demandé les docs, ça fait 15 jours qu’ils sont sur votre bureau ». Suite à ça, elle a essayé de le faire et n’a soi-disant pas réussi…. J’ai retrouvé les docs sur mon bureau pour lui faire…. N’ayant pas ses identifiants…. Ça me fait penser qu’elle veut embaucher une secrétaire qui répondra aussi à ses mails perso car elle considère que c’est une perte de temps. Et de fil en aiguille, je repense à une autre anecdote, on doit convaincre des chefs d’entreprise de venir à une réunion sur un sujet sensible (dépression quand ils sont en faillite). Donc j’évoque la problématique du choix des mots pour ne pas les braquer. Sa solution ? Leur dire qu’ils viennent à une réunion lambda, et leur faire la « surprise ». En terme éthique, je trouve ça… minable.

Au-delà de ça, elle fait un autre truc qui est condamnable : utiliser des financements publics dédiés à des projets, monter les dossier dans ce sens, mais les utiliser pour d’autres projets… et donc faire des faux. Mais, ça, ça n’est pas mon job. C’est celui de mon collègue. Cela dit, le sachant… c’est véritablement quelque chose qui me pose un problème de conscience. J’ai d’ailleurs vu un article sur le sujet où justement, ils disaient que ces fonds là étaient trop souvent utilisé à autres choses et qu’il fallait envisager de contrôler un peu pus.

En plus de tout ça, il y a plein d’autres choses qui nous font de plus en plus tiquer. Elle a déjà fait faillite une fois, elle a eu des refus (2) de financement des banques (bien qu’elle soit, soi-disant, issue de ce milieu!) sur ces 2 boites (dont une est en pleine croissance). Assez étrange non ?
Elle ne s’est entourée que de personnes chelous. Du type une associée… que mon collègue a topé en flagrant délit de fraude. Après recherche on a découvert qu’elle avait été condamnée… Sursis, amende de près 800K euros, rejetée en rappel, interdiction d’exercer. Bref, la totale. Vu que ça commençait à jaser, notre bosse l’a viré et crache sur elle. Sauf qu’elles étaient amies… elle ne pouvait pas ignorer ça.
Étrangement, elle fait une énorme fixette sur tout ça, le milieu juridique etc. … elle est en procès avec toute sa famille, en procès avec son ex-mari, son ex-associé, son ex-salariée et un client.

A coté de ça, elle ment ouvertement aux clients, aux gens qu’elle rencontrent et ce devant nous, ce qui nous met dans des postures de ouf. On apprends les choses en live « ah bon on fait ça aussi ? ». Ce après quoi elle me dit que je dois prendre de l’assurance. De l’assurance, j’en ai, mais pas quand on ment aux gens, qu’elle leur vends du rêve et du n’importe quoi. Je ne sais pas faire. Et surtout, ça ne m’intéresse pas.

Elle est aussi très… impulsive. De 11 clients, il nous en reste que 3. Elle s’est engueulée avec tous, sans JAMAIS se remettre en question. C’est toujours eux qui ont un souci… soit d’alcoolisme parce qu’elle l’a vu boire une bouteille de vin en soirée, de drogue, de narcissisme de çi, de ça. Tout le monde a des problèmes sauf elle. Ce n’est JAMAIS de sa faute… Et vu de l’extérieur, sincèrement, hormis une cliente qui a vraiment merdé, les autres n’étaient pas en tord. Le top c’est qu’elle les pourris vraiment genre « marchand de tapis », « profiteur ». Tous les termes qui pourraient finalement s’appliquer à elle même. Pareil pour nos partenaires (les vrais ce coup-ci) qui appliquent avec nous des tarifs préférentiels. Elle ne comprend pas. Ce sont des « parasites », « profiteur » car ils nous font payer… alors qu’aux clients elle dit « tout travail mérite salaire ». Hum. C’est une femme de paradoxes permanents. Tout est comme ça…

Autre pratique qui, personnellement, me choque : quand elle parle des clients, elle parle de « fric » et « pognon »… Une mentalité que j’exècre… Là, on une cliente qui fonctionne bien, donc on doit trouver un moyen de « gratter un peu de fric ». Bref. Vous voyez l’genre?
Elle commence aussi à dériver sur ses propos, pas sur moi, mais sur mon collègue en se moquant « gentiment » de son coté tête en l’air et naïf… et ça, pour moi, c’est le début du harcèlement moral ; c’est comme ça que ça avait commencé dans ma précédente boite : par l’humour, pour ensuite faire de ces « critiques » les pires défauts du monde et le retourner professionnellement à son désavantage.

pElle nous parle aussi de son expérience pro et ses formations, et s’en rajoute chaque jour. En clair, elle a tout fait, mais on ne trouve aucune trace. Depuis 15jours, elle m’a appris qu’elle avait suivie une formation dans une de mes spécialités. C’est sorti comme ça au milieu d’une conversation avec justement un mec spécialiste dans ce domaine ; elle ne m’en avait jamais parlé avant. En fait, c’est comme si elle voulait être au même niveau voire plus forte que tout le monde. Sauf que… Chacun sa spécialité. J’ai essayé d’en parler avec elle de cette formation justement, et sincèrement, il est impossible qu’elle ait faite car elle n’y connait rien.
Elle a une grande spécialité : vendre le job de mon collègue et le miens aux clients. Sauf qu’elle ne connait pas nos tafs, donc on se retrouve à faire des choses… inutiles. Par exemple pour moi, elle leur vend systématiquement mes compétences en newsletters… sauf que madame a acheté un fichier de 10000 contacts à même pas 40balles. Autrement dit, un fichier complètement bidon. De fait, quelle que soit le mail que j’envoie, il n’y aucun résultat (forcément) et du coup, je me prends les retours clients pas contents… Quand à mon collègue, lui, il doit les faire payer pour ça. Je ne parle même pas des logiciels que je dois utiliser… qui ne sont pas adaptés du tout. Mais là encore, aucune écoute.
Dans le même genre, elle veut standardiser mon taf : vendre à tous les clients des packs mails. J’ai beau lui dire que c’est bidon et que selon la structure c’est totalement… inutile, j’ai beau lui dire que mon taf, c’est justement la personnalisation, rien à faire.

Allez, une dernière pour la route. Nous avons assister à une conf d’un de nos partenaires. 60 personnes présentes ; elle a été la seule à interrompre 25 fois la conférence avec des questions… complètement impertinentes et hors sujet. A la fin elle a été les remercier d’avoir brossé son portrait pendant la présentation…. Ils n’ont jamais parlé d’elle. Ils ont juste parlé du profil type des chefs d’entreprise : elle est persuadée qu’ils se sont basés sur elle. Bref. Le monsieur m’a mis la main sur l’épaule en me faisant un petit sourire de circonstance qui voulait tout dire : je me suis barrée prétextant un coup de fil. Je ne peux plus faire semblant.

Ceci est un très gros résumé de la situation.
Encore quelques mois à tirer. Je cherche bien sûr ailleurs … J’ai posé ma candidature pour ma formation et j’attends une réponse, mais je ne peux pas rester dans une société aussi… véreuse. J’ai peut-être une ouverture à la fin de mon contrat pour repartir dans la vente. Ça ne me fait pas rêver mais je préfère vendre des slips kangourous que de bosser dans une société pareille.
C’est là aussi que l’on se rend compte des limites du droit français qui ne permet pas de solutions rapides dans ces cas-là (malheureusement de plus en plus fréquent). Si la loi française était plus « ouverte » quant aux démissions, il y a longtemps que je serai partie. En septembre en fait. Malheureusement, si je le fais, je perds 4 mois de chômage… Sachant que ma femme est sans emploi (quelques extras par-çi, par-là), cela devient compliqué. Il y avait aussi la possibilité de démissionner et faire un procès, mais le temps que tout se mettre en place, je vais me retrouver sans rien non plus, et financièrement ce n’est pas possible.
On a aussi penser à la dénoncer anonymement, mais vu qu’on y est encore, on a peur de faire parti des dommages collatéraux car on est persuadé qu’elle nous fera évidement porter le chapeau. Et comme elle est rodée sur les procès : aucune trace écrite. Aucun mail, elle n’utilise même pas le numéro de tel de la boite. Elle nous dit tout oralement….
Bref. Le truc sans fin.

Pour celles et ceux qui se posent la question:

  • Je n’ai rien fait d’illégal jusque là. Juste une action borderline. Techniquement mon collègue a organisé un événement avec son asso. Elle m’a demandé de récupérer le fichier des invités pour balancer une pub. Je lui ai dit : interdit sans accord (opt-in pour ceux qui connaissent). J’ai eu l’accord de mon collègue (écrit) m’autorisant à le faire sur le fichier qu’il avait préalablement trié. Je lui ai bien expliqué ce que cela induisait, le fonctionnement des opt-in, je lui ai fait lire la loi et lui ai envoyé par mail. Il a été OK malgré tout (car elle lui a mis la pression pour trouver du contrat il faut dire). Bref. C’est parti en cacahuète car la 2ème organisatrice l’a su. La boss a rattrapé le coup.. d’ailleurs à ses yeux la fille qui a fait scandale est un parasite ; ma boss lui a fait du chantage, et du coup ça en est resté là. De ce jour là, pour moi c’est terminé. Même petite action, c’est mort : je ne ferai pas (elle a qu’à me licencier, ça m’arrangera!!).
  • Deuxième point important, tout ça me pose vraiment un énorme problème,et il est évident qu’une fois que je serai partie (et mon collègue aussi!), je la dénoncerai anonymement… Je ne peux pas laisser passer ça. Pour l’heure, je veux juste que nous sortions de là sans laisser de plumes.

Si d’ailleurs, vous avez des solutions…. ?

Silence

11820706_983454275049774_1752906102_nSavoir que ses proches sont en plein milieu de ces fusillades donne un caractère particulier dans l’appréhension des événements. On vit suspendu à l’actualité, à son téléphone. Dans la peur, l’angoisse d’un message. D’un mot. D’un signe de vie.
Putain. Un signe de vie.
On est face à l’effroyable, impuissant ; tributaire du temps, accroché à nos écrans, buvant les paroles des « experts » qui tentent de dénouer, d’expliquer, raconter l’inexplicable. On veut en savoir plus, toujours plus, mais on ne sait rien. On voit, on constate. Les rumeurs courent. Les images défilent : la rue où vit ses proches, le bar où est retranché notre ami ; ces lieux si familiers envahit de cadavres, de sang, de hurlements et de gens terrorisés.
On est si impuissant. Si inutile dans ces moments-là.
L’angoisse fait partie de nous. Non. Elle est nous. Notre esprit ne décroche plus. On n’envisage tous les scénarios.
Et si… ?

Dieu merci Facebook m’a permis d’être rassurée sur un ami proche du Bataclan : retranché dans un bar, il témoignait en direct de l’horreur : les coups de feu, les forces de l’ordre, les hurlements. Une note de positive face au chaos, aussitôt botté en touche par l’absence de nouvelle de sa famille : aucune nouvelle de ma tante qui vit à une 20aine de mètres du lieu des fusillades. Personne n’arrive à la joindre. L’ascenseur émotionnel à son comble.
Une vision d’apocalypse, des moments surréalistes. Irréels. Pourtant, on sait, on voit, on entends, mais les choses sont tellement.. incommensurables qu’on à peine à se dire que c’est réel. Que si, elle est bien en plein milieu de tout ça. Que si, même si loin, ça peut nous toucher de si près. Que si, ça peut arriver. Encore.
56473ed563075L’absurde au nom d’une cause sans raison d’être. Les questions, les peurs. La peur pour vos proches. Et ce sentiment d’impuissance. Ce foutu sentiment d’impuissance. D’autant plus fort que j’aurai dû être là-bas hier soir. Oui. J’aurai dû être là-bas avec ma tante hier soir, mais j’ai annulé mon RDV.

Et puis le miracle quand tu commences à envisager le drame. J’ai eu cette chance. Cette chance inouïe que certains ne partagent pas encore en ce moment et à qui j’envoie toutes mes pensées.
J’ai eu une réponse d’elle ce matin à 11h. Le soulagement total.
Visiblement une bonne étoile nous a guidées.

Je n’ai pas/plus les mots face à cet effroyable acte de barbarie. Alors je terminerais ici en envoyant tout mon soutien le plus profond et sincère à toutes ces personnes qui sont elles encore dans cette attente interminable.
Et bien sûr, toutes mes pensées à ces personnes touchées par ce deuil si injuste, si barbare, si… inutile.

Pensées.