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Après la tempête (re)vient … le calme !

IIJv4tPD3 mois plus tard…

Petite aparté [Au départ, j’ai déserté par manque de temps. Une rupture, des travaux qui n’en finissent plus.. Obligée de squatter une 15aine de jour chez des ami(e)s à droite, à gauche. Clairement, j’avais le cerveau en vrac, les idées à l’envers et pas du tout la tête à venir par ici. Quelques jours plus tard, le « calme » est revenu. J’entends par là, ma maison pouvait enfin m’accueillir, Internet était installée. Ô joie et bonheur.

Que nenni. En faisant des recherches sur mon nom/prénom (ce que je fais régulièrement vu que je cherche à changer de boulot), je me retrouve avec mon ami Google qui associe MOI et mon blog censé être… anonyme. Coup de sang, vent de panique… Impossible de détruire le blog (ah l’attachement sentimental!) ; je n’ai donc rien trouvé de mieux que de le mettre en stand-by (« maintenance provisoire »). J’ai peiné à avoir gain de cause pour effacer mon nom, le lien entre mon nom et mon nom de domaine… et attendre que le tout soit pris en compte par les petits robots de Google. C’est enfin réglé. OUF. L’envie de revenir ici me démangeait depuis quelques jours…

D’ailleurs, je suis bien embêtée car en 3 « petits » mois, il s’est passé… TELLEMENT de choses dans ma petite vie que je ne sais plus par où commencer… Qui a dit que les blogueurs avaient que des problème de « page blanche » ?

Bref.

Raccrochons le wagon en route.]

Dans mon dernier billet (6ème sens) j’expliquais être sure de l’infidélité de ma compagne et ce qu’elle m’avait fait vivre à Noël notamment faire dormir sa pute dans note lit, sisi (Noël). Mais devant son aplomb infaillible, j’étais prise de doutes affreux : est-ce qu’elle avait vraiment pu faire « ça » ? J’ai donc craqué et fait l’impensable : l’enregistrer à son insu. Oui, oui, vous avez bien lu : je l’ai enregistré. Je cherchais depuis quelques temps une solution pour confirmer ou infirmer mes doutes, et puis c’est finalement en tombant sur un vieux téléphone à moi que j’ai eu la « révélation »… Bref, me voilà à comploter, stresser, angoisser. Ce n’est pas dans mes habitudes, et j’ai l’impression d’être tombée bien bas pour en arriver là. Je culpabilise, j’ai peur de me faire choper. Oui mais… peut-être que mes doutes seront levés… ?

Moi qui pensais juste recueillir la preuve. Aïe. Le choc.

La chute.

Non seulement j’ai eu la preuve concrète à coup de « j’ai envie de toi », « tu me manques », mais en prime j’ai eu le droit à d’autres joyeusetés… « T’inquiète, Mazelle ne calcule rien », « Je lui dirai pas mes heures de boulot comme ça toi tu pourras venir », « Oh c’est bon, elle va palper un héritage, elle peut bien me prêter du fric, je dirais pas que c’est pour toi », « Toi tu n’as pas le choix, moi si… je vais la pousser à bout »…

Tu vois le topo ?

ChmV1j2XEAAqV1WLe summum, ça a été l’entendre se…. masturber en prononçant le prénom de sa pute. Grosse claque dans mes dents. Je pensais juste pouvoir lever un putain de doute, et je me retrouve avec « ça ». Tu imagines bien qu’avec tout ça… Impossible de continuer ?

C’est donc ce que j’ai fait. Je suis partie.
J’ai pris mes affaires et je suis partie.

J’avais déjà un peu anticipé les travaux car je sentais le vent tourner ; mais ça n’a pas été aussi rapide qu’annoncé. Me voilà donc à galérer une 10aine de jour, à squatter à droite, à gauche.  Dans tout ce chaos, mon « ex » m’a proposé de garder les chiens … Chose que j’ai accepté car pour le coup, squatter chez des ami(e)s avec 2 fauves, c’est pas simple. Sauf qu’au final, 2 jours après elle m’annonce qu’elle s’en va et qu’il faudra que je vienne m’en occuper. Bien sûr, après enquête, j’apprends qu’elle s’en va chez sa pute, je vous le donne dans le mil, et du coup, me voilà à passer une semaine… de malade. C’est pas compliqué : 2700km de voiture pour gérer le boulot, les travaux, les cartons, les chiens car bien sûr… tout est à l’opposé !

C’est dans ces moments là que tu te rends compte de ta capacité à endurer les choses. Psychologiquement ET physiquement. Mon ex a fini par revenir de son séjour chez sa pute en me reproposant, sans broncher : « je te garde les chiens autant que tu veux ».
Euh…
Vu la merde dans laquelle elle m’a foutue FUCK. J’ai récupéré mes fauves, j’ai viré mon facebook et je me suis barrée. Silence radio : foutez moi la paix ! J’ai passé les 2 premiers jours au milieu d’un chantier avec mes fauves. Un canapé d’appoint entre de seaux de peinture, et 3 sacs de plâtre. Bref. J’en suis pas morte, et avec le recul ça me fait même sourire…

J’vous rassure à l’heure où je vous écris, il me reste beaucoup de chose à faire, mais la maison est largement habitable. Je vous ferai un article spécial avant/après 🙂

12392045_1548224382136057_674250805561117651_n[1]Bref. Avec tout ça, ma collègue de boulot me tanne pour que je m’inscrive sur un site de rencontre, pour me changer les idées, rencontrer des nouvelles têtes. Après insistance (TRES FORTE insistance), je cède. Bol ou pas, je tombe sur une nana avec qui le feeling passe direct…. J’ai déjà été sur plusieurs sites il y a des années, et un truc pareil ne m’était jamais arrivé. Non seulement ça accroche, mais en plus, nous avons des points communs… surréalistes. Pas forcément les mieux, mais déstabilisant, comme le fait que sa mère, comme la mienne, se soit suicidée quand elle avait 17 ans (comme moi). C’est la 1ère fois que je rencontre quelqu’un ayant vécu « ça » et qui donc comprends parfaitement ce que cela induit. Et comble du comble. A un an d’intervalle pile… et à la même heure. Bref. Et ça n’est qu’un « point commun » parmi beaucoup d’autres!
Au final, assez perturbées par tout ça, on décide de se rencontrer.
Wouaw. Gros gros coup de cœur… Je suis déstabilisée : aussi vite ? Après si peu de temps ? Comme quoi, à 32 balais on peut encore être surpris.
Je décide de laisser faire les choses. C’est donc au 4ème RDV seulement que les choses se feront. Malheureusement, la réalité nous a vite rattrapée. Autant nous nous entendions à la perfection sur tout quand on était ensemble « physiquement », autant dès qu’on rentrait chez nous (200km), ça se transformait en véritable… cauchemar : engueulade sur engueulade, incompréhension, manque. Un sacré bordel ! L’issu n’est pas compliquée, avant que cela ne dégénère, au bout d’un mois et demi, on décide de tout arrêter.

ce32b3705ab608a32331654135408458[1]Étrangement et sans que je puisse encore l’expliquer, cette séparation m’a été 10 fois plus difficile à gérer que celle avec mon ex avec qui j’étais restée 5 ans et devait me marier en septembre.
Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Celle là en fait partie…

Aujourd’hui encore, je ne peux pas vous expliquer ma réaction assez disproportionnée à cette « mini » histoire. J’ai eu un coup de cœur, c’est indéniable, un gros attachement. Dire que j’étais amoureuse : non.
Par contre, oui, clairement cette histoire -aussi courte fût-elle- m’a littéralement achevée (contre-coup?). Le fait que mon ex me traque de SMS aussi n’est pas simple à gérer. J’ai pourtant été claire : je ne veux pas de nouvelles, je ne reviendrais pas en arrière… Mais non. J’ai régulièrement le droit à de longs romans de supplications, culpabilisation, regret, auxquels je ne réponds plus, car à chaque fois, elle partait encore plus en cacahuètes. Les « je t’en supplie », le « je regrette » et tout le reste.
Et c’est/était trop dur.
Et oui, car même si ma décision est irréversible, 5ans ça ne s’efface pas comme ça. Tout le monde me pousse à ne pas répondre pour ne pas rentrer dans son jeu, mais j’avoue que ça n’est pas dans mes habitudes de laisser quelqu’un comme ça, sans réponse. Et ça aussi c’est affreusement dur pour moi.

Parallèlement, j’ai eu pas mal d’ennuis avec la société qui a réalisé les travaux …. un chantier qui aurait dû durer 15 jours (début février) et dans lequel je suis encore. Des types de mauvaises fois, qui me font péter des plombs. Le commercial a décrété que je ferai l’isolation par l’extérieur chez lui (il n’en a jamais été question et d’ailleurs, je n’ai rien signé en ce sens!) et qui a donc jugé opportun d’installer son isolant dans mon jardin… J’ai mis 2 mois et demi pour qu’il me vire sa merde. Et j’ai dû le menacer de l’attaquer pour avoir gain de cause (là c’est au début… à la fin le plastique partait en lambeau, ça moisissait, j’étais envahie d’insectes, et ça puait… une horreur! Sans compter que mes chiennes escaladaient tout ça, et sautaient par-dessus la clôture du coup…)

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Ils m’ont également pété tous les caches-prises de la maison, pourris tous les autres, en me disant « c’était comme ça avant ». Et non, l’électricité vient d’être refaite… tout était neuf ! Preuve à l’appui !

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Quand il te pose une porte coulissante et estime que ça… C’est du travail fini (considérant qu’il était en plus impossible d’ouvrir la porte car cassée dans le guide au sol) :
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Quand il sait que déjà tu vis au milieu du chantier et que tu retrouves la maison dans cet état :

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Ou quand un jour après le boulot, un vendredi soir, après qu’il t’ait annoncé qu’ils revenaient le lundi « finir », tu découvres ça, et que tu es donc OBLIGÉE de partir chez ton père squatter à l’arrache, et donc te taper 250 bornes :
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Je passe sur la 20aine de mails restés sans réponse… Les appels sans réponse également… Tous les lapins (7 en tout!) qu’ils m’ont posé alors que j’avais posé des RTT exprès, m’étais débrouillée pour faire garder mes chiens etc. Je passe sur le fait qu’il m’ait installé les chauffages sans devis signés… Qu’il m’a laissé le jardin dans cet état:

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Que j’ai du moi-même nettoyé pour ne pas que mes chiennes se blessent… Ou quand il te fait les murs sans retirer les vieux chauffages et que tu « découvres » la chose APRES :

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J’ai dû faire venir un expert pour constater les dégâts. Le type a beaucoup ri… Il m’a clairement dit que mon artisan jouait avec le feu et que sur toute la ligne il était perdant. Notamment sur la pose des chauffages sans devis, ce qui est un délit grave selon ses dires et condamnable. Bref. La procédure est assez longue, ça traîne, ça traîne, mais je suis sûre d’une chose : j’aurai gain de cause.

Voilà, j’en suis à peu près là ; à essayer d’avancer ce chantier, à avoir des moments d’angoisse quand je reçois un SMS. Et puis aussi, beaucoup de choses étranges se passent dans ma vie. Comme si mon « passé » revenait en force.

A titre d’exemple et pour n’en citer que quelques un…
Je pensais à ma grand-mère, tous ces mensonges que ma tante lui a raconté. Intérieurement je me dis qu’elle a dû croire que je l’avais abandonné. Et là BIM, dans les 2 secondes qui ont suivies je suis tombée sur une lettre d’elle au milieu d’un carton de vêtement (?) où elle me dit qu’elle m’aime…
Je repensais à une pote à moi à la fac… Non seulement, je tombe sur une carte postale qu’elle m’a écrit, mais en plus, le lendemain, elle me contactait sur Facebook ; elle venait juste de s’inscrire.
Hop, je retrouve le classeur des lettres de mon ex, celle avec qui je suis restée 7 ans… Hop, le soir même je reçois un mail d’elle après 5 ans de silence radio…
Et ça, des choses improbables, je peux vous en raconter des dizaines et des dizaines… Je suis à chaque fois sur le cul. C’est comme si j’étais en train de régler tout, étape par étape… Étrange non ?
Voilà, vous comprenez maintenant pourquoi j’ai été absente ici… pourquoi je reviens doucement car j’ai encore énormément de choses à gérer…
…. Mais je tiens le bon bout !!
Les photos arrivent dans le prochain billet 🙂

[Scène du jour] Drague au feu rouge!

feuLes gens sont fous.
Hier en sortant du boulot, je suis dans ma voiture, en mode « week-end ». Je suis à un feu rouge. Je vais tout droit.
Passe à coté de moi une bagnole sur la voie de gauche, pour aller donc à gauche. Bref. Le passager, un « kéké-ouaich » torse-poil accoudé à sa fenêtre (avec le tribal tondu dans les cheveux) m’a vue et ne m’a pas lâché du regard (tête dehors comme un idiot).
Passons. Il n’a pas fallu 2 sec pour que son pote fasse marche arrière pour coller sa bagnole à mon niveau. Bien sûr, j’avais fermé la fenêtre ET mis le verrouillage centralisé.
Et j’entends les « trop bonne » et compagnie fuser. Ça n’a pas duré longtemps : mon feu est passé au vert.
OUF.
J’avance, mais je le vois se glisser après la voiture derrière moi. Je rigole : il va quand même pas me suivre ?! Genre en me suivant, il va à l’opposé de sa direction 1ère…
J’oublie, je zappe. Je rentre chez moi, me gare sur le parking. Il est 20h, c’est payant jusqu’à 22, j’ai 45minutes gratuites et puis, je reprends la voiture à 7h du matin : fuck le parking (paaââââs bien).

Une journée se termine.
Ce matin, je prends ma voiture et je trouve un bout de papier sur mon pare-brise avec un numéro de portable et non signé « appelle-moi ». Dans ma tête (dans le pâté à 7h!), je pense que c’est un pote à moi qui est flic et qui a vu que je n’avais pas payé. Vu qu’il connait ma plaque…
J’envoie un SMS (ouais 7h du mat’ je me voyais pas l’appeler) : pourquoi ce mot ?
Réponse quelques heures plus tard et surprise. En fait, ça n’est absolument pas mon pote, c’est le kéké du feu !! J’vous passe l’écriture du SMS : « mwa » « coucou ma jolie ». Bref.
Mais putain : le type m’a suivie jusqu’à chez moi (40 minutes de route!).
Si si.
Il a bien fait ça.
Le truc improbable !
Alors pourquoi il ne m’a pas abordé directement quand je suis sortie de la bagnole ? Aucune idée. (M’enfin ça m’arrange bien!). Reste à savoir si il a aussi guetté dans quelle maison je rentrais.
Mouais.
C’est limite flippant non ?

Réapprendre à vivre ?

dreamstime_xs_25570440_liberteVoilà ma leçon du moment : réapprendre à vivre, à m’organiser, à gérer, à apprécier les petits bonheur –quels qu’ils soient– de la vie, claquer la portes au nez à mes démons.
Ca n’a l’air de rien, mais passer d’un emploi où :
– Tu te fais du 11h/jour en moyenne pendant 3 mois de l’année – excluant ainsi toute vie sociale/affective/familliale
– Que les 3 autres mois, tu ne bosses que les week-ends
– Que les 6 autres mois, tu es au chômage
– Que tu n’as absolument AUCUN planning, aucune horaire fixe (vu que tu ouvres et restes ouvert en fonction de la fréquentation de la rue)
– Que ton salaire n’est pas fixe : 3 mois de jacpot, 3 « normaux » et 6 d’allocation
– Que tu n’as pas de pause (tes patrons qui te zappent)
– Que tu n’as aucune considération humaine
*Liste non exhaustive*

à
– Du lundi au vendredi de 9h à 18h avec 2h de pause
– Des vacances (des « vraies vacances » bordeeeel <= non, je réalise toujours pas)
– Un salaire fixe
– Une patronne hallucinément humaine (Mazelle, vous avez envie de faire le pont ?)

Et bien, ça à l’air simple, mais c’est loin d’être simple. J’entends par là que je ne crache absolument pas sur la chose, mais j’ai vécu pendant presque 4 ans un rythme de vie de débile, sans compter la boite d’avant où c’est parti en cachuète. Aujourd’hui me voilà confrontée à un rythme « normal » et à une patronne humaine ; ça peut prêter à sourire, mais certains automatismes ont la vie dure, et je me fais l’effet d’une enfant devant des « tout-petit rien ».
J’arrive chez moi à 19h et il y a une chose fabuleuse : j’ai le temps. J’ai le temps de vivre, de glandouiller, de m’occuper. J’ai le TEMPS.
Vous n’imaginez même pas à quel point c’est merveilleux. Bon j’dois l’admettre j’ai encore du mal à assimiler la chose, alors sur mon agenda, j’écris tout ce que j’ai à faire. Par peur de… manquer de temps. C’est idiot non ?
Ahah, les joies de passer d’un extrême à un autre.

Les week-ends ? Même si je n’arrive pas à me mettre en tête que le week-end je ne bosse pas et que je fais donc ce que je veux (clairement j’arrive pas à pogrammer quelque chose, j’accepte les sorties à la dernière minute), je me surprends là encore à … prendre le temps. Prendre le temps de faire les courses (j’avais une sainte horeur de ça avant), prendre le temps de m’occuper de mes chiennes (qui sont maintenant des pots de colles version +++), le temps de faire à manger, le temps de lire, le temps d’écrire. Ca peut paraître con, mais j’ai même le temps de m’épiler (ouais, avant c’était rasoir : tout activité « extras » m’obligeant à rogner sur mon temps de sommeil. Alors entre des baobabs et dormir, j’ai choisi).
Allez, sourions encore. J’ai accepté de me rendre à un anniversaire en Aout. Le truc qui ne m’était pas arrivé depuis des lustres. J’ai dit oui, mais j’avoue que j’arrive toujours pas à réaliser que j’irai, et surtout qu’à ce moment là, je serai en « vacances ». Vacances, un terme que j’avais complètement sorti de ma vie du reste.
Là, non seulement j’ai des vacances, mais en ayant un salaire fixe : on peut prévoir. C’est bête comme chou non ?
Du coup, pendant mes vacances (3 semaines), je me suis fixée un objectif (vu que tout mon entourage est en saison, il faut que je m’occupe!) : finir la salle de bain de ma maison. C’est une petite pièce. On avait déjà acheté une partie du matos. Me reste 2-3 trucs à prendre, et hop. Let’s go.
Tu imagines toi, qu’avant, tout l’argent qu’on gagnait en saison (le « jackpot » des 3 mois) étaient placés pour nous aider à « tenir » l’hiver. Et quand je dis tenir… c’est même pire que ça : par exemple la période de Noël devenait limite anxiogène : les cadeaux et tout le bazar, même si on faisait attention, nous plombait financièrement. J’peux te dire que les nouilles au mois de décembre, on connaît par coeur.
Dans ces conditions là, tu l’auras compris : aux chiottes les vacances. C’est pas compliqué, en 4 ans, on ne s’est même jamais fait un petit week-end à 2. C’est fou quand on y pense : mettre sa vie entre parenthèse à cause d’un emploi.

Mais bon. Ainsi va la vie. Je suis bien heureuse d’avoir eu cette opportunité. Je suis heureuse de réapprendre à vivre : prendre le temps, prévoir, anticiper, profiter. Je suis heureuse de ressentir à nouveau cette sensation de séreinité. Ca ne fait que 2-3 jours que j’arrive à « lâcher prise sur le boulot », c’est à dire : une fois sortie, on n’y pense plus. A croire qu’à force de me le répéter, ma boss a fini par me le faire assimiler : « demain il fera jour, là maintenant, c’est votre vie privée qui prend le dessus » (quelle merveilleuse philosophie non?)
J’espère sincèrement que tout ça va durer et surtout que je n’oublierai pas ce que j’ai vécu et qu’ainsi que je saurai apprécier -comme une gamine- toutes ces petites choses, ces petits plaisirs, encore très longtemps.
J’ai bien sûr encore quelques caps à passer. Ma boss a senti que j’avais encore des points de blocages et même si mon boulot lui convient parfaitement, elle a senti que j’avais encore du mal à m’affirmer. J’ai eu notamment une problématique avec un client. Rien de grave. J’étais juste sûre d’avoir raison, mais -foutu manque d’assurance (doublé il faut le dire, par le fait que je suis « nouvelle » dans la boite)- je n’ai pas su lui dire (du moins « comment tourner la chose » : arrondir les angles, y aller cash ? ). Bref. Vraiment rien de grave. Mais ça m’a turlupiner. Je me suis montée le chou toute seule, et bonjour la boule au ventre/la remise en question Vieux démons de merde.
Du coup, au bout d’une heure, j’ai fini par aller voir ma boss et jouer la transparence. Ni une ni deux, elle m’a dit de ne surtout pas me remettre en cause.
f74071ec-8876-11e1-8700-3c3bd463b087-493x328Elle le connait depuis longtemps, elle connait le personnage et m’a expliqué que ça n’était pas la 1ère fois qu’il tentait d’accuser les autres alors qu’il était responsable. Clairement il est toujours dans le jus donc quand il ne s’en sort pas, il use de pretexte à la con.

Elle m’a dit de me détacher de la situation, que je n’avais rien à me reprocher, et qu’elle allait s’en occuper car elle ne supporte pas qu’on mette ses employés en porte à faux : « pas la peine de vous mettre la pression, vous venez d’arriver, votre réaction est complètement normale. Je connais votre histoire (NDRL. harcèlement moral et physique), je l’ai vécu, je sais très bien que vous devez être dans le stress là ; mais il ne faut pas : soufflez, je m’en occupe et croyez moi, il ne vous fera plus le coup sinon c’est « merci bonsoir et on trouvera d’autres clients, ce n’est pas ce qui manque alors on ne va pas s’embêter la vie avec des gens qui ne se donnent pas les moyens d’avancer honnêtement. Et puis dîte vous bien que bientôt vous ne connaitrez plus ce genre de situation. Grâce au coaching, vous ne vous ferez plus jamais marcher sur les pieds. Ni professionnellement, ni personnellement. Et même si un jour vous avez un client vraiment casse-couille, soyez tranquile ; c’est moi qui interviendrait : il est hors de questions que mes employés viennent travailler dans le stress et l’angoisse à cause d’abrutis. Lâchez prise : vous ne jouez pas votre vie. C’est un boulot, ça fait parti de votre vie mais ça n’est pas à ça qu’une vie se résume ».
On a continué à discuter.
Initialement j’aurai dû commencer le coaching à la rentrée, mais vu les états dans lesquels je mets pour des conneries, elle m’a dit que ça l’embêtait de me voir stressée alors qu’il n’y avait pas lieu, et surtout qu’elle trouvait dommage que je n’ai pas conscience de mes compétences (et que du coup, vu que je n’ose pas, je me pose des limites toute seule). Elle m’a donc demandé si je serai plus sereine si je commençais plus tôt que prévu. J’ai accepté.
Le coaching est pris en charge par la société… Et comme elle m’a dit : sur mon temps de travail car pour elle, un employé bien dans sa peau, c’est la base, et ça fait parti intégrante du poste. Un salarié bien dans sa tête sera performant. Idem : je ne dois pas m’inquiéter du nombre de séances : ça « c’est ma partie », et « je me fous de payer 10, 20, 30 séances, tant que vous, vous venez travailler avec envie et plaisir ».

Même en l’écrivant j’ai encore du mal à réaliser tout ce qu’il m’arrive, cette opportunité en or, cette humainité que je suis en train de vivre. C’est tellement énorme, beau et magnifique vraiment putain de vieux démons de merde. que j’attends la « couille ».

Bref. J’espère que tout ça va durer et que toutes les perspectives qui s’ouvrent vont porter leurs fruits. Mais surtout, sur du court terme, j’espère déjà une 1ère chose : réussir à aller au boulot sans cette petite boule au ventre.

Pas à pas… je me reconnecte à moi-même, je renoue avec des valeurs majeures que je croyais disparues ou en voie de disparition, notamment le Respect.

Pas à pas

Quand l'électricien passe à travers le plafond…

Si vous aviez un quelconque doute sur ma capacité à enchaîner les emmerdes improbables, croyez moi, j’en ai encore beaucoup sous le pied!

Notre chance est que cet électricien est un pote à nous, donc pas d’histoire, pas de tralalala d’assurance. C’est déjà ça. Mais surtout, et HEUREUSEMENT il ne s’est pas blessé. Le pauvre était blasé : c’est la 1ère fois que ça lui arrive et comme il me dit « c’est un comble quand tu rabâches toute la journée à tes apprentis de faire attention ». Bref. La coquille : il a mis le pied où il ne fallait, la brique a cédé et pour se rattraper il a mis le pied sur le placo qui a cédé. Il n’est pas passé entièrement à travers le plafond, juste la jambe. Les dégâts font chier, mais rien d’insurmontable à réparer ; juste un gros trou (ouf).
C’était la petite montée d’adrénaline du week-end, très impressionnant. J’étais dans le salon quand c’est arrivé, donc je n’ai pas vu, ni percuté de suite : j’ai juste entendu un énorme bruit, et plus rien. Le silence.
« Ça va ? Ouh ouh ça va ? »

Autant te dire qu’à ce moment là tu t’imagines tout et n’importe quoi : Et si il a fait un malaise ? Et si il s’est cassé quelque chose ? (Qu’on se le dise, les combles, accessibles par une mini trappe, n’est franchement pas l’endroit idéal pour se casser la binette (bien qu’il n’existe pas de lieu idéal pour ce genre de pépin!)
« Oh putain fait chier ! »
Ouf. Il est vivant, conscient. Il m’explique… Du coup je vais voir. C’est impressionnant.

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« Ça casse les couilles! »
« Oui, mais toi, ça va ? Tu t’es pas blessé, tout va bien ? ».
« Oui, oui ».
Fin de la montée d’adrénaline.

Finalement, les travaux auront pris un peu plus de temps que prévus, mais rien de bien méchant (à tout casser 2h). Le plafond est réparé. Le réseau électrique est enfin « propre » (plus de fils qui ne servent à rien). Magique, les interrupteurs correspondent ENFIN aux pièces, de façon logique, et à surtout sont à l’ENTREE des pièces ; car oui, quand tu changes l’agencement d’une baraque, ça devient un joyeux bordel : des interrupteurs devenus factices, des interrupteurs au milieu de la pièce voire carrément au fond (c’est assez idiot de traverser la chambre pour allumer la pièce non?). Il m’a également viré toutes les aberrations électriques et tout refait (beaucoup de raccords, et très peu de fils branchés en direct au tableau… Clairement, pour disjoncter la chambre, il fallait disjoncter le salon…).

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2015-03-06 11.39.29J’avais aussi beaucoup de prises commandées (le grand truc de l’époque!),  beaucoup de baguettes (il a donc tout encastré dans les murs) et surtout j’ai fait installer des spots encastrés (à leds) dans le salon, la cuisine et la salle de bain. Je voulais du moderne, propre, lumineux (blanc chaud!) et pas trop énergivore. C’est maintenant chose faite…2015-03-07 14.40.27

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Voilà le salon/cuisine (une seule grande pièce), mais dont les spots s’allument indépendamment (6 et 6).
Tout est bien qui finit donc bien. Alléluiha !
Prochaine étape, qui vient de se greffer à l’avancement, la venue d’un plombier… pour passer mon cumulus dans les combles histoires d’avoir une salle de bain qui n’est pas encombrée par un truc pareil.

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Le problème étant qu’il m’est impossible de faire un coffrage à cause de la tuyauterie : cela descendrait trop bas, et m’empêcherait de mettre un miroir au dessus du lavabo. Mieux, il déborde sur la douche, un (long) poil de cul (3cm) qui fait que je ne peux pas mettre de rideau/pare douche ou autre. Bref. Le truc qui casses les couil***.

Mon pote, avant de se gaufrer, a eu le temps de voir, et m’a confirmé que cela était envisageable… Me voilà donc repartie pour une série de devis ! (Mais c’est pour la bonne cause !). Ça m’oblige certes, à sortir des sous à nouveau, mais tant pis. Ce cumulus me sort par les yeux : mal placé, cache la luminosité, me fait chier pour envisager miroir/meuble, et clairement c’est moche.
Voilà, affaire à suivre donc !

Plus blanc que blanc !

pub-tv-orangina-pigeon-malade_scruberthumbnail_0Ça vous dit quelque chose cette petite phrase ?
Au-delà de l’hommage à Coluche (aussi infime soit-il), j’ai choisi ce titre comme transition au billet qui va suivre : les pubs. Oui, parce que toi aussi cher lecteur je suis sûre que tu n’y coupes plus et qu’à la vue de certaine pub tu ne peux pas t’empêcher de penser/dire : putain que c’est nul, énervant, débile ou tout autres qualificatifs de la même lignée. En même temps dire qu’une pub est chiante relève d’un certain pléonasme, mais je dois avouer que dans ce domaine là, certaines dépassent clairement les bornes.

Attention, ce billet ne fait l’objet d’aucun sponsoring. CQFD.
Si on passe en revue, de façon non exhaustive, les publicités débiles, j’en ai plusieurs qui me viennent spontanément en tête.

Le matraquage/lobotomisation
Les grandes premières (et je pense faire l’unanimité), les pubs Juvamine ou Mercurochrome ! Franchement ça ne te tape pas sur la courge ?! Du bourrage de crâne à l’état pur… 10sec au bout desquelles t’as l’impression d’être lobotomisé, parce que non content de t’être tapé la répétition faut en plus se coltiner le slogan en boucle dans la tête pendant 2 plombes. En termes de mémorisation du message ce sont des génies. En termes d’incitation à la consommation, j’en suis beaucoup moins sûre. De mon point de vue je dirai l’inverse. Personnellement quand je vois une pub énervante au possible comme ça, où on te prend pour une nouille, je n’ai franchement pas envie d’aller acheter leur produit. Donc pour ma part, pas de Mercurochrome, ni Juvamine dans mon armoire à pharmacie…
1408-NetNeut-SFREtcEstPasFiniD’ailleurs, SFR a fait un peu le même genre avec son « et c’est pas fini »… Soit dit en passant, je lui mettrai des tartes à la nana : elle m’insupporte, et encore plus quand t’es chez SFR et que ta box déconne toutes les 2h !
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Dans le même style, il y a eu aussi les pubs « Intimy, ça donne envie« . Clairement ça donnait surtout envie de changer de chaîne, sans compter que cette pub durait une éternité. Ces considérations misent à part, je dois avouer que le coup du ver luisant m’a fait quand même bien fait rigoler… Michel, Micheeeel ?

Vient ensuite les « TROP ». Un grand classique en matière de pub…
Oui, c’est l’autre aspect qui me fait doucement rire avec les pubs, c’est que tout est « sur » « plus » « super » « trop génial » : SURpuissant, SURréaliste, SUPERéconome, SUPERçi, SUPERça, « plus efficace » « 100% en plus ». Bref. SUPERchiant et SUPERcon.
Genre dans ta vie si t’as pas CE produit, tu es un déchet de la société de consommation et t’as rien compris (t’as pas Free) à la life. En somme, t’es le roi des SUPER abrutis 100% ignare.
4323Quand je dis ça, je pense tout de suite à Cillit bang : non mais allô, t’es une femme au foyer et t’as pas de Cillit Bang ? Non mais allô quoi….
D’ailleurs, il y a un truc qu’il faudra qu’on m’explique : sérieusement, comment des gens peuvent avoir des salles de bain aussi crades ? Parce que même en y mettant la meilleure volonté du monde, je ne crois pas pouvoir en faire autant ; et comment ils faisaient avant Cillit Bang, ils vivaient dans leur crasse ? (D’ailleurs c’est valable pour les lessives… J’ai rarement l’habitude de m’étaler autant de merde sur les fringues. M’enfin) Quant à la dernière version de la pub Cillit Bang, je rigole … le comble du machisme quand je vois cette pauvre dame au bras cassé … genre son mec peut pas prendre des gants et frotter ?
Bref, si un jour ma SDB ressemble à ça : abattez-moi sur le champ !

Hors sujet, mais ce que je trouve assez merveilleux avec ce genre de pub, c’est leur capacité à s’auto-casser. Genre le canard WC en bloc… c’est un nid à bactérie. Maintenant tu as les espèces de patchs qui se collent (et qui sont SUPERpuissants CQFD) et défoncent 99,9% des bactéries (non, pas 100% hein, et fuck le 0,1% restant). Ca me fait rire, parce que dans les rayons de produits WC, tu trouves toujours leurs blocs canards WC-nid-à-bactéries. Ou comment se tirer une balle dans le pied tout seul…

Même principe pour les dentifrices, il y en a un – dont j’ai oublié la marque (mauvaise pub)- qui nettoie, je cite : « jusqu’à 100% de tartre en plus»…
Mathématiquement, faut m’expliquer comment un produit peut-être 100% plus efficace qu’un autre. Admettons, dans la majorité des cas déjà ils sont efficaces à 99,9%… mais celui-ci est 100% en plus… donc efficace à 199,9% ou peut-être est-ce parce que leur 1ère série de dentifrice était à 0% efficace ?! En gros quand tu l’utilises c’est tellement violent que tu perds tes chicots ou comment ça se passe ?

Les irréalistes
hqdefaultAh tiens, en parlant de chicots, caries et compagnie, transition tout faite pour parler sucreries avec l’incontournable Kinder Bueno ; en soi, la pub la plus niaise et énervante qui soit (de mon point de vue celle qui détrône toutes les autres). Un truc à te faire détester le chocolat (ah non quand même pas) avec son « on partage » ? Déjà, c’est pêcher de partager un Kinder Bueno : chacun pour sa gueule ! Oui, le chocolat, c’est sacré, alors moi à cette pintade, j’ai plutôt envie de partager mon poing dans ces dents tellement elle respire l’intelligence.
Pi ma foi, ce scénario est tellement réaliste, c’est vrai !! Avec une voisine comme ça qui s’incruste chez toi, clairement à un moment tu prends un fusil pour t’en débarrasser. D’ailleurs à la base pourquoi elle vient chez son voisin cette greluche ? Parce que comme les chiens elle a senti l’odeur du Kinder Bueno ?! Soyons honnête, tu te vois partager ta viande, ton paquet de lessive à la superette du coin sous prétexte que c’est le dernier ?!
Je ne parle même pas de « je voudrais ce Kinder » posé sur le devant de la caisse (quoi, elle ne peut pas tendre le bras et le prendre ? Trop dur ?)– « ah non, il est réservé ». Va donc à la superette du coin pour réserver ton Kinder Bueno… J’serai curieuse de voir la tête de commerçant !
J’en conclue que le gars qui a crée ce spot n’a certainement jamais eu de voisine. Ni été dans une superette.
mach151Dans le même style irréaliste ? Les rasoirs avec 156 lames pour mieux raser. Clairement si tu te coupes, tu saignes donc 156 fois plus. En gros, tu crèves vidé de ton sang, mais (il y a toujours un mais) sans poil. Ouf. L’honneur est sauf. Ça suppose aussi que leur précédente version de rasoir à 2 lames étaient en fait nul à chier…. Mais ça c’est un détail. Vivement 2050 quand les hommes se raseront avec des tronçonneuses.

Il y a aussi la pub Elle et Vire qui me fait rire : en bonne normande que je suis, il faudra que la madame m’explique comment elle arrive à se trimballer sous la pluie sans être mouillée avec un brushing digne d’une sortie de coiffeur hein. Parce que clairement, même avec de la bruine, non seulement je suis trempée avec les fringues qui pèguent au cul, mais en prime j’frise comme une vieux caniche nain (et faut savoir qu’en Normandie la pluie est froide!).

Les horripilantes
Spot-le-making-of_8Quand on dit horripilante, je pense directement à Zalando. Si si, j’suis sûre que tu vois de quoi je parle : la pintade écervelée qui hurle comme un âne à l’arrivée du facteur.
Zalando et son cri d’animal… Genre tu reçois tes pompes tu hurles au facteur. Faudrait faire un test tiens. La prochaine fois que je reçois des chaussures je hurlerais ainsi pour voir… Sûre que mon facteur appréciera cet élan bestial.

Les pubs – on exploite votre mal être
PUB3103757031« Tu veux savoir si tu ex reviendra un jour? » Envoie EX, au 8 32 33 … bien sûr, il y en a pour tous les goûts : « à quel âge vas-tu mourir ? » (Sponsoring par une assurance décès ?), « combien d’enfants vas-tu avoir ? », « êtes-vous cocu ? »
Mais y’a vraiment des gens qui envoient des SMS ? Genre, t’as un doute sur la fidélité de ta moitié, hop, 1er reflexe : un sms ?! Mouais… On est si débile que ça ?
Pi soit dit entre nous, si on t’annonce 2 gosses et que t’en a 3 tu fais quoi ? Tu fais quoi, tu vends le dernier ?

Les pubs machos – « femmes objets »
tomfordfragranceadOui, ça m’énerve ça aussi. Non pas que je sois féministe, mais avoir les pubs de lessive toujours avec des femmes… les femmes toujours dans la cuisine ou toujours à poil même pour vendre 2 feuilles de salade ou une tomate, c’est un concept qui me dépasse. A quand une pub avec Brad Pitt à poil pour vendre une voiture ? Georges Clooney à poil pour vendre son café ? Bizarrement là, il n’y a plus personne…
Il y a dans ce style « cuisinella »… l’archétype du genre. L’homme a payé, installé la cuisine… la femme adore et fait un espèce de gémissement… inutile (Ah j’oublais la femme ne sait que gémir pardon), mais monsieur est en trop dans SA cuisine et elle le jette donc comme une vielle chaussette. Mais WTF ?
leclerc-lait-affichageDans le genre superficiel : toutes les pub avec des yaourts ou 99% des nanas ont un orgasme en bouffant leur yaourt. Faut qu’on m’explique. Ca me fait jamais ça moi. Snif.
Et le top du top, c’est que maintenant ils parodient les femmes nunuches des autres pub : Avant dans les publicités pour le dentifrice, les filles comme moi… » « Avant dans les publicités pour le lait bio (pardon bi-o), les filles comme moi… » Bref, toutes les publicités leclerc avec la blonde qui donne l’air faussement nunuche. La boucle est bouclée.

Les incompréhensibles
J’entends par là les pubs où on associe 2 choses complètement improbables dans le même clip. Par exemple… un chat avec Feu vert et le summum, celle qui excelle en la matière : Orangina avec un pigeon qui a la Tourista (oui ils ont osé) le tout à coté d’une femme chèvre. Quand je vois ces pubs, je me demande toujours, mais comment en sont-ils arriver à ça ? Le brainstorming au bureau devait être royal : genre café au LSD avec jeu du cadavre exquis…
pub-tv-orangina-pigeon-malade_scruberthumbnail_0Sérieusement, t’imagine la réunion de cadres du marketing à 8h du mat’ ? Le bon brainstorming où à l’évocation du mot « Orangina » y’a quand même des gars qui ont pensé « pigeon géant», « chiasse », « humain » « femme déguisée en chèvre ». Pire, y’en a un autre qui a dit « géniaaaalllllll » : adjugé !!
Pi quand tu vois la nenette se faire lamentablement « recouvrir de merde » (sans compter le bruit), est-ce que ça donne vraiment envie d’aller acheter de l’Orangina ? Hum, j’ai comme un petit doute …
Dans le même style, la pub Narta : « tu préfères quoi chez moi ? Mmm les aisselles« . Hum. Miam. Mouais. Bof. J’connais quand même relativement peu de gens qui vouent un culte à cette zone.
Ne parlons pas des pubs pour les serviettes hygiéniques à la fleur de rose. C’est vrai après tout, on renifle toutes nos serviettes/tampons… (avant ou après, là est la question ?)
feux-beltane-marque-produits-laitiers-L-9reF0ETiens ça me fait penser aussi à la pub pour les produits laitiers ; mais si tu sais la vache aux mamelles énormes qui giclent de partout. A chaque fois je rigole… C’est clairement phallique ou c’est moi qui ait le cerveau tordu ?

Le cas des pubs étrangères
Ca m’énerve. On est en France… alors entendre des pubs en anglais ou en allemand sous-titrés en français, j’ai dû mal à comprendre l’intérêt (Schweppes, beaucoup de marques de voitures aussi)… Surtout qu’ils perdent du public : tous les gens qui sont occupés et entendent juste le fond sonore, tous les vieux sans les lunettes etc. Et pi merde, la langue française est tellement belle et tellement riche…

Les erreurs de castings
48296083What else ? (note la transition avec le point précédent!). Ah si les pubs avec les erreurs de castings : dont 2 qui me viennent et qui détrônent le genre : Carglass et la MAAF.
Ah c’est sûr que quand tu vois une pub Carglass t’es convaincue par leur professionnalisme/humaniste… c’est transcendant. Et oui Carglass répare, Carglass remplace.
Remplace ? Ah bah commencez par remplacer vos acteurs !
Quant aux pubs MAAF, je pense qu’on pourrait longtemps épiloguer sur le casting des acteurs, les slogans, la voix du papy, les costumes verts/rose, leur magnifique chorégraphie… sans compter les coiffures des nanas et leur putain de « bonus malus » qu’ils peuvent d’ailleurs se le carrer dans l’anus (note cette merveilleuse rime).
En revanche, ce pauvre type n’est pas sans me rappeler ma poisse chronique… Je pense avoir absolument fait tout subir à mon assurance : vol de voiture, bris de glace, braquage, cambriolage, dégâts des eaux… etc. Je le trouve idiot mais sa vie est trop proche de la mienne pour que je dise quoique ce soit à son sujet.
Tout ça pour dire que quand on voit toutes ces pubs, on est amené à se demander si le français moyen est vraiment con au point que les publicistes doivent « s’adapter » : surtout évitons leur de réfléchir, proposons des pubs débiles sinon ils ne comprendront pas, bourrons leurs le crâne à coup de clichés, d’humour douteux etc.

hqdefault (1)Bon sinon, il y en a aussi des bonnes, en tout cas qui me font toujours rire
Par exemple la pub Tefal (ingenio) avec la queue de la poêle qui vient s’incruster sur le cul du chien peint ; bon, j’imagine le brainstorming matinal de l’équipe de communication ; ça devait être quelque chose !(des restes du café au LSD?)
Il existe une excellent pub pour une agence de voyage (non diffusée en France), que personnellement j’adore… non seulement elle s’applique aux voyages en groupe, mais aussi à la solidarité … : ici
maurice-mousse-chocolatEt puis il y a les indétrônables… « Maurice, ch’crois qu’tu pousses le bouchon un peu crô loin », ou la pub peaudouce « et là je fais piiipiiii dessus ! »…

Bref. devant tout ce matraquage publicitaire il n’en reste pas moins une évidence : on nous prend quand même assez majoritairement pour des cons écervelés.

Et vous lesquelles ne supportez-vous plus et lesquelles adorez-vous ?