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Alors, savoir ce qu'on veut, c'est être désagréable & égoïste ?

fuckÇa fait plusieurs jours qu’entre ma collègue et moi c’est, disons, légèrement tendu.
Pour resituer, elle bosse dans la 2ème société de ma boss, une société de cuisine. Aussi, quand j’ai parlé de cuisine, assez naturellement, commander en passant par ce biais est apparu une évidence (prix coûtant pour du sur-mesure, haute qualité).
Bref.
Il se trouve que c’est ma collègue qui a géré.
Me voilà, sur demande, à venir avec mes plans de maison, pour choisir mes meubles etc.
Et c’est là que le drame arrive.
Je choisis une cuisine blanche avec un plan de travail foncé (façon bois exotique). Car… j’aime. Tout simplement. Mais au-delà de ça, le coté blanc donne un coté lumineux et le coté « bois exotique » rappelle l’ensemble des meubles que j’ai chez moi (Amérique du sud).
Problème, ma collègue n’aime pas.
Commence alors un looooooong dialogue de sourd où elle essai me convaincre de choisir autre chose : gris, ardoise, blanc, d’aller regarder au soleil le rendu blablabla Bref. Elle finit par me proposer un truc couleur pin. Le truc de vieux (de mon point de vue), et je finis naturellement par… m’agacer (ça a duré 4 jours!). Je lui fais donc comprendre un peu « brutalement » que NON, MON choix est fait, qu’elle peut dire ce qu’elle veut, je sais exactement ce que je veux. Qu’à l’évidence nous avons presque 30ans d’écart, qu’elle n’a jamais les pieds chez moi, ne connais ni ma disposition, ni mes meubles, ni mes goûts donc… FUCK.
Alléluia, je finis par avoir gain de cause (un comble!).
Malheureusement, ça aurait pu s’arrêter là, mais ce ne fût pas le cas. Pour absolument TOUS les éléments de ma cuisine, j’ai eu le droit à des « pourquoi », « mais ça ça serait mieux », du style : le lave-vaisselle.
Je n’en veux pas. Je n’en ai jamais utilisé, je n’en ai pas l’utilité, et puis j’ai une petite bicoque sympa, mais je n’ai pas la place pour 25000 choses. Le lave-vaisselle, pour quoi faire ? Je vis seule, au mieux à 2, on a toujours fait sans et miracle : personne n’est mort. Je ne suis pas handicapée non plus. Donc en théorie, je peux me démerder pour laver une assiette à la main.
Scandale « oui mais c’est plus pratique, c’est mieux, c’est si »
Je t’explique : tu as un mari, 2 mioches, une belledoch et un énorme problème au bras ; je peux comprendre qu’un lave-vaisselle soit utile. Mais pour moi, ça n’est pas le cas. « Et quand tu auras des potes à la maison ? » Bah je ferai comme tout le monde… de la vaisselle en plastique !
« Ohhhh mais ça ne se fait pas de recevoir les gens comme ça »
Et putain je t’emmerdeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee
Le top c’est le « mais quand tu auras des gosses, comment tu feras ? » Euh…
J’ai des enfants là ?
Non
Je suis enceinte ?
Non
J’ai parlé d’avoir des enfants prochainement ?
Non
Est-ce que tu sais si je vais rester avec elle ?
Non
Est-ce que tu sais si elle va emménager chez moi ou moi chez elle ?
Non
Est-ce que tu sais si dans 6 mois, 1an, 5ans, 10ans, j’aurais vendu ma maison ?
Non.
Tu imagines si tu dois aménager ta maison en fonction de ton futur à long terme?
Donc potentiellement:
– Je vais avoir des enfants; peut-être un. Peut-être 10.
– Je vais changer de taf,
– J’aurai plus de chien, peut-être plus qu’un ou peut-être 3,
– Je serai aussi à un moment vieille et probablement handicapée. Peut-être même handicapée rapidement.
– Etc.
Alors autant mettre de suite des rampes de sécurité, rabaisser les meubles, mettre des niches, acheter un berceau, mettre un ascenseur…
« Oh bah non quand même ».
Ah bah voilà. Donc pas de lave-vaisselle.
On n’est pas de la même génération, on a tous toujours fonctionné comme ça. Je vais pas me pourrir la vie à faire 3 tonnes de vaisselles pour aller bouffer 2 grillades dans le jardin MERDEEEE
Je finis après plusieurs heures à avoir gain de cause (pour MA cuisine! Un comble BIS repetita). Et nous voilà repartie sur le congélo/frigo. RE-scandale parce que je choisis un congèlo « conséquent ».
Je vis à 1h de mon taf. Donc je pars à 7h du mat’, je suis de retour à 19h30. Faire des grands repas tous les jours non. Donc il est vrai que si ça m’arrive, je congèle, question pratique, rapide et parce qu’après 8h de taf, et 120 bornes, non je n’ai pas envie de me faire des « petits plats ».
« Oui mais quand même c’est bien de se faire à manger blabla »
Et MERDE. Tu as un mari et 2 gosses qui peuvent le faire quand tu n’as pas la foi, et surtout tu habites à 1km de ton taf!! C’est à dire qu’en moins de 3min tu es chez toi, que tu te tapes pas la route, les bouchons, les feux etc. Donc oui, tu peux prendre le temps de faire à manger, de rentrer chez toi le midi refaire à manger, éventuellement préparer le soir. Et NON je n’ai pas la foi le soir, c’est comme ça. Et puis j’ai toujours eu horreur de faire la cuisine, alors avec la route en prime laisse tomber. Et puis c’est MON mode de vie BORDEL DE CUL A CHIOTTES
w5bw7gf3Je vous passe la négociation pour les tiroirs qu’elle voulait ABSOLUMENT me mettre car tu comprends, c’est plus pratique blabla ; pas de bol, je veux des placards et c’est comme ça basta.
Je passe sur la taille de mon égouttoir, pas assez grand pour elle ; sauf que quand je fais la vaisselle j’essuie de suite et range de suite, et ça fait, ouh la.. 17 ans que c’est comme ça.
Scandale sur la machine à linge dans la cuisine… car ce n’est pas sa place. Mais ayant une salle de bain de 110cm de large… euh, voilà quoi. J’ai donc eu le droit à un laïus « pourquoi ne pas le mettre dans la cabane au fond du jardin ». OK. Et tu me payes le plombier pour les raccords ? Parce que bon, j’ai des goûts, des envies, et j’ai aussi un budget à respecter quand même…
Je vous passe l’épisode de l’ilot « et pourquoi pas là » « et là ? » Et MERDE si je l’ai mis là, à cette taille là c’est parce que JE SAIS comment est foutu ma baraque ! Et si je veux pouvoir ouvrir la fenêtre ET la porte je n’ai pas 20000 solutions.
Je vous passe sur la tentative de négociation pour m’ajouter un épicier (et donc perdre 30cm), mais tu comprends « 30cm » c’est rien. Mais putain, 30cm quand tu as une petite baraque c’est ÉNORME. J’ai fini par lui dire : la cuisine c’est comme ça, comme je veux, ou sinon j’annule tout et je commande ailleurs. C’est bon à la fin quoi… Deux mois juste pour réussir à avoir ce que je voulais au départ. Tout justifier, argumenter alors qu’elle n’a jamais vu ma maison, qu’elle ne sait strictement rien, ni de mes habitudes de vie, ni ma maison, ni mon budget, ni rien. Merde à la fin.

Et puis le finish, la livraison. Précisé au dernier moment que c’était un SEMI-REMORQUE qui viendrait. Euh, dans mon village de 500 âmes ?! Il m’a fallu voir avec la Mairie parce que les camions sont interdits de passage normalement. Mais pour un déménagement je me dis qu’il doit y avoir des dérogations possibles. Bref ; ma collègue est venue 25 fois, à me suivre à la cafetière, à la pause clope et tout, pour me dire « alors ? sinon « j’ai telle solution ».
Mais PUTAIN DE MERDE en quelle langue je dois le dire ?!! Je vais pas opter pour une solution si il n’y a pas encore de problème ! (je comprends mieux pourquoi elle est blindée d’ulcères!)
Oui parce qu’en plus d’être envahissante, c’est quelqu’un qui insiste.
Tout le temps.
Pour tout. Et pas une ou 2 fois, non.
8, 9, 10 fois.
Et ça on est unanime au taf. On lui a TOUS dit (et on est 5!), même les clients lui disent. C’est juste INSUPPORTABLE de s’entendre dire les choses 20 fois, mais en plus de devoir justifier le « pourquoi du comment j’ai pris cette décision » pour qu’elle daigne arrêter d’insister.
Au final, après 3 jours OFF (quel bonheur!) j’arrive ce matin, à la bourre de 40 minutes. A peine 3 secondes après être arrivée (encore le sac à l’épaule) : « alors la mairie, va falloir me dire, mais tu sais c’est pour toi blabla, sinon on peut faire ça, ou ça »
Et là, gros craquage de ma part, j’avoue j’ai été limite limite, mais franchement, j’en peux plus.

Ok c’est pour moi mais tu veux que je la chie la réponse ?! Tu veux que je harcèle ma mairie matin-midi-soir ?! (j’ai des horaires décalées avec la Mairie d’où la grosse difficulté à les joindre). Finalement, quelques heures plus tard, j’ai la réponse, c’est OK, et là ma collègue de m’annoncer qu’en fait, ma boss a décidé la semaine dernière que la livraison se ferait autrement, et que de toute façon un semi avec 2 remorques ça le ferait pas.
C’est une mauvaise blague là ?

Elle me l’a pas dit avant parce qu’elle osait pas car je lui ai dit que j’annulerai la commande. Mais WTF ?
Bref. Au final, je me suis du coup… encore énervée, de fait, il parait que je suis désagréable, srutout dès qu’on parle de la cuisine (ah bon ?!! Et tu te demandes pas pourquoi ?!)… Bah putain, heureusement que j’ai pas dit le fond de ma pensée et que j’ai fait preuve de patience. Elle aurait vraiment vu ce que c’était d’être DESAGREABLE.

EnregistrerEt pour la blague, je vis la même chose avec la fille avec qui je suis. Autant en « live » tout va bien. Autant par message (on vit à 1h), c’est pas la même du tout. D’où mon billet…

J’ai reçu un SMS peu avant d’écrire ici, me disant « vu que tu t’es levée à la bourre, ce soir, au lit, un film et basta ». Euh… Non.
« Pourquoi non ».
Parce que c’est comme ça. Tu n’as pas à me dire quoi faire. Basta. Je n’ai pas à me justifier ou « obéïr » parce que tu as décrété que c’était mieux pour moi de regarder un film ; donc ce soir, je fais du tri ». (je précise que cet événement n’est pas un événement isolé… Ma réaction est liée au fait que tous les jours, j’ai le droit à ce genre de message « fais-çi, fais-ça, achète-ça, fais comme ça », toujours à me demander ce que je fais toutes les heures, à me demander ce que j’ai acheté quand j’ai fait mes courses ; ça cumulé à ma collègue ou à mon père, qui depuis qu’il est à la retraite n’arrive pas à concevoir que j’ai des horaires de boulot et que donc 1. je ne suis pas joignable H24. 2. Je ne peux pas tout faire en même temps)
Réponse « ah bah si tu te sens d’attaque, d’accord alors« . Mais d’accord de quoi ? J’ai besoin de son accord en plus ?!!
J’ai pas épilogué. J’ai même pas répondu. Ça m’a gavé.

Non mais les gens, arrêtez quoi. Arrêtez de dire aux autres, faut faire, faire ça, faut faire comme ça. PERSONNE n’a la science infuse. PERSONNE n’a la vérité absolue. Et je suis mieux placée que quiconque pour savoir ce que je veux pour moi (du coup, je suis taxée d’égoïste… hum »). J’ai plus de 30ans, je sais prendre des décisions, faire des choix, mes erreurs m’appartiennent et si j’en fais je les assume. Je suis pas contre quelques conseils, mais pitié, arrêtez de toujours vouloir vous mêler de tout et prendre les décisions à la place des autres.

Mouais. Après réflexion, peut-être que je deviens conne et aigrie
Bref. Demain est un autre jour hein !

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Après la tempête (re)vient … le calme !

IIJv4tPD3 mois plus tard…

Petite aparté [Au départ, j’ai déserté par manque de temps. Une rupture, des travaux qui n’en finissent plus.. Obligée de squatter une 15aine de jour chez des ami(e)s à droite, à gauche. Clairement, j’avais le cerveau en vrac, les idées à l’envers et pas du tout la tête à venir par ici. Quelques jours plus tard, le « calme » est revenu. J’entends par là, ma maison pouvait enfin m’accueillir, Internet était installée. Ô joie et bonheur.

Que nenni. En faisant des recherches sur mon nom/prénom (ce que je fais régulièrement vu que je cherche à changer de boulot), je me retrouve avec mon ami Google qui associe MOI et mon blog censé être… anonyme. Coup de sang, vent de panique… Impossible de détruire le blog (ah l’attachement sentimental!) ; je n’ai donc rien trouvé de mieux que de le mettre en stand-by (« maintenance provisoire »). J’ai peiné à avoir gain de cause pour effacer mon nom, le lien entre mon nom et mon nom de domaine… et attendre que le tout soit pris en compte par les petits robots de Google. C’est enfin réglé. OUF. L’envie de revenir ici me démangeait depuis quelques jours…

D’ailleurs, je suis bien embêtée car en 3 « petits » mois, il s’est passé… TELLEMENT de choses dans ma petite vie que je ne sais plus par où commencer… Qui a dit que les blogueurs avaient que des problème de « page blanche » ?

Bref.

Raccrochons le wagon en route.]

Dans mon dernier billet (6ème sens) j’expliquais être sure de l’infidélité de ma compagne et ce qu’elle m’avait fait vivre à Noël notamment faire dormir sa pute dans note lit, sisi (Noël). Mais devant son aplomb infaillible, j’étais prise de doutes affreux : est-ce qu’elle avait vraiment pu faire « ça » ? J’ai donc craqué et fait l’impensable : l’enregistrer à son insu. Oui, oui, vous avez bien lu : je l’ai enregistré. Je cherchais depuis quelques temps une solution pour confirmer ou infirmer mes doutes, et puis c’est finalement en tombant sur un vieux téléphone à moi que j’ai eu la « révélation »… Bref, me voilà à comploter, stresser, angoisser. Ce n’est pas dans mes habitudes, et j’ai l’impression d’être tombée bien bas pour en arriver là. Je culpabilise, j’ai peur de me faire choper. Oui mais… peut-être que mes doutes seront levés… ?

Moi qui pensais juste recueillir la preuve. Aïe. Le choc.

La chute.

Non seulement j’ai eu la preuve concrète à coup de « j’ai envie de toi », « tu me manques », mais en prime j’ai eu le droit à d’autres joyeusetés… « T’inquiète, Mazelle ne calcule rien », « Je lui dirai pas mes heures de boulot comme ça toi tu pourras venir », « Oh c’est bon, elle va palper un héritage, elle peut bien me prêter du fric, je dirais pas que c’est pour toi », « Toi tu n’as pas le choix, moi si… je vais la pousser à bout »…

Tu vois le topo ?

ChmV1j2XEAAqV1WLe summum, ça a été l’entendre se…. masturber en prononçant le prénom de sa pute. Grosse claque dans mes dents. Je pensais juste pouvoir lever un putain de doute, et je me retrouve avec « ça ». Tu imagines bien qu’avec tout ça… Impossible de continuer ?

C’est donc ce que j’ai fait. Je suis partie.
J’ai pris mes affaires et je suis partie.

J’avais déjà un peu anticipé les travaux car je sentais le vent tourner ; mais ça n’a pas été aussi rapide qu’annoncé. Me voilà donc à galérer une 10aine de jour, à squatter à droite, à gauche.  Dans tout ce chaos, mon « ex » m’a proposé de garder les chiens … Chose que j’ai accepté car pour le coup, squatter chez des ami(e)s avec 2 fauves, c’est pas simple. Sauf qu’au final, 2 jours après elle m’annonce qu’elle s’en va et qu’il faudra que je vienne m’en occuper. Bien sûr, après enquête, j’apprends qu’elle s’en va chez sa pute, je vous le donne dans le mil, et du coup, me voilà à passer une semaine… de malade. C’est pas compliqué : 2700km de voiture pour gérer le boulot, les travaux, les cartons, les chiens car bien sûr… tout est à l’opposé !

C’est dans ces moments là que tu te rends compte de ta capacité à endurer les choses. Psychologiquement ET physiquement. Mon ex a fini par revenir de son séjour chez sa pute en me reproposant, sans broncher : « je te garde les chiens autant que tu veux ».
Euh…
Vu la merde dans laquelle elle m’a foutue FUCK. J’ai récupéré mes fauves, j’ai viré mon facebook et je me suis barrée. Silence radio : foutez moi la paix ! J’ai passé les 2 premiers jours au milieu d’un chantier avec mes fauves. Un canapé d’appoint entre de seaux de peinture, et 3 sacs de plâtre. Bref. J’en suis pas morte, et avec le recul ça me fait même sourire…

J’vous rassure à l’heure où je vous écris, il me reste beaucoup de chose à faire, mais la maison est largement habitable. Je vous ferai un article spécial avant/après 🙂

12392045_1548224382136057_674250805561117651_n[1]Bref. Avec tout ça, ma collègue de boulot me tanne pour que je m’inscrive sur un site de rencontre, pour me changer les idées, rencontrer des nouvelles têtes. Après insistance (TRES FORTE insistance), je cède. Bol ou pas, je tombe sur une nana avec qui le feeling passe direct…. J’ai déjà été sur plusieurs sites il y a des années, et un truc pareil ne m’était jamais arrivé. Non seulement ça accroche, mais en plus, nous avons des points communs… surréalistes. Pas forcément les mieux, mais déstabilisant, comme le fait que sa mère, comme la mienne, se soit suicidée quand elle avait 17 ans (comme moi). C’est la 1ère fois que je rencontre quelqu’un ayant vécu « ça » et qui donc comprends parfaitement ce que cela induit. Et comble du comble. A un an d’intervalle pile… et à la même heure. Bref. Et ça n’est qu’un « point commun » parmi beaucoup d’autres!
Au final, assez perturbées par tout ça, on décide de se rencontrer.
Wouaw. Gros gros coup de cœur… Je suis déstabilisée : aussi vite ? Après si peu de temps ? Comme quoi, à 32 balais on peut encore être surpris.
Je décide de laisser faire les choses. C’est donc au 4ème RDV seulement que les choses se feront. Malheureusement, la réalité nous a vite rattrapée. Autant nous nous entendions à la perfection sur tout quand on était ensemble « physiquement », autant dès qu’on rentrait chez nous (200km), ça se transformait en véritable… cauchemar : engueulade sur engueulade, incompréhension, manque. Un sacré bordel ! L’issu n’est pas compliquée, avant que cela ne dégénère, au bout d’un mois et demi, on décide de tout arrêter.

ce32b3705ab608a32331654135408458[1]Étrangement et sans que je puisse encore l’expliquer, cette séparation m’a été 10 fois plus difficile à gérer que celle avec mon ex avec qui j’étais restée 5 ans et devait me marier en septembre.
Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Celle là en fait partie…

Aujourd’hui encore, je ne peux pas vous expliquer ma réaction assez disproportionnée à cette « mini » histoire. J’ai eu un coup de cœur, c’est indéniable, un gros attachement. Dire que j’étais amoureuse : non.
Par contre, oui, clairement cette histoire -aussi courte fût-elle- m’a littéralement achevée (contre-coup?). Le fait que mon ex me traque de SMS aussi n’est pas simple à gérer. J’ai pourtant été claire : je ne veux pas de nouvelles, je ne reviendrais pas en arrière… Mais non. J’ai régulièrement le droit à de longs romans de supplications, culpabilisation, regret, auxquels je ne réponds plus, car à chaque fois, elle partait encore plus en cacahuètes. Les « je t’en supplie », le « je regrette » et tout le reste.
Et c’est/était trop dur.
Et oui, car même si ma décision est irréversible, 5ans ça ne s’efface pas comme ça. Tout le monde me pousse à ne pas répondre pour ne pas rentrer dans son jeu, mais j’avoue que ça n’est pas dans mes habitudes de laisser quelqu’un comme ça, sans réponse. Et ça aussi c’est affreusement dur pour moi.

Parallèlement, j’ai eu pas mal d’ennuis avec la société qui a réalisé les travaux …. un chantier qui aurait dû durer 15 jours (début février) et dans lequel je suis encore. Des types de mauvaises fois, qui me font péter des plombs. Le commercial a décrété que je ferai l’isolation par l’extérieur chez lui (il n’en a jamais été question et d’ailleurs, je n’ai rien signé en ce sens!) et qui a donc jugé opportun d’installer son isolant dans mon jardin… J’ai mis 2 mois et demi pour qu’il me vire sa merde. Et j’ai dû le menacer de l’attaquer pour avoir gain de cause (là c’est au début… à la fin le plastique partait en lambeau, ça moisissait, j’étais envahie d’insectes, et ça puait… une horreur! Sans compter que mes chiennes escaladaient tout ça, et sautaient par-dessus la clôture du coup…)

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Ils m’ont également pété tous les caches-prises de la maison, pourris tous les autres, en me disant « c’était comme ça avant ». Et non, l’électricité vient d’être refaite… tout était neuf ! Preuve à l’appui !

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Quand il te pose une porte coulissante et estime que ça… C’est du travail fini (considérant qu’il était en plus impossible d’ouvrir la porte car cassée dans le guide au sol) :
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Quand il sait que déjà tu vis au milieu du chantier et que tu retrouves la maison dans cet état :

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Ou quand un jour après le boulot, un vendredi soir, après qu’il t’ait annoncé qu’ils revenaient le lundi « finir », tu découvres ça, et que tu es donc OBLIGÉE de partir chez ton père squatter à l’arrache, et donc te taper 250 bornes :
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Je passe sur la 20aine de mails restés sans réponse… Les appels sans réponse également… Tous les lapins (7 en tout!) qu’ils m’ont posé alors que j’avais posé des RTT exprès, m’étais débrouillée pour faire garder mes chiens etc. Je passe sur le fait qu’il m’ait installé les chauffages sans devis signés… Qu’il m’a laissé le jardin dans cet état:

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Que j’ai du moi-même nettoyé pour ne pas que mes chiennes se blessent… Ou quand il te fait les murs sans retirer les vieux chauffages et que tu « découvres » la chose APRES :

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J’ai dû faire venir un expert pour constater les dégâts. Le type a beaucoup ri… Il m’a clairement dit que mon artisan jouait avec le feu et que sur toute la ligne il était perdant. Notamment sur la pose des chauffages sans devis, ce qui est un délit grave selon ses dires et condamnable. Bref. La procédure est assez longue, ça traîne, ça traîne, mais je suis sûre d’une chose : j’aurai gain de cause.

Voilà, j’en suis à peu près là ; à essayer d’avancer ce chantier, à avoir des moments d’angoisse quand je reçois un SMS. Et puis aussi, beaucoup de choses étranges se passent dans ma vie. Comme si mon « passé » revenait en force.

A titre d’exemple et pour n’en citer que quelques un…
Je pensais à ma grand-mère, tous ces mensonges que ma tante lui a raconté. Intérieurement je me dis qu’elle a dû croire que je l’avais abandonné. Et là BIM, dans les 2 secondes qui ont suivies je suis tombée sur une lettre d’elle au milieu d’un carton de vêtement (?) où elle me dit qu’elle m’aime…
Je repensais à une pote à moi à la fac… Non seulement, je tombe sur une carte postale qu’elle m’a écrit, mais en plus, le lendemain, elle me contactait sur Facebook ; elle venait juste de s’inscrire.
Hop, je retrouve le classeur des lettres de mon ex, celle avec qui je suis restée 7 ans… Hop, le soir même je reçois un mail d’elle après 5 ans de silence radio…
Et ça, des choses improbables, je peux vous en raconter des dizaines et des dizaines… Je suis à chaque fois sur le cul. C’est comme si j’étais en train de régler tout, étape par étape… Étrange non ?
Voilà, vous comprenez maintenant pourquoi j’ai été absente ici… pourquoi je reviens doucement car j’ai encore énormément de choses à gérer…
…. Mais je tiens le bon bout !!
Les photos arrivent dans le prochain billet 🙂

Oyé, "ami" artisan

news-franchise-illico-travaux-stop-arnaques-170712Je voudrais t’informer une chose : une femme n’est pas une paire de nichon et un cul greffé sur une colonne vertébrale et éventuellement -je dis bien éventuellement- surmonter d’un cerveau. Alors oui, quand je viens sur mon chantier en tailleur/talon, figure-toi que ça n’est pas pour montrer mon cul ou faire ma belle. Il se trouve que j’ai un emploi, et rentrer sur mon lieu de vie pour repartir et me changer, ça me ferait faire quasiment 50bornes de plus. Alors fuck.
Et puis fuck tes commentaires « oh, en talon sur un chantier, faut oser ». Du con.
Sache également que j’ai peut-être l’air abrutie, mais me coller un devis à 2500 euros pour déplacer (même pas remplacer!) un cumulus sur 1m50 et en plus sans refermer le plafond, c’est un peu me prendre pour un lapin de 6 semaines.
Tu as tenté.
Tu as perdu.

Sache également que lorsque l’on fait des demandes de devis en ligne, que l’on prend la peine de répondre à un questionnaire de 3 pages dont absolument tout le monde se fout (quoi, t’as besoin de connaître la surface de mon jardin pour changer un cumulus ?), suite auquel en plus, on nous RErappelle pour REconfirmer les informations par une plateforme à l’étranger qui piche pas un mot de ce qu’il dit : vous avez mis ça, et ça, et ça (bah non, en 24h j’ai toujours pas vendue ma baraque du-con-la-joie), sache que la case « créneau horaire pour contacter » n’est pas faite pour les chiens. D’autres par : j’ai un répondeur ET ô joie (vive 2015!) une adresse mail (dont même en tant que femme, je sais utiliser pour ta gouverne).
Alors quand toi, tu m’appelles grosso modo 27 fois (si si) entre 9h et midi alors que j’ai mis AVANT 9h, APRES midi. Ça me sort par les orifices. J’ai bien tenté de te rappeler, j’ai même pris la peine de laisser un message en t’enjoignant – si nos horaires ne collaient vraiment pas- de soit
1. Me laisser un message
2. M’envoyer mail.
Et bien non. Toujours pas : 31 appels l’après-midi, le dernier : 17h54! (Vaste blague n’est-il pas)
Sache également que dans ces conditions, non, je n’accepte pas tes réflexions de merde avec un ton CONdescendant « vous êtes injoignable, ça comme bien …« .
Tu as essayé. A tes dépends. Tu l’as appris sur le tard.
« ça commence tellement bien, qu’on va s’arrêter là. Bonne journée!« .
Ou l’art de perdre un potentiel chantier en moins de 2sec10. Et après, vous allez chouiner que vous n’avez pas de boulot… (me dit pas le contraire, si tu en avais, tu n’aurais pas tenté de m’appeler 58 en l’espace d’une journée…)

Idem, cher artisan. Quand je sollicite ta venue pour un devis, s’il te plait, abstiens toi de me faire part de tes goûts perso et tes « oh, moi j’aurai fait ça, et là ça« . « Et pourquoi vous n’avez-pas fait comme ça ? » Juste pour avoir le plaisir de vous entendre me poser la question …
Petit, c’est ma baraque. Si tu commences déjà à n’en faire qu’à ta tête, quelle garantie ai-je que tu fasses le devis comme JE le souhaite ?
Non sans déconner : « ah moi je mettrai un meuble là, comme ça. Cette porte je la condamnerai. Ah les WC ici, c’est pas une bonne idée. »(le type voulait quand même que les gens accèdent à mes chiottes en passant par ma chambre… mais tout va bien). Et en isolation pourquoi de la laine de verre ? Il y a plein de trucs moins cher et efficace (rappel : il est venu pour le cumulus et la colonne de douche de ma salle de bain au cas où tu en doutais). « Le gris, mouais.. c’est triste comme couleur » Écoute mec, si j’ai envie de peindre mes chiottes en jaune pisse, ma douche en noir, mon sol en vert fluo à pois rouge, c’est un peu MON problème. Je t’ai pas demandé de vivre ici ni d’acheter ma baraque ! Je vous passe le laïus sur les spots dans la salle de bain, le fait que je choisisse une vasque sur pied et pas un vieux lavabo tout moche… etc. etc. etc. La liste est loin d’être exhaustive!
travaux-de-renovation-une-tva-a-geometrie-variable-jusqu-en-mars-2014« Je vous ferais un devis pour le carrelage et les murs« . Euh… Et tu t’es pas dit que j’avais peut-être quelqu’un d’autre qui s’en occupait déjà (genre moi par exemple?) ?! Hum. (j’ai HORREUR qu’on m’impose les choses et encore plus dans mon chez moi). Mec, ta pseudo compassion te perdra : si j’ai demandé un devis pour le cumulus et rien d’autre, c’est qu’il y a une raison.
Concernant le devis et par rapport à ma douche, il me demande quel revêtement mural (pour l’épaisseur) ? Je lui dis « parement en pierre ». Réponse mail à l’instant: « Bonjour. Vous savez, c’est certes très joli, mais c’est difficile à nettoyer »..
Mais PUTAIN DE BORDEL DE MERDE DE COUILLE DE COCHON, je t’EMMERDEEEEEEEEEEEEEEEEEEuuuuuuuh, je me bats le steak de ton avis, c’est MA maison, MES goûts, MES choix, et puis d’abord : c’est toi qui va venir faire le ménage BORDELLL ?!.
Tiens, j’pourrais lui demander : « bonjour, Vous savez c’est joli d’avoir une SARL avec un numéro d’immatriculation, SIRET et tout le bazar, mais c’est difficile de bosser quand ils n’ont aucune existence nulle-part, ni même aucune annonce légale : RIEN. Le vide intersidéral. »

Bref. Je suis saoulée. Exaspérée.
J’vous jure, je n’en peux plus de ces types qui gâchent non seulement mes projets et me font perdre mon temps : je dois systématiquement rerererefaire des devis pour avoir des trucs cohérents, j’en ai ras le cul (en théorie on part sur 3 devis, j’en suis à 7 ou 8 PAR projet!!). J’en ai ras le bol de ces types qui, sous prétexte que t’es une nana, soit parlent à tes nichons soit te prennent pour une truffe dotée d’un QI de moule. J’en ai marre de ces types qui te donnent leur avis parce que… parce que quoi d’ailleurs ? Je ne sais même pas.
Bref. Tous abrutis gâchent l’image du métier et des petits mecs qui se la donnent et font un travail respectable. Ça m’écœure. Ils pourrissent et parasites des métiers incontournables et beaux et tout ça pour du fric, du fric, du fric.
Quelle mentalité pitoyable.
Et aux autorités, j’ai une question : vous qui voulez toujours contrôler tout et n’importe quoi, à quand un coup de pied au cul de tous ces profiteurs ?! (surtout que si il y a une couille, en tant que propriétaire, avant de pouvoir te retourner, t’as intérêt à te lever de bonheur!).
A quand une possibilité de vérifier vraiment la fiabilité ? Comment on peut savoir qu’il ne fait pas de la merde si on n’y connait rien… C’est un peu sa parole contre la mienne. Bof. Ça fait pas le poids quoi.
La cohérence des prix, on en parle? Comment vous expliquez que sur un même chantier je passe du simple au quadruple tarif ?
shutterstock_93567751-2A quand un vrai système pour protéger les propriétaires, qu’ils puissent avoir de vrais recours ?
Hein, à quand ?

Ah non, pardon. Vous êtes trop occupés à sucer des huitres, vous rouler dans le caviar et compter vos biftons. Autant pour moi. On ne peut pas être partout à la fois, j’oubliais…

Quand l'électricien passe à travers le plafond…

Si vous aviez un quelconque doute sur ma capacité à enchaîner les emmerdes improbables, croyez moi, j’en ai encore beaucoup sous le pied!

Notre chance est que cet électricien est un pote à nous, donc pas d’histoire, pas de tralalala d’assurance. C’est déjà ça. Mais surtout, et HEUREUSEMENT il ne s’est pas blessé. Le pauvre était blasé : c’est la 1ère fois que ça lui arrive et comme il me dit « c’est un comble quand tu rabâches toute la journée à tes apprentis de faire attention ». Bref. La coquille : il a mis le pied où il ne fallait, la brique a cédé et pour se rattraper il a mis le pied sur le placo qui a cédé. Il n’est pas passé entièrement à travers le plafond, juste la jambe. Les dégâts font chier, mais rien d’insurmontable à réparer ; juste un gros trou (ouf).
C’était la petite montée d’adrénaline du week-end, très impressionnant. J’étais dans le salon quand c’est arrivé, donc je n’ai pas vu, ni percuté de suite : j’ai juste entendu un énorme bruit, et plus rien. Le silence.
« Ça va ? Ouh ouh ça va ? »

Autant te dire qu’à ce moment là tu t’imagines tout et n’importe quoi : Et si il a fait un malaise ? Et si il s’est cassé quelque chose ? (Qu’on se le dise, les combles, accessibles par une mini trappe, n’est franchement pas l’endroit idéal pour se casser la binette (bien qu’il n’existe pas de lieu idéal pour ce genre de pépin!)
« Oh putain fait chier ! »
Ouf. Il est vivant, conscient. Il m’explique… Du coup je vais voir. C’est impressionnant.

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« Ça casse les couilles! »
« Oui, mais toi, ça va ? Tu t’es pas blessé, tout va bien ? ».
« Oui, oui ».
Fin de la montée d’adrénaline.

Finalement, les travaux auront pris un peu plus de temps que prévus, mais rien de bien méchant (à tout casser 2h). Le plafond est réparé. Le réseau électrique est enfin « propre » (plus de fils qui ne servent à rien). Magique, les interrupteurs correspondent ENFIN aux pièces, de façon logique, et à surtout sont à l’ENTREE des pièces ; car oui, quand tu changes l’agencement d’une baraque, ça devient un joyeux bordel : des interrupteurs devenus factices, des interrupteurs au milieu de la pièce voire carrément au fond (c’est assez idiot de traverser la chambre pour allumer la pièce non?). Il m’a également viré toutes les aberrations électriques et tout refait (beaucoup de raccords, et très peu de fils branchés en direct au tableau… Clairement, pour disjoncter la chambre, il fallait disjoncter le salon…).

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2015-03-06 11.39.29J’avais aussi beaucoup de prises commandées (le grand truc de l’époque!),  beaucoup de baguettes (il a donc tout encastré dans les murs) et surtout j’ai fait installer des spots encastrés (à leds) dans le salon, la cuisine et la salle de bain. Je voulais du moderne, propre, lumineux (blanc chaud!) et pas trop énergivore. C’est maintenant chose faite…2015-03-07 14.40.27

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electrcite bouiboui mazelle

Voilà le salon/cuisine (une seule grande pièce), mais dont les spots s’allument indépendamment (6 et 6).
Tout est bien qui finit donc bien. Alléluiha !
Prochaine étape, qui vient de se greffer à l’avancement, la venue d’un plombier… pour passer mon cumulus dans les combles histoires d’avoir une salle de bain qui n’est pas encombrée par un truc pareil.

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Le problème étant qu’il m’est impossible de faire un coffrage à cause de la tuyauterie : cela descendrait trop bas, et m’empêcherait de mettre un miroir au dessus du lavabo. Mieux, il déborde sur la douche, un (long) poil de cul (3cm) qui fait que je ne peux pas mettre de rideau/pare douche ou autre. Bref. Le truc qui casses les couil***.

Mon pote, avant de se gaufrer, a eu le temps de voir, et m’a confirmé que cela était envisageable… Me voilà donc repartie pour une série de devis ! (Mais c’est pour la bonne cause !). Ça m’oblige certes, à sortir des sous à nouveau, mais tant pis. Ce cumulus me sort par les yeux : mal placé, cache la luminosité, me fait chier pour envisager miroir/meuble, et clairement c’est moche.
Voilà, affaire à suivre donc !

Mais pourquoi cette maison ?

941v01L’heure est venue pour le petit billet dominical… j’ai une amie qui cherche à acheter dans l’immobilier, et naturellement elle m’a demandé : comment c’était passé l’achat de ma maison et pourquoi cette maison ? Pourquoi là (sous entendu le trou du cul du monde) ? Pourquoi si jeune ? Le sujet était tout trouvé !

Alors pourquoi ?
Parce que j’en ai toujours rêvé pardi !

Quoi, comment ça, ce n’est pas une réponse ?!??
Bon, allez je vais préciser un peu.
Alors oui, bizarrement, j’ai toujours rêvé de retaper une maison : la faire à mon goût, y bosser, y suer (s’y arracher les cheveux aussi mais ça ça faisait pas trop parti du rêve à vrai dire), la « modeler » à sa convenance et l’adapter à sa vie, ses envies. Bref, lui donner sa « patte » perso.

Les travaux qui restent à faire dans mon bouiboui me donnent certes le vertige, mais je sais que c’est à moi, quoiqu’il arrive. J’ai cette stabilité.
Cette « sérénité » au final. Et ça aussi ça a grandement fait parti de mes motivations…. Et oui, je sortais d’une relation de 7ans. Tout était beau, tout était rose… des projets plein la tête : une maison (on cherchait à faire construire), des enfants (on avait commencé les démarches), changer de taf (j’étais en train de faire les démarches de rupture conventionnelle pour en changer). Et VLAN. Plus rien. J’peux le dire aujourd’hui, en 24h, ta vie peut complètement basculer.
Et là, je me suis dit qu’à 25 ans je n’avais rien, aucune stabilité, quedal. Le plongeon dans le vide. Je me suis retrouvée en cours de rupture de contrat pro, à chercher un appartement mais sans savoir où, avec le préavis qui courrait dangereusement… Bref. Le cauchemar.
J’ai imaginé le pire : et si j’avais eu des enfants à ce moment là ? Et si je n’avais pas de boulot et si… et si. Il me fallait trouver un appartement en moins de 15jours…. Re-déménager une énième fois (au moins la 20ième de ma vie !). Et puis, si je retrouve quelqu’un et que cela arrive à nouveau ?
Bref. Tout ça m’est tombé dessus comme ça, sans prévenir. Je me suis fait peur… et je me suis dis : plus jamais. Maintenant JE fixe les règles : je ne ferais plus tout en fonction de quelqu’un, je ferai toujours des compromis c’est évident, mais j’imposerai aussi certaines choses.
Et c’est là que je me suis lancée dans la recherche d’une propriété. D’ailleurs, je crois que le fait de me concentrer sur cette recherche m’a évité de sombrer : je faisais quelque chose qui me motivait plus que tout, j’étais concentrée, à fond, le cerveau occupé, et surtout je faisais quelque chose pour moi… avant de penser aux autres. Quelque chose d’assez exceptionnel, et finalement assez grisant où tes choix t’appartiennent à 100%.

Franchement, c’était loin d’être gagné…
Pour savoir combien je pouvais emprunter, j’ai été voir ma banque qui m’a ri au nez. Je leur ai dit au revoir après 15 ans de loyaux services. J’ai été voir une concurrente qui m’a dit OK mais qu’il me fallait un CDI en plus des 15500 pièces justificatives à adjoindre à mon dossier. Rien n’était gagné, mais je suis tombé sur un p’tit vieux qui était à fond pour aider les jeunes qui se bougeaient…
Du coup, j’ai été voir mon patron… je lui ai expliqué… On avait prévu une rupture conventionnelle (je voulais de toute façon changer de département), mais il était OK pour me passer en CDI 3 mois le temps que je trouve une maison et signe. Et je l’en remercie car c’était une petite association qui vivait de subventions…. Autant vous dire qu’un CDI, ça leur coûtait TRES cher et sans ça, je serai toujours locataire.
On a donc signé un CDI qu’on a rompu dans les formes 2 jours après que j’ai les clefs en main propre. Message aux banques : vous voyez qu’un CDI ne veut pas forcément dire grand chose !
En revanche, ma banque bien sûr n’était pas au courant, mais moi, sachant que j’allais devoir chercher un travail, j’ai pris le crédit le plus long possible pour avoir les mensualités les plus basses pour ne pas me retrouver dans la mouise, avec dans l’optique, le jour où je retrouve une situation suffisamment stable, de revoir mon crédit pour le raccourcir et monter les mensualités.
Après coup, je peux vous dire une chose : heureusement que j’ai fait ça… Et puis de toute façon, quand j’ai acheté, je n’avais que 25ans…

Dans la foulée, j’ai dû déménager de l’appartement avec mon ex (qui d’ailleurs n’a pas payé ses 2 derniers mois de loyer et que j’ai donc du raquer), j’ ai trouvé une location provisoire, à 100km de mon taf et 100 de la zone que je « visais » dans mes recherches… J’ai déménagé en pleine semaine, mes potes bossaient ou étaient trop loin, sans compter tous ceux qui m’ont tourné le dos suite à la rupture. Bref, j’ai déménagée seule : location de camion, chargement etc. Et j’peux dire que ça à largement confirmé mon envie, pour une fois, de penser à ma gueule avant les autres.
Concernant les visites de maison, j’ai connu mes premières déceptions, premier claquage de porte. Avec mon budget et mes critères c’était selon eux infaisable. Mais j’étais sûre que c’était possible. Je n’avais pas 15000 critères, juste un : un jardin/cours, peu importe la taille. Et oui, j’ai 2 chiens… Louer un appart’ OK, mais inconcevable pour moi d’investir si c’est pour me retrouver sans extérieur. Surtout dans le sud !
J’dois avouer que dans ces moments là, t’as quand même des gros moments de doute, surtout quand tu es seule. Y’a des jours où tu y crois à fond, et d’autres où tu te dis que de toute façon ils ont raison : je suis folle et c’est impossible.
J’en ai visité des maisons j’vous le dis. De mémoire, une tous les 2 jours pendant presque 2 mois. J’en ai vu des vertes et des pas mûres. Pareil pour les agents immo : des gros gigolos aux plus pro… Et oui, sous prétexte d’un budget très serré, ils se croient obligé de vous proposer des maisons … inqualifiables. Je ne suis même pas sûre qu’ils aient le droit de proposer ce genre de bien à la vente… Et puis niveau « professionnalisme », il faudra repasser : entre le mec qui oublie les clefs de la maison à visiter à celui qui t’appelle une fois que t’as fait les 100bornes pour te dire « je viendrais pas, j’suis malade », ou celui qui te dit « on peut y aller avec votre voiture? ». Bref, je suis tombée sur des mecs tellement chelous que j’embarquais un de mes chiens dans la voiture à chaque fois…

Et puis un jour, un 1er coup de cœur, non, coup de foudre sur une maison. Pour le coup, il y avait tout ce que j’aimais : une cours avec vue imprenable (photos), une maison grande, tout en pierres et poutre apparentes, une salle de bain refaite à neuve avec vasque et baignoire, 2 chambres, et même 2 greniers indépendants (en dessous de la maison, dans la roche de la montagne). Un de 40 et l’autre 50m²… Les 2 aménageables pour en faire 2 appartements distincts….
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Malheureusement, le propriétaire était largement au-dessus du prix du marché ; l’agent immobilier me l’a confirmé et c’est d’ailleurs parce qu’il pensait une négociation possible qu’on a été la visité. On a donc « tenté »… Mais le propriétaire a refusé. Ça a duré 3 semaines. J’ai fait –je crois- TOUTES les banques. Mais ça ne passait pas de ce coté là non plus.265685
Le gars n’était pas pressé ; il ne fera aucune concession sur le prix et préfère attendre, même longtemps, que de baisser quoique ce soit. Il a même dit à l’agent qu’il y aurait bien un pigeon étranger qui payera le prix demandé… De mon coté la banque, même avec 2 potentiels locations futures (greniers) a refusé.
Déception.

Le hic quand tu as un coup de cœur, c’est que tout ce que tu visites après est forcément… nul, sans intérêt, à chier. Ce n’est pas pareil et tu ramènes tout à la comparaison.
Ma motivation a pris un sacré dans l’aile… De là, toutes les maisons visitées étaient nulles, moches, pourries. J’allais visiter pour visiter, mais je savais que ça ne me plairait pas. J’ai augmenté le rythme : 2, 3 maisons tous les 2 jours. Je passais ma vie sur les routes avec mes chiens dans la voiture.
Un mois et demi passe à ce rythme effréné. Et je commence à me résoudre au fait que être propriétaire ça n’est pas pour moi. En tout cas pas pour tout de suite…. On est en Mars. Je diminue sérieusement le rythme des visites et impose maintenant des critères de ouf… et je commence à me renseigner sur l’investissement locatif. Acheter OK, mais pas pour moi… au pire ça me fait rentrer un peu d’argent tous les mois si je me débrouille bien.
Je visite les maisons dans ces 2 optiques sans plus trop savoir où je vais et pourquoi. Du coup, rien ne me convient : pour louer ? pour moi ? C’était quoi mon objectif de départ ?
Et puis fin mars, je suis appelée pour une maison à perpète les oisillons. Bof ok. Envoyez une photo/descriptif…
Et je reçois ça :
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Bizarrement à la photo, j’ai su. Me demande pas pourquoi. La photo m’a juste fait craquer : le contexte, la petite maison, la nature. Je ne pourrai l’expliquer. 3 secondes après, sans lire le descriptif (bravo!) j’appelais : je veux la voir !!!
Vu que j’avais vraiment eu un coup de cœur sur la photo, j’ai tout de suite eu peur de la déception, donc je me suis dit : c’est la dernière que je visite. Après je passe en mode « investissement locatif ». Je n’avais donc absolument rien à perdre.

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Qu’on se le dise, cette maison au départ était aux antipodes de ce qui me faisait rêver. Mais vraiment : vitrage simple façon vitrail, des murs à fleurs, une cuisine vert bouteille et orange DDE, une chambre rose à fleur verte et sol bleu, un couloir avec un sol PVC orné d’un magnifique… bonbon en PVC(?), un salon avec un mur à motifs vert caca d’oie tout vilain et… moisit. Couloir (2)Le mur du couloir orné d’une fresque représentant des raisins, une salle de bain complètement absurde : se laver les mains en ayant les pieds dans la douche, ça reste pourtant assez invraisemblables, surtout avec pas moins de 11 carrelages dedans, un jardin digne d’une forêt plus que d’un jardin Et le mieux de tout : elle était hors budget.

Bref. Les probabilités pour que j’aie un coup de cœur étaient… improbables.
Et pourtant, en y mettant les pieds, je m’y suis sentie… chez moi. Sereine. Apaisée.
Je m’y suis toute de suite projetée : là il y aura la cuisine, là le salon, le canapé, la TV là. Hop ici un petit hamac, là le barbecue. Ce mur et celui, hop, ça dégage, là, telle couleur, là, tel carrelage. Non seulement j’étais chez moi, mais je projetais déjà le comment j’allais la transformer…
A vrai dire, tout s’est fait sur un ressenti… D’ailleurs, quand je visitais une maison qui était susceptible de me convenir, j’allais toujours visiter le village, regarder sur Internet ce qu’il y avait autour etc. Là, rien. La maison en elle-même m’a fait craquer. En rien, elle n’était comparable à mon 1er coup de cœur… mais j’y ai vu des points positifs que l’autre n’avait pas : jardin beaucoup plus grand, l’accès au village (l’autre était perchée sur une colline avec des routes en lacets interminables, plain-pied).
Gros hic. Elle était à 40K€ au-dessus de mon budget….
Oui 40K€, madame.

Je suis rentrée. Avec les travaux, les estimations en ligne et le nombre de visites effectuées je savais qu’elle était bien au-dessus du prix du marché, mais aussi du prix « en l’état ».
J’ai rappelé l’agent et j’ai fait une proposition… 40k€ en moins. Il m’a dit que j’étais irréaliste et qu’il était bon commercial mais pas de là à casser 3 pattes à un canard.
Je lui ai fait son argumentaire : j’ai passé une partie de la nuit à rédiger un mail du pourquoi autant en moins. La copie des estimations en ligne, la liste des travaux, les prix estimatifs, bref. La totale.
J’étais détendue. Je ne m’attendais à rien, du moins j’essayais d’être raisonnable… car 40K€ c’était surréaliste, j’étais la 1ère à le savoir. D’ailleurs je cherchais déjà des produits pour l’investissement locatif…

Le lendemain il m’a appelé : « vous m’avez rendu exceptionnel ».
Je n’ai pas compris de suite. Aucune réaction. Il a du me prendre pour une débile. Du coup, pendant 10 minutes il a essayé de me convaincre que oui ça avait été accepté.
Je ne savais pas si je devais rire, pleurer, le croire ou pas.
On s’est revu et il m’a expliqué que cette maison appartenait à un monsieur antillais qui la louait. Ce monsieur était décédé… et sa femme et ses enfants ne voulaient plus de cette maison car ils ne voulaient pas s’occuper des futurs locataires, ni même que la maison pourrisse des années en étant inhabitée. Autrement dit, ils étaient pressés de s’en débarrasser…

Avril, je signais mon compromis. S’en est suivi pas mal de merde : le volcan Eyjafjallajökull qui fait des siennes (tu conviendras quand même que c’était le truc improbable!) et fout le bronx dans les avions et donc dans le courrier, j’arrive à avoir tous les papiers en temps et en heure par un miracle…
ma voiture déclarée épave la veille de la signature, des problèmes de papiers à cause de l’héritage de la famille vendeuse pas terminé et qui remette en question la vente de la maison une semaine avant (j’avais déjà posé mon préavis!).
Mais finalement, le 1er juillet 2010, j’entrais pour la 1ère fois dans la maison en tant que « propriétaire ». Ma maison.
Et malgré toutes les galères qui ont suivies, vous savez quoi ? Je n’ai aucun regret…

Ou comment l'assurance va plomber mon Noël…

red umbrella protecting house from rainEt voilà, les choses sont dîtes.
J’ai donc déclaré un dégât des eaux dans ma maison en date du 29 septembre suite aux catastrophes naturelles touchant la région de l’Hérault.
Ca aurait pu être simple. Très simple.
Une catastrophe naturelle => un dégât des eaux => un expert => des travaux => un remboursement.
Et bien non! C’était sans compter sur ma poisse internationale (connaissez-vous un désenvouteur, non parce que là, les emmerdes, je commence à sérieusement en avoir ma dose !)

Nous sommes le 13 décembre. Et rien.
Alors déjà, il m’a fallu 15 jours de bataille pour qu’un expert daigne bouger son cul dans ma maison. Motif ? Ah mais il y a eu une catastrophe naturelle vous comprenez, vous n’êtes pas prioritaire.
Ah bon, pourtant, il me semble que je fais partie des sinistrés alors qu’on m’explique… d’autant plus, j’ai la moitié de mon toit qui a lâché. Concrètement, à chaque nouvelle pluie, je prends l’eau un peu plus.
Bien sûr, j’ai fait mettre une bâche… Mais une pauvre bâche face aux éléments naturels et surtout aux épisodes cévenols récurents ces derniers (pluies diluviennes, vent) ne fait pas le poids du tout et se barre régulièrement.
Finalement, j’obtiens gain de cause et Pépère se pointe (j’aime à penser que si j’avais pas fait des pieds et des mains je l’attendrais encore le zinzin!). Il regarde à la volée pendant –allé, montre en main- 2minutes 46 secondes et sort sa calculatrice « magique » comme il dit.
Ah pour être magique elle l’est !
Alors : surface de la maison que multiplie des plaques de BA13 et de la laine de verre.
Allez. Grossièrement : 3800euros.
Moins la franchise. 3600.

Hum.

Je tique.
Ne serait-ce que pour refaire le plafond du salon les devis que j’ai, tournent autour de 3500… Alors, la maison complète, en incluant la laine de verre…. Ça me parait vraiment chaud patate l’histoire, mais Monsieur m’explique gentiment qu’il ne faut pas pousser mamy dans les orties et que je dois m’estimer heureuse d’avoir déjà une si belle somme.
Mouais. Soit.
Et d’en rajouter une couche : « certains ont tout perdu« . Certes. C’est vrai aussi, mais il ne connait pas l’intégralité de ma vie, et c’est typiquement le genre d’arguments, venant d’un pro j’entends, qui m’irrite. Effectivement je n’ai pas tout perdu, mais je paye une assurance comme tout le monde. Point. Ce qui ne m’empêche pas d’être consciente de ceux que d’autres ont perdu.. D’ailleurs, j’ai été une des 1ère a aider et à être solidaire.
Bref. Techniquement, et pour rentrer dans les frais, (je cite monsieur) : « en le faisant vous-même, vous vous en sortez largement ».
Ah.
Et de rajouter « en plus avec un forfait, pas besoin d’envoyer de justificatifs à l’assurance, donc de la paperasse en moins ». Tu m’en vois ravie, mais franchement, je préfère me faire chier avec de la paperasse et être remboursée à un niveau décent. « Ah mais euh, je ne pourrais  pas le faire moi-même… » « Oh vous trouvez quelqu’un au black, un p’tit billet et c’est réglé« . J’insiste pas, de toute façon sa décision est prise. Bref. J’ai clairement pas mon mot à dire.
Donc conclusion de l’entretien, je dois moi-même refaire mon plafond et mon isolation solo. Wouaw.
J’ignorais que cela était donné à tout le monde de refaire son plafond comme qui rigole. Tient, je me demande même pourquoi il y a des artisans alors !

Et puis, j’ai beau retourner la chose dans tous les sens, entre le matos, la location d’un camion (parce que X plaques de BA13, clairement ça ne passe pas dans une 206 hein), la location d’un machin pour surélever les plaques etc… J’ai déjà passé le cap des 3000euros. Sans compter l’effort physique, le pourcentage de risque de se foirer (va faire un plafond parfaitement de niveau toi quand tu es débutant !) etc.
Je passe sur le fait qu’en plus techniquement ça m’est physiquement impossible, dixit les névralgies. Bref. C’est du foutage de gueule. Je fulmine.

Et puis que dire de la non prise en charge du toit… et du mur ?
J’appelle l’assurance qui me répond texto : « ah mais pour le mur il fallait lui dire ».
Euh. C’est son métier ou le miens ? Je lui ai dit, je lui ai même montré, et quand bien même : une tache d’humidité sur 2m sur un mur neuf, on ne voit que ça. Quoi, il aurait encore fallu que je peigne une énorme flèche sur mon mur pour qu’il daigne la prendre en compte ? II faut vraiment être con et le faire exprès pour ne pas le voir…
De toute façon, il m’a répondu que « ça n’était qu’un détail« . Un détail de 2m donc. Chacun sa notion du détail ma foi :

tache humidité

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Mieux, l’idiot bête n’a même pas pris de photo, et du coup l’assurance chouine à la tentative de fraude de ma part.
La blague : il ne fait pas son taf, je suis accusée. Retenez-moi je vais en tuer un !

Parallèlement on me maintient que mon toit ne sera JAMAIS pris en compte (pour des raisons que j’ai déjà évoquées par là) et surtout, leurs conseillers font preuve d’explications pire les unes que les autres.
Je n’ai rien lâché. J’ai cherché et cherché sur la toile à la recherche de failles… et c’est ma propre assurance qui m’a ouvert la porte… Grandiose! Je trouve donc sur leur site un formulaire à remplir en cas de (je cite) « dégât lié à un événement climatique majeur » avec en tout petit en dessous « faisant état d’un arrêté ministériel ». (J’en ai 2 des arrêtés, facile). J’ouvre ledit document dans lequel il mette une liste de ce qui a été touché. Dedans, la toiture en bonne place. Oh putain, l’aubaine. Forcément, je remplis le doc, et je leur envoie (en A/R).

catnatASSURANCE

Et derechef, j’envoie un autre courrier avec A/R aussi, non agressif mais très clair concernant les dommages, photos et toutes preuves à l’appui :
– LEUR formulaire avec dans la liste des dégâts : le toit
– Les devis de ma toiture AVANT la catastrophe naturelle, disant que tout est OK sauf 2 tuiles à changer (et 2 tuiles situées à l’opposé de l’endroit ou le toit a lâché)
– La copie de l’article L125-1 du code des assurances au sujet des catastrophes naturelles « les dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l’intensité anormale d’un agent naturel lorsque les mesures habituelles à prendre pour prévenir ces dommages n’ont pu empêcher leur survenance ou n’ont pu être prises ».
– La preuve de l’intensité anormal de l’agent naturel PLUIE avec :
– Bulletin météo citant mon village comme un des 2 villages les plus touchés,

reccordpluie– Des extraits de journaux avec interview de témoin de 90ans de mon village expliquant n’avoir jamais vu ça de leur vie, un autre expliquant que le toit de l’école et de la boulangerie de mon village se sont aussi effondrés….
les 2 arrêtés ministériels de catastrophe naturelle,

– Et toute une tripotée d’autres preuves accablantes.

J’y explique sur 4 pages (ouais, j’étais grave inspirée) que prendre les gens pour des cons, ça va 5min et je rajoute quelques pages sur leur mauvaise foi. Evidement.
Si si, je vous jure j’ai réussi à écrire tout ça diplomatiquement. Ca m’a pris une journée… Bah ouais, plus j’écrivais, plus je m’énervais et déversais ma haine de leur société dans mes mots. Un énorme travail de patience.

L’assurance en accuse réception… et me donne l’aval pour faire les travaux vu l’urgence de la situation. Ce que je fais donc (et j’ai bien fait vu le nombre d’épisodes cévenols qui ont suivis !!). Je paye donc l’artisan avec les quelques économies que j’avais gardé pour finir les travaux intérieur de la maison, et être tranquille pour les cadeaux de Noël (ou finalement, comment se tirer une balle dans le pied. Bref).

J’ai passé tout le mois d’octobre et novembre à les appeler… et tout le long on me sort que mon dosser a été envoyé là, puis là, puis là, et encore là. Mais surtout, il n’est pas traité car visiblement tout le monde se rejette le bébé…. A chaque conversation, on me dit « je vais regarder votre dossier et je vous rappelle avant 18h ». Miracle, je n’ai jamais reçu un quelconque appel, donc tous les jours … forcément, je rappelle.
Excédée, à la dernière nana que j’ai eu et qui m’a sorti « je vous contacte avant 18h », j’ai demandé son nom. Surprise, elle m’a demandé pourquoi : j’ai été très claire (et très sèche!) ! Ca me coufle qu’on me prenne pour un pigeon. Et ça a fonctionné ; elle m’a rappelé –et ça n’est absolument pas une blague- à 17h58. Si si. Du foutage de gueule je vous dis…

Techniquement donc, c’est ma fameuse lettre de mécontentement qui bloque mon dossier. Le comble.
Apparemment je suis une des rares à pas lâcher le morceau, le tout avec un nombre accablant de preuves, du coup ça doit être le bronx derrière.
J’imagine bien les réunions : « bon qu’est-ce qu’on va lui dire à celle là parce que finalement, elle n’a pas tord, mais bon, raquer pour nos assurés, bof, ça fait des trous dans le budget ».

Je suis donc passée en « commission » 2 fois. Mon dossier est passé sur à peu près tous les services, et quand j’ai appelé hier, on m’annonce que mon dossier est reparti chez l’expert. Si si, le type a la calculette magique.
Mieux, on m’annonce que celui-ci risque de prendre à nouveau RDV avec moi pour constater les dégâts…

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Bilan : Après presque 3 mois, je reviens au point de départ à un détail près : depuis les travaux ont été faits, je n’ai plus aucune économie donc je suis bloquée sur les autres travaux et plus que serrée pour les cadeaux de Noël.
Merci l’assurance.