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[Bore out] Ou comment sombrer…

boOutre le fait d’avoir une patronne givrée (cf. Je suis devenue un chevalier sataniste), je rencontre une autre problématique, et pas des moindres : l’ennui au travail.
Je n’ai rien à faire de mes journées. Mais quand je dis rien… Ce n’est rien. Je n’ai même pas d’appels, pas de mail. Rien. Le vide. Si les quelques premiers jours je trouvais ça « cool » vu que ça me permettait de faire ma paperasse pour la maison, ce n’est maintenant… plus le cas. Depuis janvier la baisse d’activité a été conséquente. Mais quand mon collègue, le commercial a démissionné en février, ça a été … la dégringolade. Ma boss ne sachant absolument pas géré à perdu 11 clients sur 17. Sur les 6 restant, une lui a collé un procès, et 4 autres sont partis. Résultat, il reste une seule et unique cliente… et pour qui, techniquement il n’y a plus grand chose à faire, et pour moi : plus rien du tout.
J’ai déjà évoqué le problème avec ma boss qui me dit de « ne pas paniquer qu’elle va me trouver de l’activité ». Et là, ça se complique car elle « m’utilise » pour son autre société. Un secteur d’activité qui ne m’intéresse ABSOLUMENT pas, dont je n’ai rien à faire et pour lequel je n’ai JAMAIS signé. Mieux, pour moi qui suis dans la communication, je me retrouve à devoir lui faire des… factures. Et là pareil. J’ai une sainte horreur de ça. Ce n’est en plus pas mon job… ou comment me braquer en moins de 2.
Voilà donc ma vie professionnelle depuis février : 0 campagne de communication… 2 factures rédigées. J’ai dû traiter une 10aine d’appels, dont plus de la moitié était des erreurs. Et les mails, à part les « transférer », je ne fais rien d’autre. J’ai compté. 4 « vrais » mails envoyé depuis le 11 janvier. Imagine…
Cette situation me pèse… Je n’aime pas ne rien faire. Ne servir à rien. Être payée à rien glander. Si au début j’ai pris mon mal en patience en me raccrochant à l’opportunité du « CDI » sacro-saint-Graal de nos jours, j’en suis rendue à un stade où même ça… n’est plus suffisant. Mais si je démission : pas de chômage = grosse merde.
Autre problème : il est difficile d’en parler. Les gens ne comprennent pas, et tu te vois affublée de tout un tas d’arguments bidons « c’est génial d’être payée à rien faire, le luxe, blabla ». Non. C’est faux. Payer à rien faire, venir « faire semblant, attendre toute la journée en étant totalement inutile, c’est l’Enfer. Tu te sens inutile, tu te sens tel un parasite qui « profite » du système. Tu perds ton temps alors qu’il y a tellement de choses bien que tu pourrais faire… Sauf que voilà. Il te faut une rentrée d’argent pour vivre et que tu ne peux pas te plaindre car c’est honteux… avec tous ces gens au chômage…
Et toute la journée, 7h, tu dois trouver de l’occupation sans te faire « griller » par peur en plus, d’avoir des problèmes alors que tu n’y es pour rien. Car oui, toute la journée je suis sur Internet, je lis, je tweete, je fais des mails, je cherche du boulot. J’attends, je compte. Je regarde l’heure encore et encore. Je pense, je réfléchis.
Je m’ennuie les amies. Je me fais chier comme un rat, je cogite, je tourne en rond. J’ai les yeux rivés sur l’heure qui n’avance pas… mais voilà, même si elle le sait, si elle me « choppe » elle est aussi en droit de me virer car il est interdit d’utiliser le PC à titre personnel. Et cela pour « faute ».
La boucle est bouclée.

Lundi j’ai craqué quand elle m’a demandé de faire une facture à un client en quadruplant le montant sous prétexte qu’il avait « l’air riche ». Un nœud dans le ventre, la gerbe. Elle me donne la nausée. Toute ma haine de son être et sa façon de faire n’aurait pas assez de vocabulaire en langue française -pourtant si riche- pour traduire ce que je pense d’elle. Elle est infâme, hideuse, honteuse. Elle ment aux clients (de l’autre boite) « nous avons une 20aine de clients », elle ment aux stagiaires « j’ai viré le commercial » (qui a démissionné surtout!). Elle ment en permanence. Elle me raconte sa vie, ses histoires de cul dont je n’ai absolument rien à branler, elle ponds des idées d’abruties consanguins, elle arnaque, elle pille, elle détruit les gens. Elle est tarée. Elle se prend pour une princesse (c’est le terme qu’elle a utilisé : je suis la patronne, je suis une princesse, les hommes doivent se plier à moi). Elle exècre les gens, les considère comme des merdes… Elle refuse de discuter ou travailler avec des gens qui sont « inférieurs » à bac+5 (j’utilise encore ses termes) mais elle écrit des mails bourrés de fautes honteuses « creyiez » (du verbe croire), « j’ai bien PRIX note »… De faute ou de lapsus révélateur ? Elle ne pense qu’au « fric », au « pognon » (ses termes). Elle ne parle jamais d’argent… et me parler de « piquer un peu plus de thune » à tel ou tel client.
fuckElle est à gerber. Je ne peux plus. J’ai qu’une envie c’est lui cracher à la gueule, la baffer, lui vomir mon dégoût pour sa personne, mon dégoût de ce type de personnage que je n’arrive même plus à considérer.
Bref. J’ai craqué et je me suis à ma formation dans le cadre de ma reconversion pro…. Un grand moment de suspens car j’ai un stage à faire, un présentiel d’une semaine aussi, et ça n’est pas compatible avec mon boulot actuel car mes vacances y sont imposées (4 semaines sur 5). La formation est sur 13 mois. Hors, à ce rythme, je doute pouvoir tenir … 13 mois dans mon taf. Malgré tout ça reste un CDI… Si indispensable de nos jours et tellement rare (Hollande si tu me lis!)
Ça me fout les chocottes, et en même temps je sais au fond de moi que si je ne trouve pas une issue, ou un autre objectif dans ma vie, je vais droit dans un gouffre. J’ai vécu l’extrême inverse. J’ai tenu 2 ans avant de m’écrouler. Il est absolument inenvisageable que je revive la même chose. Cela fait déjà 4 mois et je sens déjà que je m’effondre, que j’en ai déjà pris le chemin… Je me lève à reculons, la boule au ventre, je dors mal, j’arrive en retard (j’ai l’excuse des bouchons ouf!), j’oublie les clefs du bureau (acte manqué bonjour), je bois café sur café pour me tenir éveillée car je m’endors littéralement sur mon écran. Je sens au fond de moi que ça hurle… Je deviens antipathique avec mes collègues (de l’autre société) qui n’y sont pour rien (mais qui savent). Bref. Ça pue. Ça pue, ça pue.

C’est « marrant » la vie… Tu peux traverser tout un tas d’épreuves : décès, recèle successoral, retard de chantier avec malfaçons, te retrouver à la rue, séparation, annulation d’un mariage, harcèlement de ton ex, te taper 2700 bornes de bagnole en une semaine, la voiture en rade, les névralgies faciales, les problèmes divers et variés (changement d’adresse, perte de CB, alarme de la maison qui s’éclate toute seule) etc. (ma vie résumée depuis février là), et réussir à avancer sans sourciller avec la pêche et le moral… et puis tu as le « petit » truc, la « cerise », qui parait simple à gérer au commun des mortels mais qui devient pour toi… un truc insurmontable. Pourtant, c’était le seul truc stable dans ma vie : le CDI… Et paradoxalement, c’est devenu le truc qui a fait péter tout mon équilibre en éclat.
La vie est surprenante. L’Humain aussi…
J’espère n’avoir pas fait de connerie. A vrai dire, j’ai juste pris la décision en avance sur mes projets car c’est quand même une décision mûrement réfléchie sur le fond.
J’croise les doigts…

Société qui joue avec la loi : que faire ?

indexIl doit exister des profils type de « victimes ». Lors de la journée consacrée à la violence faite aux femmes, j’ai vu plusieurs témoignages de femmes qui semblaient à chaque rencontre tomber encore et toujours sur des hommes violents. Je me suis demandée : pourquoi ? Existe t-il quelque chose dans leurs mots/attitudes, de l’ordre de l’inconscient, qui les rendent plus « vulnérables » et incitent ces tarés à les « choisir »?
Je me pose la question, car j’ai l’impression de vivre la même chose à titre professionnel. Après avoir vécu le harcèlement moral une 1ère fois et avoir fini en burn-out, licenciée comme une sous-merde, me voilà à nouveau dans une société où les pratiques sont « borderlines ». Tant d’un point de vu juridique, que sur la façon de faire de ma boss.
Plus les jours passent, et plus j’ai l’impression de revivre certains moments, certaines phrases, certains comportements.
Pour le coup, dans cette boite où je suis actuellement, c’est quand même plus fourbe. Néanmoins, il y a des choses qui se recoupent.
Par exemple, faire réaliser aux employés des choses qui ne leurs incombent pas. En ce moment, je suis censée faire de la vente, réaliser des contrats, et travailler en même temps pour une 2nde société. Rien de tout ça ne faire parti de mon job (communication) et rien n’est écrit dans mon contrat (j’ai signé pour une boite, pas l’autre).

Dans le même style, on me demande de réaliser des projets… surréalistes, comme monter une rencontre entre chefs d’entreprise. En moins d’un mois avec 500 présents (et sans budget bien sûr). J’ai réussi à négocier le délai (après la fin de mon CDD … Pas folle la guêpe ;)); pour le budget elle va facturer mon taf sur l’autre boite… Ça en dit long.
Vu que nous sommes une société récente et sans trop de réseaux, elle m’a demandé d’utiliser les fichiers clients de … nos clients, sans leur dire. Ce qui est totalement illégal. Et que bien entendu, je ne ferai pas. Elle m’a aussi demandé de faire appel au miens (notamment car j’ai bossé dans un média), j’ai pas insisté : mais c’est juste, hors de question. Idem, elle s’est mise en tête de faire venir son réseau, donc inviter ses collègues de son bord politique (et qu’eux!) : racistes bonjour.
Je lui ai dit non, mauvaise idée. « Ah bon pourquoi ? » Comment dire ? Outre les idées de débiles, associer une société à un parti politique est toujours contre-productif à un moment donné. Et au delà de ça, je REFUSE de bosser dans une boite qui affiche ses idées politiques. Quelles que soient celles-ci (et encore plus quand ce sont des propos racistes !!!!). A vomir! (quand j’écris ça je peux pas m’empêcher de me dire que les mois qu’il me reste vont durer une éternité!).

Autre chose improbable, elle m’a demandé de mettre sur nos supports de communication, les logos de nos partenaires (propriété intellectuelle). Ça pourrait être normal, sauf qu’ils ne sont pas partenaires et ne savent probablement pas que notre boite existe. Il va de soi que je n’ai aucune autorisation de leur part et pour illustrer mon propos, je parlerai juste de « logo du gouvernement ». Je lui ai dit, expliqué que les logos du gouvernement faisant en plus l’objet d’une charte ultra pointilleuse (pour avoir déjà dû le faire dans des conditions de VRAI partenariat). Mais non. « Ça nous donne de la crédibilité »…. Pour combien de temps .. ? Là est là question. Je ne l’ai toujours pas fait. Et ne le ferai pas.

Pareil, elle a voulu que je bosse pour un gars qui a fait faillite en France, qui avait des dettes qui se comptaient en million d’euros, à qui elle a conseillé de ré-ouvrir une boite en Espagne et foutre ses comptes en suisse. Tout ça dans le milieu fiscal en plus. Ce monsieur n’a jamais donné suite. OUF.

Encore un pont commun : ne pas être reconnu dans son job : autrement dit, elle m’impose ses choix en termes de communication alors qu’elle m’a embauchée pour ça vu qu’elle n’y connait rien. Elle va donc dépenser 2/3000 euros pour de la publicité qui ne lui servira à rien… puisque ce type de média n’est pas le bon pour notre « cible ». Je lui ai dit, elle a argumenté, j’ai contre-argumenté. Aucun écoute. Elle a décroché son téléphone devant moi et fixé un RDV pour acheter cette campagne. Et bien sûr qui se colle à la négociation ? Moi. Ça risque d’être compliqué puisque pour moi, il n’y a AUCUN intérêt à mettre en place ce genre de campagne. Une fois de plus, je ferai ça en « freestyle ».

Encore un autre : nous refaire faire 25 fois la même chose car elle est désorganisée. Du coup, elle confirme un RDV, oubli, demande à mon collègue de le faire. Oubli. Et me demande à moi de le faire. Ou comment perdre du temps et de l’efficacité. Souvent on se retrouve à faire des choses qui ne nous incombent pas car elle a « pas eu le temps » (=oublier). Là, elle doit mettre en place un logiciel. Seule elle a les identifiants… elle ne l’a toujours pas fait donc nous on est bloquée et tout à fait normalement : « vous vous en êtes occupés? »
Autre pratique étrange : 1 mail pour 3. Ça me dérange vraiment comme pratique : 0 confidentialité des dossiers, on ne sait pas à qui les mails sont adressés, bref. C’est n’importe quoi.
J’ai réussi à négocier des mails perso. On l’a fait, elle devait s’occuper du sien, je lui ai donné les docs, et devant un client (car le gars a envoyé des mails qu’elle n’a jamais reçu) me dit : « vous l’avez fait pour moi? ». « Non, vous deviez vous en occuper, vous m’avez demandé les docs, ça fait 15 jours qu’ils sont sur votre bureau ». Suite à ça, elle a essayé de le faire et n’a soi-disant pas réussi…. J’ai retrouvé les docs sur mon bureau pour lui faire…. N’ayant pas ses identifiants…. Ça me fait penser qu’elle veut embaucher une secrétaire qui répondra aussi à ses mails perso car elle considère que c’est une perte de temps. Et de fil en aiguille, je repense à une autre anecdote, on doit convaincre des chefs d’entreprise de venir à une réunion sur un sujet sensible (dépression quand ils sont en faillite). Donc j’évoque la problématique du choix des mots pour ne pas les braquer. Sa solution ? Leur dire qu’ils viennent à une réunion lambda, et leur faire la « surprise ». En terme éthique, je trouve ça… minable.

Au-delà de ça, elle fait un autre truc qui est condamnable : utiliser des financements publics dédiés à des projets, monter les dossier dans ce sens, mais les utiliser pour d’autres projets… et donc faire des faux. Mais, ça, ça n’est pas mon job. C’est celui de mon collègue. Cela dit, le sachant… c’est véritablement quelque chose qui me pose un problème de conscience. J’ai d’ailleurs vu un article sur le sujet où justement, ils disaient que ces fonds là étaient trop souvent utilisé à autres choses et qu’il fallait envisager de contrôler un peu pus.

En plus de tout ça, il y a plein d’autres choses qui nous font de plus en plus tiquer. Elle a déjà fait faillite une fois, elle a eu des refus (2) de financement des banques (bien qu’elle soit, soi-disant, issue de ce milieu!) sur ces 2 boites (dont une est en pleine croissance). Assez étrange non ?
Elle ne s’est entourée que de personnes chelous. Du type une associée… que mon collègue a topé en flagrant délit de fraude. Après recherche on a découvert qu’elle avait été condamnée… Sursis, amende de près 800K euros, rejetée en rappel, interdiction d’exercer. Bref, la totale. Vu que ça commençait à jaser, notre bosse l’a viré et crache sur elle. Sauf qu’elles étaient amies… elle ne pouvait pas ignorer ça.
Étrangement, elle fait une énorme fixette sur tout ça, le milieu juridique etc. … elle est en procès avec toute sa famille, en procès avec son ex-mari, son ex-associé, son ex-salariée et un client.

A coté de ça, elle ment ouvertement aux clients, aux gens qu’elle rencontrent et ce devant nous, ce qui nous met dans des postures de ouf. On apprends les choses en live « ah bon on fait ça aussi ? ». Ce après quoi elle me dit que je dois prendre de l’assurance. De l’assurance, j’en ai, mais pas quand on ment aux gens, qu’elle leur vends du rêve et du n’importe quoi. Je ne sais pas faire. Et surtout, ça ne m’intéresse pas.

Elle est aussi très… impulsive. De 11 clients, il nous en reste que 3. Elle s’est engueulée avec tous, sans JAMAIS se remettre en question. C’est toujours eux qui ont un souci… soit d’alcoolisme parce qu’elle l’a vu boire une bouteille de vin en soirée, de drogue, de narcissisme de çi, de ça. Tout le monde a des problèmes sauf elle. Ce n’est JAMAIS de sa faute… Et vu de l’extérieur, sincèrement, hormis une cliente qui a vraiment merdé, les autres n’étaient pas en tord. Le top c’est qu’elle les pourris vraiment genre « marchand de tapis », « profiteur ». Tous les termes qui pourraient finalement s’appliquer à elle même. Pareil pour nos partenaires (les vrais ce coup-ci) qui appliquent avec nous des tarifs préférentiels. Elle ne comprend pas. Ce sont des « parasites », « profiteur » car ils nous font payer… alors qu’aux clients elle dit « tout travail mérite salaire ». Hum. C’est une femme de paradoxes permanents. Tout est comme ça…

Autre pratique qui, personnellement, me choque : quand elle parle des clients, elle parle de « fric » et « pognon »… Une mentalité que j’exècre… Là, on une cliente qui fonctionne bien, donc on doit trouver un moyen de « gratter un peu de fric ». Bref. Vous voyez l’genre?
Elle commence aussi à dériver sur ses propos, pas sur moi, mais sur mon collègue en se moquant « gentiment » de son coté tête en l’air et naïf… et ça, pour moi, c’est le début du harcèlement moral ; c’est comme ça que ça avait commencé dans ma précédente boite : par l’humour, pour ensuite faire de ces « critiques » les pires défauts du monde et le retourner professionnellement à son désavantage.

pElle nous parle aussi de son expérience pro et ses formations, et s’en rajoute chaque jour. En clair, elle a tout fait, mais on ne trouve aucune trace. Depuis 15jours, elle m’a appris qu’elle avait suivie une formation dans une de mes spécialités. C’est sorti comme ça au milieu d’une conversation avec justement un mec spécialiste dans ce domaine ; elle ne m’en avait jamais parlé avant. En fait, c’est comme si elle voulait être au même niveau voire plus forte que tout le monde. Sauf que… Chacun sa spécialité. J’ai essayé d’en parler avec elle de cette formation justement, et sincèrement, il est impossible qu’elle ait faite car elle n’y connait rien.
Elle a une grande spécialité : vendre le job de mon collègue et le miens aux clients. Sauf qu’elle ne connait pas nos tafs, donc on se retrouve à faire des choses… inutiles. Par exemple pour moi, elle leur vend systématiquement mes compétences en newsletters… sauf que madame a acheté un fichier de 10000 contacts à même pas 40balles. Autrement dit, un fichier complètement bidon. De fait, quelle que soit le mail que j’envoie, il n’y aucun résultat (forcément) et du coup, je me prends les retours clients pas contents… Quand à mon collègue, lui, il doit les faire payer pour ça. Je ne parle même pas des logiciels que je dois utiliser… qui ne sont pas adaptés du tout. Mais là encore, aucune écoute.
Dans le même genre, elle veut standardiser mon taf : vendre à tous les clients des packs mails. J’ai beau lui dire que c’est bidon et que selon la structure c’est totalement… inutile, j’ai beau lui dire que mon taf, c’est justement la personnalisation, rien à faire.

Allez, une dernière pour la route. Nous avons assister à une conf d’un de nos partenaires. 60 personnes présentes ; elle a été la seule à interrompre 25 fois la conférence avec des questions… complètement impertinentes et hors sujet. A la fin elle a été les remercier d’avoir brossé son portrait pendant la présentation…. Ils n’ont jamais parlé d’elle. Ils ont juste parlé du profil type des chefs d’entreprise : elle est persuadée qu’ils se sont basés sur elle. Bref. Le monsieur m’a mis la main sur l’épaule en me faisant un petit sourire de circonstance qui voulait tout dire : je me suis barrée prétextant un coup de fil. Je ne peux plus faire semblant.

Ceci est un très gros résumé de la situation.
Encore quelques mois à tirer. Je cherche bien sûr ailleurs … J’ai posé ma candidature pour ma formation et j’attends une réponse, mais je ne peux pas rester dans une société aussi… véreuse. J’ai peut-être une ouverture à la fin de mon contrat pour repartir dans la vente. Ça ne me fait pas rêver mais je préfère vendre des slips kangourous que de bosser dans une société pareille.
C’est là aussi que l’on se rend compte des limites du droit français qui ne permet pas de solutions rapides dans ces cas-là (malheureusement de plus en plus fréquent). Si la loi française était plus « ouverte » quant aux démissions, il y a longtemps que je serai partie. En septembre en fait. Malheureusement, si je le fais, je perds 4 mois de chômage… Sachant que ma femme est sans emploi (quelques extras par-çi, par-là), cela devient compliqué. Il y avait aussi la possibilité de démissionner et faire un procès, mais le temps que tout se mettre en place, je vais me retrouver sans rien non plus, et financièrement ce n’est pas possible.
On a aussi penser à la dénoncer anonymement, mais vu qu’on y est encore, on a peur de faire parti des dommages collatéraux car on est persuadé qu’elle nous fera évidement porter le chapeau. Et comme elle est rodée sur les procès : aucune trace écrite. Aucun mail, elle n’utilise même pas le numéro de tel de la boite. Elle nous dit tout oralement….
Bref. Le truc sans fin.

Pour celles et ceux qui se posent la question:

  • Je n’ai rien fait d’illégal jusque là. Juste une action borderline. Techniquement mon collègue a organisé un événement avec son asso. Elle m’a demandé de récupérer le fichier des invités pour balancer une pub. Je lui ai dit : interdit sans accord (opt-in pour ceux qui connaissent). J’ai eu l’accord de mon collègue (écrit) m’autorisant à le faire sur le fichier qu’il avait préalablement trié. Je lui ai bien expliqué ce que cela induisait, le fonctionnement des opt-in, je lui ai fait lire la loi et lui ai envoyé par mail. Il a été OK malgré tout (car elle lui a mis la pression pour trouver du contrat il faut dire). Bref. C’est parti en cacahuète car la 2ème organisatrice l’a su. La boss a rattrapé le coup.. d’ailleurs à ses yeux la fille qui a fait scandale est un parasite ; ma boss lui a fait du chantage, et du coup ça en est resté là. De ce jour là, pour moi c’est terminé. Même petite action, c’est mort : je ne ferai pas (elle a qu’à me licencier, ça m’arrangera!!).
  • Deuxième point important, tout ça me pose vraiment un énorme problème,et il est évident qu’une fois que je serai partie (et mon collègue aussi!), je la dénoncerai anonymement… Je ne peux pas laisser passer ça. Pour l’heure, je veux juste que nous sortions de là sans laisser de plumes.

Si d’ailleurs, vous avez des solutions…. ?

Quand rien ne va…

11204919_1118540651495673_1612436230896147968_nJe ne déserte pas le blog, mais je dois avouer que les récents événements m’ont pas mal affecté, et la prise en charge de la succession (curatrice, notaire etc.) ne m’aide pas à me rebondir.
En fait rien ne m’aide.
Au boulot aussi c’est une catastrophe, et ne parlons pas de ma chérie, qui suite à mes problèmes à décider de retrouver ses parents et refuse dorénavant de se marier sans la présence de quelqu’un de sa famille…
Mais je vais rester pour aujourd’hui sur mes déboires pro.
Çafait quelques temps déjà que le fonctionnement de ma boite me pose problème et clairement à ce jour, la société est déjà en perdition.
Le commercial qui n’a pas été formé et qui sort de l’école peine à trouver des contrats…
Résultat la « boss » le pourrit toujours plus, et j’avoue ne plus supporter ni admettre la chose : dans son contrat, il y avait de la formation (2mois) qui n’a pas été respectée : alors venir cracher dessus maintenant. Bof.

De mon côté, c’est guère mieux. On me balance des clients sans me prévenir… qui appellent et me disent que « ça » et « ça » et « ça » sont prévus. Je passe pour une abrutie car je ne suis au courant de rien… mieux j’ai découvert que ma boss leur mentait : je serai donc en charge du marketing de sa 2ème boite et, nous aurions une société en Bretagne.. bref.

Au-delà de ça, elle m’avait autorisée à changer de logiciel pour la création de mes campagnes … j’ai donc opté pour un logiciel pas trop cher mais pertinent. Vu qu’on ne rentre pas d’argent, me voilà à retourner sur le logiciel qu’elle avait choisi au départ et qui est une réelle catastrophe : aucune fluidité, impossible de reprendre les trames (donc je dois tout recréer à chaque fois ! Vive la perte de temps) ; et pour couronner le tout sur ma dernière campagne, gros gros plantage…. je n’ai donc aucune donnée chiffrée résultant de mon action et donc je suis dans l’impossibilité de rendre des comptes à ma cliente… qui du coup gueule !
Ma boss qui n’y connait absolument rien m’impose des choses absolument aberrante, et malgré le fait que je lui ai expliqué, elle n’en démords pas. Me voilà donc à envoyer le même mail aux mêmes clients tous les 15 jours. Ou comment vider son fichier client en moins de 2!
Quand je lui redis « non, mais faut positiver Mazelle », ce à quoi j’ai répondu un « non, faut être réaliste madame », resté sans réponse.

Très motivée à développer son business, elle m’a acheté un fichier client : 50€ pour 10000 contacts. Ou comment faire bannir son mail et classer sa société en SPAM. Et surtout être sûr que le message ne passera jamais : vu le prix, il est à mon avis très loin d’être qualifié.
Dans la grande lignée, la voilà qui s’en prend aux clients… aux partenaires… à nous. Elle est tendue comme un slip.
Mieux. Nous défendons des sociétés auprès des banques. Elle a 20ans de carrière dans ce milieu-là et étrangement la demande de financement qu’elle a faite pour l’évolution de notre société a été refusée… 2 fois. Pour quelqu’un qui connait les rouages et les coulisses, je trouve cela… déroutant voire… dérangeant. Surtout que pour nos clients, ça passe à chaque fois…
Des casseroles ?
Hum je (enfin nous) commençons à nous poser des questions.

Autre chose qui m’a choquée, c’est la gestion de mon absence. Vu que je suis partie à l’arrache pour l’accompagnement de ma grand-mère, rien n’était préparé et c’est mon collègue qui a repris mes dossiers… je l’ai aidé à distance au maximum, mais ça n’est pas son métier et j’avais la tête ailleurs. Du coup, il a fait une énorme erreur pour laquelle il s’est fait pourrir…
Ma boss lui a reproché de faire mon boulot alors que c’est elle même qui lui a demandé de reprendre mes dossiers. Et ça, je l’ai en travers… vraiment.
Je me suis excusée auprès de lui, j’ai chopé ma boss pour remettre les pendules à l’heure ; mais elle ne s’est jamais remise en question par rapport à ça et nous « accuse » d’avoir perdu un client pour mauvaise gestion… la blague !
Dans le même genre, elle m’a fait comprendre que j’allais vendre mon travail. Or ça n’est pas mon métier, ni mes ambitions et ça ne faisait pas parti du deal…
On n’a fait une tentative qui s’est soldée en échec et m’a valu des remontrances. Mais comme je lui ai dit : « ça n’est pas mon job ».
Légalement je ne sais pas trop comment le gérer mais sur mon contrat de travail, il n’est pas écrit la nature de mes missions… En revanche, je sais que partir d’un CDD est une tannée.

Pour couronner l’ensemble, j’ai une cliente qui s’est plaint de mon taf soit disant inefficace. Forcément j’ai été convoquée, mais pas de bol pour elle : je connais mon métier et surtout j’ai pris l’habitude de « verrouiller » mon taf de sorte à être inattaquable. Alors forcément quand j’ai avancé les preuves et explications de mon taf et que j’ai avancé à ma boss que ma cliente mentait… tout le monde a été surpris. J’ai été claire : la cliente ment et fait du black. Il n’y a AUCUNE autre explication possible.
Au final, ma boss a pris les devants avec mon dossier à l’appui : j’avais raison sur toute la ligne. La cliente a menti, a fait du black, l’objectif fixé a été multiplié par 8, mais en prime grâce à mes campagnes, elle a réalisé son plus gros chiffre mensuel en 6ans d’existence. Mais voilà. Madame a les boules de payer ma société… donc elle a foutu ça au black et chouine de ne pas avoir de rond. Un recadrage a été fait, mais travailler avec elle maintenant pour moi : bof.
Le problème est qu’elle n’est pas un cas isolé. Nos missions sont tellement floues pour le commercial et moi qu’on patauge. Et malgré des discussions et discussions avec la boss : pas moyen de comprendre. Elle tourne sa veste, s’attaque aux clients, nous dit de faire ça et oubli donc nous dit de faire autre chose, pour revenir au point de départ.

Avec mon collègue -avec toutes ces histoires- on s’est vachement soudé. Lui comme moi on se soutient et essayons de se dépatouiller de toutes les situations merdiques que l’on rencontre : aucune organisation, aucune consigne, aucune validation, rien.

Et lui comme moi, on a énormément de doutes… La seule différence est que lui arrive à vivre tout ça avec du recul. Moi non. Du coup, ça commence déjà à affecter mon sommeil, et vu la période que je traverse, cela ne m’aide absolument pas …
Bref. Tout ça pour dire que cette ambiance (et surtout le mensonge)… je ne peux pas. Je ne peux plus.
10353118_711248585598241_2297459390909246453_nMon corps me le fait payer : les névralgies sont revenues en grande pompe et autre découverte : je perds mes cheveux par poignée. Dans tous les cas, l’idée d’atteindre mon intégrité physique pour un job : c’est mort. Définitivement mort. Tant pis pour le CDI qui le tendait les bras à la clef… mais je ne signerai pas.
A ma dernière réunion avec elle, elle m’a clairement dit que mon temps de travail serait divisé sur ses 2 boites. Il n’en n’a jamais été question… et moi, sa 2ème boite ne m’intéresse absolument pas. J’dirai même pire, c’est un secteur qui me rebute. Idem, il faudrait que je travaille avec un gars qui a fait faillite, a une dette énorme en France… et à qui elle a demandé de recréer une société en … Suisse. En terme légal, je pense qu’il y a une énorme zone d’ombre là-dessous. Alors bien sûr, légalement mon contrat me protège, mais cela ne protège mon intégrité morale. Et ça, ça me dérange.
Pour l’instant, je suis toujours sous le coup d’un CDD qui me lie pieds et poings à elle. Je me suis renseignée : si je démissionne, elle peut m’attaquer, mais surtout, je passe à la trappe des aides de Pole Emploi… Et vu que ma chérie ne trouve pas de contrat non plus, c’est juste inconcevable.
Je suis donc à nouveau « prise au piège ». J’ai ce sentiment de vivre un cycle sans fin dès qu’il s’agit du taf… et surtout de me retrouver toujours dans les plans foireux.
12108109_1182475361764825_842058008366386828_nAu-delà de ça, j’ai postulé la semaine dernière à un cdi en urgence car l’offre me plaisait (et obtenir un CDI est ma seule possibilité de casser mon CDD sans conséquence), mais mon CV n’était pas à jour ; malgré ça ils m’ont recontacté 3 fois : pour mes dispos, un cv à jour et un dossier de candidature. C’est loin d’être fait, si ça marche (le dossier de candidature) et seulement si, il y aura alors un entretien téléphonique avec le cabinet RH et ensuite un entretien avec la société.
J’ai l’impression d’un parcours de combattant, mais surtout d’être passée de la postulante « à l’arrache » à « je joue ma vie ».
Je ne m’emballe pas de peur d’être déçue mais intérieurement je bouillonne. Cette offre est devenue en l’espace de quelques jours ma seule issue possible… Autant vous dire que la pression monte.
… Je ne suis pas croyante, mais j’avoue avoir même pensé à mettre un cierge à l’église. Juste au cas où. On ne sait jamais.
En attendant, je n’ai plus qu’à croiser les doigts et espérer que la roue va se remettre à tourner car j’avoue à avoir de plus en plus de mal à tout encaisser sur tous les fronts…

Réapprendre à vivre ?

dreamstime_xs_25570440_liberteVoilà ma leçon du moment : réapprendre à vivre, à m’organiser, à gérer, à apprécier les petits bonheur –quels qu’ils soient– de la vie, claquer la portes au nez à mes démons.
Ca n’a l’air de rien, mais passer d’un emploi où :
– Tu te fais du 11h/jour en moyenne pendant 3 mois de l’année – excluant ainsi toute vie sociale/affective/familliale
– Que les 3 autres mois, tu ne bosses que les week-ends
– Que les 6 autres mois, tu es au chômage
– Que tu n’as absolument AUCUN planning, aucune horaire fixe (vu que tu ouvres et restes ouvert en fonction de la fréquentation de la rue)
– Que ton salaire n’est pas fixe : 3 mois de jacpot, 3 « normaux » et 6 d’allocation
– Que tu n’as pas de pause (tes patrons qui te zappent)
– Que tu n’as aucune considération humaine
*Liste non exhaustive*

à
– Du lundi au vendredi de 9h à 18h avec 2h de pause
– Des vacances (des « vraies vacances » bordeeeel <= non, je réalise toujours pas)
– Un salaire fixe
– Une patronne hallucinément humaine (Mazelle, vous avez envie de faire le pont ?)

Et bien, ça à l’air simple, mais c’est loin d’être simple. J’entends par là que je ne crache absolument pas sur la chose, mais j’ai vécu pendant presque 4 ans un rythme de vie de débile, sans compter la boite d’avant où c’est parti en cachuète. Aujourd’hui me voilà confrontée à un rythme « normal » et à une patronne humaine ; ça peut prêter à sourire, mais certains automatismes ont la vie dure, et je me fais l’effet d’une enfant devant des « tout-petit rien ».
J’arrive chez moi à 19h et il y a une chose fabuleuse : j’ai le temps. J’ai le temps de vivre, de glandouiller, de m’occuper. J’ai le TEMPS.
Vous n’imaginez même pas à quel point c’est merveilleux. Bon j’dois l’admettre j’ai encore du mal à assimiler la chose, alors sur mon agenda, j’écris tout ce que j’ai à faire. Par peur de… manquer de temps. C’est idiot non ?
Ahah, les joies de passer d’un extrême à un autre.

Les week-ends ? Même si je n’arrive pas à me mettre en tête que le week-end je ne bosse pas et que je fais donc ce que je veux (clairement j’arrive pas à pogrammer quelque chose, j’accepte les sorties à la dernière minute), je me surprends là encore à … prendre le temps. Prendre le temps de faire les courses (j’avais une sainte horeur de ça avant), prendre le temps de m’occuper de mes chiennes (qui sont maintenant des pots de colles version +++), le temps de faire à manger, le temps de lire, le temps d’écrire. Ca peut paraître con, mais j’ai même le temps de m’épiler (ouais, avant c’était rasoir : tout activité « extras » m’obligeant à rogner sur mon temps de sommeil. Alors entre des baobabs et dormir, j’ai choisi).
Allez, sourions encore. J’ai accepté de me rendre à un anniversaire en Aout. Le truc qui ne m’était pas arrivé depuis des lustres. J’ai dit oui, mais j’avoue que j’arrive toujours pas à réaliser que j’irai, et surtout qu’à ce moment là, je serai en « vacances ». Vacances, un terme que j’avais complètement sorti de ma vie du reste.
Là, non seulement j’ai des vacances, mais en ayant un salaire fixe : on peut prévoir. C’est bête comme chou non ?
Du coup, pendant mes vacances (3 semaines), je me suis fixée un objectif (vu que tout mon entourage est en saison, il faut que je m’occupe!) : finir la salle de bain de ma maison. C’est une petite pièce. On avait déjà acheté une partie du matos. Me reste 2-3 trucs à prendre, et hop. Let’s go.
Tu imagines toi, qu’avant, tout l’argent qu’on gagnait en saison (le « jackpot » des 3 mois) étaient placés pour nous aider à « tenir » l’hiver. Et quand je dis tenir… c’est même pire que ça : par exemple la période de Noël devenait limite anxiogène : les cadeaux et tout le bazar, même si on faisait attention, nous plombait financièrement. J’peux te dire que les nouilles au mois de décembre, on connaît par coeur.
Dans ces conditions là, tu l’auras compris : aux chiottes les vacances. C’est pas compliqué, en 4 ans, on ne s’est même jamais fait un petit week-end à 2. C’est fou quand on y pense : mettre sa vie entre parenthèse à cause d’un emploi.

Mais bon. Ainsi va la vie. Je suis bien heureuse d’avoir eu cette opportunité. Je suis heureuse de réapprendre à vivre : prendre le temps, prévoir, anticiper, profiter. Je suis heureuse de ressentir à nouveau cette sensation de séreinité. Ca ne fait que 2-3 jours que j’arrive à « lâcher prise sur le boulot », c’est à dire : une fois sortie, on n’y pense plus. A croire qu’à force de me le répéter, ma boss a fini par me le faire assimiler : « demain il fera jour, là maintenant, c’est votre vie privée qui prend le dessus » (quelle merveilleuse philosophie non?)
J’espère sincèrement que tout ça va durer et surtout que je n’oublierai pas ce que j’ai vécu et qu’ainsi que je saurai apprécier -comme une gamine- toutes ces petites choses, ces petits plaisirs, encore très longtemps.
J’ai bien sûr encore quelques caps à passer. Ma boss a senti que j’avais encore des points de blocages et même si mon boulot lui convient parfaitement, elle a senti que j’avais encore du mal à m’affirmer. J’ai eu notamment une problématique avec un client. Rien de grave. J’étais juste sûre d’avoir raison, mais -foutu manque d’assurance (doublé il faut le dire, par le fait que je suis « nouvelle » dans la boite)- je n’ai pas su lui dire (du moins « comment tourner la chose » : arrondir les angles, y aller cash ? ). Bref. Vraiment rien de grave. Mais ça m’a turlupiner. Je me suis montée le chou toute seule, et bonjour la boule au ventre/la remise en question Vieux démons de merde.
Du coup, au bout d’une heure, j’ai fini par aller voir ma boss et jouer la transparence. Ni une ni deux, elle m’a dit de ne surtout pas me remettre en cause.
f74071ec-8876-11e1-8700-3c3bd463b087-493x328Elle le connait depuis longtemps, elle connait le personnage et m’a expliqué que ça n’était pas la 1ère fois qu’il tentait d’accuser les autres alors qu’il était responsable. Clairement il est toujours dans le jus donc quand il ne s’en sort pas, il use de pretexte à la con.

Elle m’a dit de me détacher de la situation, que je n’avais rien à me reprocher, et qu’elle allait s’en occuper car elle ne supporte pas qu’on mette ses employés en porte à faux : « pas la peine de vous mettre la pression, vous venez d’arriver, votre réaction est complètement normale. Je connais votre histoire (NDRL. harcèlement moral et physique), je l’ai vécu, je sais très bien que vous devez être dans le stress là ; mais il ne faut pas : soufflez, je m’en occupe et croyez moi, il ne vous fera plus le coup sinon c’est « merci bonsoir et on trouvera d’autres clients, ce n’est pas ce qui manque alors on ne va pas s’embêter la vie avec des gens qui ne se donnent pas les moyens d’avancer honnêtement. Et puis dîte vous bien que bientôt vous ne connaitrez plus ce genre de situation. Grâce au coaching, vous ne vous ferez plus jamais marcher sur les pieds. Ni professionnellement, ni personnellement. Et même si un jour vous avez un client vraiment casse-couille, soyez tranquile ; c’est moi qui interviendrait : il est hors de questions que mes employés viennent travailler dans le stress et l’angoisse à cause d’abrutis. Lâchez prise : vous ne jouez pas votre vie. C’est un boulot, ça fait parti de votre vie mais ça n’est pas à ça qu’une vie se résume ».
On a continué à discuter.
Initialement j’aurai dû commencer le coaching à la rentrée, mais vu les états dans lesquels je mets pour des conneries, elle m’a dit que ça l’embêtait de me voir stressée alors qu’il n’y avait pas lieu, et surtout qu’elle trouvait dommage que je n’ai pas conscience de mes compétences (et que du coup, vu que je n’ose pas, je me pose des limites toute seule). Elle m’a donc demandé si je serai plus sereine si je commençais plus tôt que prévu. J’ai accepté.
Le coaching est pris en charge par la société… Et comme elle m’a dit : sur mon temps de travail car pour elle, un employé bien dans sa peau, c’est la base, et ça fait parti intégrante du poste. Un salarié bien dans sa tête sera performant. Idem : je ne dois pas m’inquiéter du nombre de séances : ça « c’est ma partie », et « je me fous de payer 10, 20, 30 séances, tant que vous, vous venez travailler avec envie et plaisir ».

Même en l’écrivant j’ai encore du mal à réaliser tout ce qu’il m’arrive, cette opportunité en or, cette humainité que je suis en train de vivre. C’est tellement énorme, beau et magnifique vraiment putain de vieux démons de merde. que j’attends la « couille ».

Bref. J’espère que tout ça va durer et que toutes les perspectives qui s’ouvrent vont porter leurs fruits. Mais surtout, sur du court terme, j’espère déjà une 1ère chose : réussir à aller au boulot sans cette petite boule au ventre.

Pas à pas… je me reconnecte à moi-même, je renoue avec des valeurs majeures que je croyais disparues ou en voie de disparition, notamment le Respect.

Pas à pas

Première journée de ma nouvelle vie…

982dc4a4760bcb471e290055e0d485d7Aujourd’hui, j’ai donc fait ma « rentrée professionnelle ».
Un grand moment qui a soulevé beaucoup d’angoisses et m’a valu une nuit quasi blanche (1h30 de dodo) et une crise de spasmo dans la salle de bain ce matin. Oui. Une nouvelle journée, une nouvelle vie et même si je ne suis pas d’une nature stressée, ma dernière expérience pro dans « mon » métier c’était soldée par les Prud’hommes pour : licenciement abusif (pendant un arrêt maladie), harcèlement moral (HM) et physique. Je ne reviendrais pas dans le détail, mais rien n’était légal là-bas : du contrat, au bulletin de salaire, en passant par la lettre de licenciement. Mais ce sont surtout les séquelles du HM qui m’ont le plus détruite.
A force d’entendre qu’on est une sous-merde, on finit par y croire. Et ce même si j’ai prouvéé par A+B que l’on modifiait mes dossiers en douce, que l’on ne me transmettait pas l’info, qu’on envoyait des mails en mon nom sans me prévenir, qu’on changeait mes mots de passe pour que je n’accède plus à rien, qu’on me hurlait dessus en réunion pro devant 30personnes en me disant que j’étais une incapable, qu’on me poussait dans les couloirs… etc.
Je n’étais pas fautive. Je le sais. Néanmoins, ma confiance en moi a pris un sacré coup dans l’aile. Alors, revenir dans un poste avec un PC, un bureau, des collègues, dans mon domaine fût pour moi une PUTAIN d’angoisse.
11403137_10153364670355900_2254128194044139810_nMa 1ère journée est finie. Ouf. Je suis vivante.
Un peu cahotique vu qu’en plus de gérer des clients, notre entreprise est toute récente : tout est à mettre en place ! Le matériel que l’on a est provisoire (on attends nos vrais PC et bureau), ce qui fait que pour l’instant c’est un peu le système D : 2 traiteaux, un PC qui rame sa mère, une chaise en fer, pas de téléphone… Même pas d’adresse mail dédiée (à 3 sur une boite).
A cela s’ajoute le « beaucoup d’informations (partielles) » à assimiler… que mon collègue (juste sorti d’école et lui aussi en formation) doit me transmettre. Sauf… qu’il apprend, donc il ne sait pas. Je me retrouve ainsi à faire du mailing : sans fichier client, sans charte graphique, sans logo, sur des entreprises que je ne connais pas. Autrement dit, si on ne m’explique pas clairement les choses, je vais pondre des trucs hors-sujet (verdict demain!).
Reste un autre enorme problème de taille : le logiciel d’e-mailing. Très bien quand on fait du marketing « basique » : tu remplis les cases avec ton textes et tes images. Mais ça, moi … j’ai du mal. J’ai l’habitude de créer les trames de AàZ sans aucun préformatage ; du coup, je me retrouve confrontée à tous pleins de limites à la noix : les couleurs, les redimensionnages d’image etc. Je n’ai en plus aucun accès au code HTML… Citation-Positive-2Je ne peux faire que du lien hypertexte (quand on clique on atterit sur un site), mais pas de lien « mailto » (quand on clique ça ouvre ta boite mail avec l’adresse déjà rentrée). Pour un début, je vais tenter de me débrouiller, mais je trouve plus difficile de devoir se limiter… plutôt que d’avoir trop de possibilités surtout quand on a l’habitude de travailler comme ça (et j’en ai utilisé des logiciels d’emailing… on moins une 10aine. C’est la 1ère fois que je suis dans cette problématique!). Donc, je ne sais pas comment je vais faire, mais il faut absolument qu’elle change ce logiciel (je vais envoyer plus de 100aine de campagne d’emailing d’ici la fin d’année).

Voilà. C’est donc un bilan mitigé.
ramer-kayaking-4287108Le boulot peut être super intéressant. Les évolutions possibles sont au top. Pi soyons clairs : on ne peut clairement pas juger sur une 1ère journée… ni sur une 1ère semaine même si le début c’est un peu : sort tes pagaies et rame, et mon manque de confiance en moi joue clairement en ma défaveur. Mais ça va le faire!
Encore quelques jours et ça ira mieux 😉

J’y crois, j’y crois, j’y crois, j’y crois (<= méthode Coué)

J’vous ferai un topo d’ici un mois (je serais en vacances hihi)

Et puis, j'ai démissionné…

oiuComme il se doit, j’ai donc rencontré à nouveau la « dame au CDI », et tablant une fois de plus sur un des critère phare de la société –l’honnêteté– j’ai fait le choix de ne rien lui cacher de la situation actuelle.
Je suis sur le point de partir, mes patrons, bien qu’il n’arrivent pas à me sortir un salaire (quand tes patrons ne peuvent plus te payer), ont des reflexions/comportements que je n’accepte plus.
Que comptez-vous faire ?
J’ai 2 possibilités : la 1ère me laisser jusqu’au 1er juillet pour trouver un petit contrat histoire de m’occuper ou, si je ne trouve pas, nous avons calculé mon ami et moi que nous pouvions vivre sur un salaire (+mon complément chômage). De plus, ayant reçu ma subvention pour la maison, j’aurai de fait le temps de m’occuper des travaux.
Vous êtes sur de vouloir partir maintenant ?
Oui. A vrai dire, la situation dégénère. J’ai expliqué 2 fois les choses. Un de mes patrons la compends parfaitement, l’autre (qui est aussi qui le plus ma boutique) en a rien à secouer : il sort, se colle des races tous les jours, traine la patte pour venir travailler la semaine (magasin fermé, ou ouvert 3h dès fois le matin, des fois le soir). De fait, le week-end je ramasse les pots cassés : les clients pas contents car ils ne comprennent pas… et tout le ménage de la semaine (oui, parce que j’ai un patron qui ne sait même pas tiré une chasse d’eau! Ni rammasser les 31 cafards que j’ai dû aspirer).
Bien sûr, je n’ai pas dit les choses en ces termes, mais tout le fond y était.
Je vois un grand sourire sur son visage : « autant quand je veux quelqu’un je suis prête à attendre car il est évident que nous avons tous des obligations, autant savoir que vous êtes disponible dès maintenant, est, je dois l’avouer, une sacré opportunité, et j’en suis ravie ».
Et nous voilà à calculer les choses, le planning etc.
Pas de bol, je commence le 1er juillet, et j’enquillerai sur 3 semaines de vacances en aout (car fermeture annuelle). Enfin, pas d’bol, tout est relatif. La dernière fois que j’ai eu des vacances en été, en aout, j’avais 19ans… J’en ai 31 à présent. C’est dire.
Niveau salaire je serai en fin de formation, donc je repasserai sur une rémunération « chômage » car je n’aurai pas cumulé suffisament de droits. Mais vous savez quoi ? Je m’en fous. Je le sais. Ma femme et moi allons mettre des sous de coté d’ici là. J’ai un peu d’argent de coté. Et le jeu en vaut la chandelle car je débouche à la fin des « vacances » sur un CDI… J’en profiterai pour aller voir mes grands-parents que je n’ai pas vu respectivement depuis 4 et 5ans (été boulot/Hiver =financièrement bloquée). Vu que j’ai mes dates, je peux même prendre les billets de train dès maintenant (moins cher). Bref. Non, sincèrement, je n’y perds pas du tout
A la sortie du RDV j’avais donc ma fameuse « promesse d’embauche » et un sourire de ouf. Genre Colgate à coté c’est de la rigolade. J’étais euphorique… Chantage de musique débile dans la voiture. Envie de hurler ma joie.
Ce matin, j’ai dû annoncer la chose à mes patrons. Le 1er (celui avec qui j’ai commencé) était ravi : j’espère que tu as déjà signé, un CDI ça ne se refuse pas!. Le 2nd, celui qui du coup se retrouve dans la galère (pas de vendeuse, pas de connnaissance du mag etc.). Aïe. Mais tant pis. Donnant donnant. Il n’a pas voulu m’aider, m’a laissé ramasser ses cafards, tirer sa chasse, oublié 15 fois de me laisser une pause (et j’en passe). Maintenant, je pense à mon intérêt.
Comme m’a dit la dame du CDI (et vu que je vais être suivi par un coach exprès) : « à partir du 1er juillet, plus personne ne se mettra en travers de votre chemin. Plus jamais personne ne vous manquera de respect ».
Je revis.
Et je suis heureuse.