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Alors, savoir ce qu'on veut, c'est être désagréable & égoïste ?

fuckÇa fait plusieurs jours qu’entre ma collègue et moi c’est, disons, légèrement tendu.
Pour resituer, elle bosse dans la 2ème société de ma boss, une société de cuisine. Aussi, quand j’ai parlé de cuisine, assez naturellement, commander en passant par ce biais est apparu une évidence (prix coûtant pour du sur-mesure, haute qualité).
Bref.
Il se trouve que c’est ma collègue qui a géré.
Me voilà, sur demande, à venir avec mes plans de maison, pour choisir mes meubles etc.
Et c’est là que le drame arrive.
Je choisis une cuisine blanche avec un plan de travail foncé (façon bois exotique). Car… j’aime. Tout simplement. Mais au-delà de ça, le coté blanc donne un coté lumineux et le coté « bois exotique » rappelle l’ensemble des meubles que j’ai chez moi (Amérique du sud).
Problème, ma collègue n’aime pas.
Commence alors un looooooong dialogue de sourd où elle essai me convaincre de choisir autre chose : gris, ardoise, blanc, d’aller regarder au soleil le rendu blablabla Bref. Elle finit par me proposer un truc couleur pin. Le truc de vieux (de mon point de vue), et je finis naturellement par… m’agacer (ça a duré 4 jours!). Je lui fais donc comprendre un peu « brutalement » que NON, MON choix est fait, qu’elle peut dire ce qu’elle veut, je sais exactement ce que je veux. Qu’à l’évidence nous avons presque 30ans d’écart, qu’elle n’a jamais les pieds chez moi, ne connais ni ma disposition, ni mes meubles, ni mes goûts donc… FUCK.
Alléluia, je finis par avoir gain de cause (un comble!).
Malheureusement, ça aurait pu s’arrêter là, mais ce ne fût pas le cas. Pour absolument TOUS les éléments de ma cuisine, j’ai eu le droit à des « pourquoi », « mais ça ça serait mieux », du style : le lave-vaisselle.
Je n’en veux pas. Je n’en ai jamais utilisé, je n’en ai pas l’utilité, et puis j’ai une petite bicoque sympa, mais je n’ai pas la place pour 25000 choses. Le lave-vaisselle, pour quoi faire ? Je vis seule, au mieux à 2, on a toujours fait sans et miracle : personne n’est mort. Je ne suis pas handicapée non plus. Donc en théorie, je peux me démerder pour laver une assiette à la main.
Scandale « oui mais c’est plus pratique, c’est mieux, c’est si »
Je t’explique : tu as un mari, 2 mioches, une belledoch et un énorme problème au bras ; je peux comprendre qu’un lave-vaisselle soit utile. Mais pour moi, ça n’est pas le cas. « Et quand tu auras des potes à la maison ? » Bah je ferai comme tout le monde… de la vaisselle en plastique !
« Ohhhh mais ça ne se fait pas de recevoir les gens comme ça »
Et putain je t’emmerdeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee
Le top c’est le « mais quand tu auras des gosses, comment tu feras ? » Euh…
J’ai des enfants là ?
Non
Je suis enceinte ?
Non
J’ai parlé d’avoir des enfants prochainement ?
Non
Est-ce que tu sais si je vais rester avec elle ?
Non
Est-ce que tu sais si elle va emménager chez moi ou moi chez elle ?
Non
Est-ce que tu sais si dans 6 mois, 1an, 5ans, 10ans, j’aurais vendu ma maison ?
Non.
Tu imagines si tu dois aménager ta maison en fonction de ton futur à long terme?
Donc potentiellement:
– Je vais avoir des enfants; peut-être un. Peut-être 10.
– Je vais changer de taf,
– J’aurai plus de chien, peut-être plus qu’un ou peut-être 3,
– Je serai aussi à un moment vieille et probablement handicapée. Peut-être même handicapée rapidement.
– Etc.
Alors autant mettre de suite des rampes de sécurité, rabaisser les meubles, mettre des niches, acheter un berceau, mettre un ascenseur…
« Oh bah non quand même ».
Ah bah voilà. Donc pas de lave-vaisselle.
On n’est pas de la même génération, on a tous toujours fonctionné comme ça. Je vais pas me pourrir la vie à faire 3 tonnes de vaisselles pour aller bouffer 2 grillades dans le jardin MERDEEEE
Je finis après plusieurs heures à avoir gain de cause (pour MA cuisine! Un comble BIS repetita). Et nous voilà repartie sur le congélo/frigo. RE-scandale parce que je choisis un congèlo « conséquent ».
Je vis à 1h de mon taf. Donc je pars à 7h du mat’, je suis de retour à 19h30. Faire des grands repas tous les jours non. Donc il est vrai que si ça m’arrive, je congèle, question pratique, rapide et parce qu’après 8h de taf, et 120 bornes, non je n’ai pas envie de me faire des « petits plats ».
« Oui mais quand même c’est bien de se faire à manger blabla »
Et MERDE. Tu as un mari et 2 gosses qui peuvent le faire quand tu n’as pas la foi, et surtout tu habites à 1km de ton taf!! C’est à dire qu’en moins de 3min tu es chez toi, que tu te tapes pas la route, les bouchons, les feux etc. Donc oui, tu peux prendre le temps de faire à manger, de rentrer chez toi le midi refaire à manger, éventuellement préparer le soir. Et NON je n’ai pas la foi le soir, c’est comme ça. Et puis j’ai toujours eu horreur de faire la cuisine, alors avec la route en prime laisse tomber. Et puis c’est MON mode de vie BORDEL DE CUL A CHIOTTES
w5bw7gf3Je vous passe la négociation pour les tiroirs qu’elle voulait ABSOLUMENT me mettre car tu comprends, c’est plus pratique blabla ; pas de bol, je veux des placards et c’est comme ça basta.
Je passe sur la taille de mon égouttoir, pas assez grand pour elle ; sauf que quand je fais la vaisselle j’essuie de suite et range de suite, et ça fait, ouh la.. 17 ans que c’est comme ça.
Scandale sur la machine à linge dans la cuisine… car ce n’est pas sa place. Mais ayant une salle de bain de 110cm de large… euh, voilà quoi. J’ai donc eu le droit à un laïus « pourquoi ne pas le mettre dans la cabane au fond du jardin ». OK. Et tu me payes le plombier pour les raccords ? Parce que bon, j’ai des goûts, des envies, et j’ai aussi un budget à respecter quand même…
Je vous passe l’épisode de l’ilot « et pourquoi pas là » « et là ? » Et MERDE si je l’ai mis là, à cette taille là c’est parce que JE SAIS comment est foutu ma baraque ! Et si je veux pouvoir ouvrir la fenêtre ET la porte je n’ai pas 20000 solutions.
Je vous passe sur la tentative de négociation pour m’ajouter un épicier (et donc perdre 30cm), mais tu comprends « 30cm » c’est rien. Mais putain, 30cm quand tu as une petite baraque c’est ÉNORME. J’ai fini par lui dire : la cuisine c’est comme ça, comme je veux, ou sinon j’annule tout et je commande ailleurs. C’est bon à la fin quoi… Deux mois juste pour réussir à avoir ce que je voulais au départ. Tout justifier, argumenter alors qu’elle n’a jamais vu ma maison, qu’elle ne sait strictement rien, ni de mes habitudes de vie, ni ma maison, ni mon budget, ni rien. Merde à la fin.

Et puis le finish, la livraison. Précisé au dernier moment que c’était un SEMI-REMORQUE qui viendrait. Euh, dans mon village de 500 âmes ?! Il m’a fallu voir avec la Mairie parce que les camions sont interdits de passage normalement. Mais pour un déménagement je me dis qu’il doit y avoir des dérogations possibles. Bref ; ma collègue est venue 25 fois, à me suivre à la cafetière, à la pause clope et tout, pour me dire « alors ? sinon « j’ai telle solution ».
Mais PUTAIN DE MERDE en quelle langue je dois le dire ?!! Je vais pas opter pour une solution si il n’y a pas encore de problème ! (je comprends mieux pourquoi elle est blindée d’ulcères!)
Oui parce qu’en plus d’être envahissante, c’est quelqu’un qui insiste.
Tout le temps.
Pour tout. Et pas une ou 2 fois, non.
8, 9, 10 fois.
Et ça on est unanime au taf. On lui a TOUS dit (et on est 5!), même les clients lui disent. C’est juste INSUPPORTABLE de s’entendre dire les choses 20 fois, mais en plus de devoir justifier le « pourquoi du comment j’ai pris cette décision » pour qu’elle daigne arrêter d’insister.
Au final, après 3 jours OFF (quel bonheur!) j’arrive ce matin, à la bourre de 40 minutes. A peine 3 secondes après être arrivée (encore le sac à l’épaule) : « alors la mairie, va falloir me dire, mais tu sais c’est pour toi blabla, sinon on peut faire ça, ou ça »
Et là, gros craquage de ma part, j’avoue j’ai été limite limite, mais franchement, j’en peux plus.

Ok c’est pour moi mais tu veux que je la chie la réponse ?! Tu veux que je harcèle ma mairie matin-midi-soir ?! (j’ai des horaires décalées avec la Mairie d’où la grosse difficulté à les joindre). Finalement, quelques heures plus tard, j’ai la réponse, c’est OK, et là ma collègue de m’annoncer qu’en fait, ma boss a décidé la semaine dernière que la livraison se ferait autrement, et que de toute façon un semi avec 2 remorques ça le ferait pas.
C’est une mauvaise blague là ?

Elle me l’a pas dit avant parce qu’elle osait pas car je lui ai dit que j’annulerai la commande. Mais WTF ?
Bref. Au final, je me suis du coup… encore énervée, de fait, il parait que je suis désagréable, srutout dès qu’on parle de la cuisine (ah bon ?!! Et tu te demandes pas pourquoi ?!)… Bah putain, heureusement que j’ai pas dit le fond de ma pensée et que j’ai fait preuve de patience. Elle aurait vraiment vu ce que c’était d’être DESAGREABLE.

EnregistrerEt pour la blague, je vis la même chose avec la fille avec qui je suis. Autant en « live » tout va bien. Autant par message (on vit à 1h), c’est pas la même du tout. D’où mon billet…

J’ai reçu un SMS peu avant d’écrire ici, me disant « vu que tu t’es levée à la bourre, ce soir, au lit, un film et basta ». Euh… Non.
« Pourquoi non ».
Parce que c’est comme ça. Tu n’as pas à me dire quoi faire. Basta. Je n’ai pas à me justifier ou « obéïr » parce que tu as décrété que c’était mieux pour moi de regarder un film ; donc ce soir, je fais du tri ». (je précise que cet événement n’est pas un événement isolé… Ma réaction est liée au fait que tous les jours, j’ai le droit à ce genre de message « fais-çi, fais-ça, achète-ça, fais comme ça », toujours à me demander ce que je fais toutes les heures, à me demander ce que j’ai acheté quand j’ai fait mes courses ; ça cumulé à ma collègue ou à mon père, qui depuis qu’il est à la retraite n’arrive pas à concevoir que j’ai des horaires de boulot et que donc 1. je ne suis pas joignable H24. 2. Je ne peux pas tout faire en même temps)
Réponse « ah bah si tu te sens d’attaque, d’accord alors« . Mais d’accord de quoi ? J’ai besoin de son accord en plus ?!!
J’ai pas épilogué. J’ai même pas répondu. Ça m’a gavé.

Non mais les gens, arrêtez quoi. Arrêtez de dire aux autres, faut faire, faire ça, faut faire comme ça. PERSONNE n’a la science infuse. PERSONNE n’a la vérité absolue. Et je suis mieux placée que quiconque pour savoir ce que je veux pour moi (du coup, je suis taxée d’égoïste… hum »). J’ai plus de 30ans, je sais prendre des décisions, faire des choix, mes erreurs m’appartiennent et si j’en fais je les assume. Je suis pas contre quelques conseils, mais pitié, arrêtez de toujours vouloir vous mêler de tout et prendre les décisions à la place des autres.

Mouais. Après réflexion, peut-être que je deviens conne et aigrie
Bref. Demain est un autre jour hein !

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Demain, c'est journée OFF. Youpi !

Demain, journée OFF.

Oui, lecteur, lectrice, t’en a rien à carrer, mais moi ça me fait plaisir de le dire, le répéter, le voir, l’écrire. Ça a un p’tit côté jouissif (bah quoi ?!)
Cela dit, demain, c’est journée marathon aussi… Histoire de rattraper 2 mois de shopping – quoi, moi une fifille ? Que nenni- (d’autant que je déteste ça, rappel : bref, j’ai fait du shopping)
Donc non, pas de shopping « fringues », quoique faut que j’y aille de toute façon (vive les changements de saison, le travail en bord de mer, le vent à décorner tous les cocus de France, le froid, le chaud bref, les joies de la météo) ; ça sera donc shopping chaussures (bah ouais, j’ai tué 3 paires cet été !!) et surtout à rester debout entre 8 et 16h par jour, j’ai les pieds disons, légèrement douloureux… tout pas beaux (2 grosses patates avec des knackis au bout)

Et puis, j’vais aussi aller faire un devis cuisine… J’me tate entre IKEA (j’aime pas le côté labyrinthe obligatoire : J’ai testé pour vous : IKEA un samedi) ou Confo (je crois que je n’y ai encore jamais rien acheté)….

Et enfin, je vais aussi acheter mon futur lit ; Et pas des moindres : CE lit [BUT – 239 euros]…



J’avoue, j’ai eu un petit coup de cœur. J’espère qu’il en reste. Il est en promo jusqu’au 19, alors autant en profiter.

Alors, vous en pensez quoi ?

J’ai testé pour vous : IKEA un samedi

ikea2Dans mon acharnement à vouloir trouver la LA cuisine de mes rêves, j’ai eu l’idée folle d’aller à Ikéa. Sauf que, j’ai eu cette révélation un samedi… Si j’avais su… Ouh la, j’y aurai repensé à 2 fois.
Bah ouais, on ne réfléchit pas toujours.

Bref, au départ, on est vraiment enthousiasmé… on a repéré 3-4 cuisines sur leurs zupers catalogues online, on a des rêves pleins la calebasse,  limite la  gougoutte de bave au coin de la lèvre en se projetant dans sa future contemporraino-supero-hightech « kitchen » (ouais, en anglais ça sonne mieux)
Et puis là, il se passe un truc bizarre.

Tu réalises….


Hum

T’es à la sortie de l’autoroute, au dernier rond-point qui te sépare de ton pseudo fantasme culinaire… Et là, LE déclic… tu commences à maudire ton cerveau d’blonde…

Putain, on est samedi ! **#m¨¨=_’à »è(é) !!!

Trop tard.
Plus de machine arrière possible, t’es embringué dans l’bôzar… Tu fulmines ; mais il te reste quand même ce minim espoir de choper THE cuisine. Alors… tu t’y raccroches, désespérément, tel un chien à son coin-coin pouic-pouic.

Tu commences à avoir le regard qui s’illumine en voyant le magique panneau « entrée » se dessiner à l’horizon ; mais ce que tu ne sais pas encore à ce moment-là, c’est qu’il va te falloir pas moins de 20minutes pour faire les 15m qui t’en sépare….

Et puis, au bout de ce quart d’heure sans fin ENFIIIIN (yeah et ça rime)… tu l’as franchi. Tu scrutes alors l’horizon : des voitures, des voitures, plein de voitures… Tu te croirais chez un concessionnaire taille XXL, mais non… Bienvenue dans l’antre du parking d’Ikea.
2010_02_24_ikea_crise_google
Après une 30aine de minutes à faire du manège entre les différents niveaux, et avoir admiré la variété du parc national des voitures françaises… tu trouves enfin un p’ti trou pour y glisser le cul de ta 206. Ouf.
Tu crois que le marathon est fini ?
Mouarf. J’ai envie de te dire que tu peux te fourrer le doigt dans l’œil.

Jusqu’au coude.
Maintenant il te faut traverser le bazar à pied… Ikea ici a ça de génial : c’est qu’il y a des fuites de partout. Je n’ai pas besoin de vous préciser qu’il pleuvait. Aussi, tu joues à saute-mouton entre les grosses flaquasses et comme ne t’es pas une « super » sportive t’es très vite essoufflée. Mais va reprendre ton souffle dans un nuage de gaz d’échappement toi.

Enfin, tel Ali baba, tu te réjouis d’avoir finalement atteint la caverne aux 1000 trésors.
Sésame, ouvre-toi !

Ah mince. Ça ne marche pas comme ça ?
Bon bah faisons comme ces milliers de fourmis assoiffés de « dimanche montage-meubles- en kit » : Entrons.

En tant que communicante, je ne peux que souligner l’intelligence du concept marketing du grand suédois. Ils arrivent à faire rentrer des milliers de gens dans un espace confiné, entièrement penser pour  provoquer l’achat, créer un (faux) besoin et susciter des envies (bizarres). Et ce sans que personne y voit à redire.

Tu rentres et t’en prend déjà plein les mirettes : des décos, des bibelots, bref. En quelques secondes, tu vois déjà la moitié du magasin chez toi… et tout un tas de décos auxquelles jamais t’aurais pensé seul.
Et c’est stratégique… Vous connaissez la petit histoire, des cailloux et du sable ? (ICI) Bah Ikea c’est pareil : les gros meubles au début, les petits trucs après. Si t’as pris du gros, lourd et encombrant, t’as forcément d’la place pour un p’ti bioubiou ramasse poussière quelque part.
ikeaMais par-dessus tout, ce que je trouve fabuleux, c’est qu’ils ont réussi à « prendre au piège » des gens, et que personne n’en ait réellement conscience.
Bah oui, t’as déjà essayé de sortir d’Ikéa en cours de route ?
C’est impossible. Quand t’es rentré t’es OBLIGE de suivre le circuit qu’ils t’ont intelligemment imposé…. Et si tu t’perds ils ont même prévu un point de ravitaillement (un vrai marathon j’vous dis !!), mais aucune sortie en cours de route.

Autre fait intéressant, la population que tu y trouves… alors certes, y’a des gens qui cherchent des meubles. Mais la grande majorité est là pour « se balader ». Fabuleux.
A mon époque (non, je ne suis pas si vieille que ça pourtant !!) on se baladait, on allait à la mer, en forêt… Maintenant c’est « et si on allait à Ikéa » ?!
Le côté exotique de la Suède probablement…
En quelques secondes et pour pas un rond t’es projeté ailleurs – quelques minutes de semblant de vacances dans nos semaines trop speed : des décos exotiques et colorées, des inspirations aux 1000 saveurs, des mots en une langue que tu ne comprends pas… Dépaysement garanti.
Et comme en vacances, ça doit être « fun » et « décontract », tu trouveras sur ta route, subtilement disséminé dans cette foire d’empoigne:
Des p’tits malins qui pensent que faire le chemin à contre-sens c’est plus fun (non non, même pas les gosses !!).
Des gosses qui eux, se croient dans une maison de poupée géante (dinette compris) devant le regard admiratif de leur parent « c’est bien mon fils : casse encore quelques assiettes, saute sur le fauteuil… à la maison c’est interdit : profite !! »

Bref.

Tu viens de passer le 1er étage.
T’es vivant !

Alléluia.

T’es épuisé, fatigué. Ton Q.I se rapproche dangereusement de celui d’une huitre échouée sur la plage, mais tu poursuis. (De toute façon, t’as pas le choix).
Note : l’emplacement de la cafeteria est quand même vraiment super stratégique.

Encore une fois, tu ramperas, tu te démèneras pour ENFIN trouver l’objet de ta convoitise. Le rayon cuisine….
Nom d’un glaire de bulot !! ça y est !!!

Comme tout bon client hyper conditionné dans ton piège tu prends alors ton p’tit crayon et ton bout de papier et tu tentes une énième fois  – tel un bon vieux doryphore qui jubile devant sa patate enfin trouvée- de te frayer un chemin pour accéder aux étiquettes, auxquelles bien évidement tu ne comprendras rien, pour noter un mot entre 2 coups de coude : « factum abstrakt ».
T’as tellement bataillé, t’es tellement out qu’en l’inscrivant, tu te dis avec cette référence tu pourras aller la voir en « mieux » sur leur site Internet. Tu te rends compte de l’absurdité de la chose….
Tu viens lamentablement de capituler.

Tu te décides à te diriger vers la sortie… Bien sûr, sur ta route tu croiseras encore : la petite fille qui fait semblant de jouer la maman et prépare à diner pour son mari (bah ouais, les gosses sont hyper conditionnés dans les clichés), la famille qui s’extasient devant une cuisine énormissime et qui joue à Tétris pour tenter de faire tenir 30m² de meuble dans leur F1 de 15m² (bah oui, c’est une réalité française la question du logement), le couple qui s’engueule parce que tu comprends : « un meuble de 30 cm à côté de la fenêtre, ça ne laisse que 2cm de marge… et ça va pas ! Réfléchis un peu chéri voyons » (ah y a donc pas que moi qui ait un Q.I d’huitre !!).

Tu vois alors de la lumière devant laquelle se trouve un amas de gens étalés sur 200m… oh my god.
Et là tu te rends compte que c’est seulement la file d’attente à la caisse. Ouf.
T’as forcément un p’tit sourire au coin de la gueule… t’as rien acheté. La stratégie marketing Ikea n’a pas eu d’emprise sur toi… (oui mais, j’ai quand même des idées plein la tronche…)

Bref.

  1. J’ai été à Ikéa un samedi.
  2. J’ai trouvé le nom d’une référence
  3. Je suis séchée
  4. Je sais que je peux m’inscrire sans problème à kho Lanta
  5. Je dois sortir du parking………………………….
  6. Dans les bouchons, je rigole en me disant que certains vont passer leurs WE à monter un meuble en kit expliqué en suédois et pas moi.
  7. Je rigole moins en découvrant que « factum abstrakt » est la référence donnée  à 9 cuisines sur 10 à Ikéa. Jnuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut !!!

NB : Mais j’aime quand même bien Ikéa. J’irai m’y balader en semaine maintenant.

NB² : cet article n’est pas sponsorisé.

(RE)-MotivationS

Une éternité que je n’ai pas écrit, dis donc !! Vilaine Mazelle ! Pôooo bien !
(non pas taper sur les doigts !!)

Pour être honnête c’est une question de démotivation. Mes histoires de boulot empiètent sévèrement sur ma vie, et du coup j’ai beaucoup de mal à me focaliser sur autre chose … Ouais ouais, je radote, je sais. Mais bon, la meilleure preuve reste mon blog : à la base, il est censé être le « suivi live » de mon chantier mais il tend méchamment à devenir l’histoire de « puteries » professionnelles.

Enfin tout ça pour dire qu’il faut que j’me foute un bon gros coup de pied au c** car m’enfermer dans tout ça, c’est évident : y’a pas bon !
En reprenant un peu les choses en main j’ai donc préparé un planning des travaux pour la maison (quoi, ça fait juste QUE 6 mois que je me dis qu’il faut absolument que je planifie !). Bah voilà, c’est chose faite. Au moins, ça va m’aider à y voir un peu plus clair et me motiver un peu (et surtout éviter de m’éparpiller à droite et à gauche). Je suis partie sur des objectifs « bas » (histoire de pas me casser le moral si y’a des bugs). Donc, je suis partie du principe que je ne faisais des travaux que le samedi… Je n’ai inclus aucun RTT, aucun congé rien (même si je sais que ça sera l’occasion d’avancer). Comme ça, le moment T, je pourrais me dire « wouaw Mazelle, t’es en avance, tu t ‘es déchirée t’es trop forte » (quoi ? l’autofelicito-motivation c’est bien. Très bien).

Hier sur un énorme vent d’inspiration j’ai dessiné ma future cuisine… enfin ! J’ai trouvé l’idée qui réunissait tout ce que je voulais (et bon sang que je suis chiante !) : parement, lumière, briques de verre, bar US etc. etc. Je vous ferai partager ça prochainement. Faut que je remette ça un peu plus au propre, et que je trouve les bonnes cotes.

Je poursuis également mon idée de e-boutique et attend désespérément mon n° RCS… Bah ouais, il manquait des pièces : vu que je suis propriétaire, je dois le justifier. Donc ça traine, ça traine. Mais la motivation reste intacte : en en parlant à droite, à gauche, mes proches sont eux tous très « emballés » … J’ai envie de dire qu’ils y croient peut-être même plus que moi. et pour certains m’ont mêmes proposé un coup de main… Just perfect. Y’a plus qu’à ….

Enfin voilà voilà, tout ça pour dire que cet article inutile  mais explique un peu ces quelques jours de silence radio.
Allez et si vous êtes sage, demain un article sur « j’ai testé pour vous : Ikéa un samedi ! »