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[Bore out] Ou comment sombrer…

boOutre le fait d’avoir une patronne givrée (cf. Je suis devenue un chevalier sataniste), je rencontre une autre problématique, et pas des moindres : l’ennui au travail.
Je n’ai rien à faire de mes journées. Mais quand je dis rien… Ce n’est rien. Je n’ai même pas d’appels, pas de mail. Rien. Le vide. Si les quelques premiers jours je trouvais ça « cool » vu que ça me permettait de faire ma paperasse pour la maison, ce n’est maintenant… plus le cas. Depuis janvier la baisse d’activité a été conséquente. Mais quand mon collègue, le commercial a démissionné en février, ça a été … la dégringolade. Ma boss ne sachant absolument pas géré à perdu 11 clients sur 17. Sur les 6 restant, une lui a collé un procès, et 4 autres sont partis. Résultat, il reste une seule et unique cliente… et pour qui, techniquement il n’y a plus grand chose à faire, et pour moi : plus rien du tout.
J’ai déjà évoqué le problème avec ma boss qui me dit de « ne pas paniquer qu’elle va me trouver de l’activité ». Et là, ça se complique car elle « m’utilise » pour son autre société. Un secteur d’activité qui ne m’intéresse ABSOLUMENT pas, dont je n’ai rien à faire et pour lequel je n’ai JAMAIS signé. Mieux, pour moi qui suis dans la communication, je me retrouve à devoir lui faire des… factures. Et là pareil. J’ai une sainte horreur de ça. Ce n’est en plus pas mon job… ou comment me braquer en moins de 2.
Voilà donc ma vie professionnelle depuis février : 0 campagne de communication… 2 factures rédigées. J’ai dû traiter une 10aine d’appels, dont plus de la moitié était des erreurs. Et les mails, à part les « transférer », je ne fais rien d’autre. J’ai compté. 4 « vrais » mails envoyé depuis le 11 janvier. Imagine…
Cette situation me pèse… Je n’aime pas ne rien faire. Ne servir à rien. Être payée à rien glander. Si au début j’ai pris mon mal en patience en me raccrochant à l’opportunité du « CDI » sacro-saint-Graal de nos jours, j’en suis rendue à un stade où même ça… n’est plus suffisant. Mais si je démission : pas de chômage = grosse merde.
Autre problème : il est difficile d’en parler. Les gens ne comprennent pas, et tu te vois affublée de tout un tas d’arguments bidons « c’est génial d’être payée à rien faire, le luxe, blabla ». Non. C’est faux. Payer à rien faire, venir « faire semblant, attendre toute la journée en étant totalement inutile, c’est l’Enfer. Tu te sens inutile, tu te sens tel un parasite qui « profite » du système. Tu perds ton temps alors qu’il y a tellement de choses bien que tu pourrais faire… Sauf que voilà. Il te faut une rentrée d’argent pour vivre et que tu ne peux pas te plaindre car c’est honteux… avec tous ces gens au chômage…
Et toute la journée, 7h, tu dois trouver de l’occupation sans te faire « griller » par peur en plus, d’avoir des problèmes alors que tu n’y es pour rien. Car oui, toute la journée je suis sur Internet, je lis, je tweete, je fais des mails, je cherche du boulot. J’attends, je compte. Je regarde l’heure encore et encore. Je pense, je réfléchis.
Je m’ennuie les amies. Je me fais chier comme un rat, je cogite, je tourne en rond. J’ai les yeux rivés sur l’heure qui n’avance pas… mais voilà, même si elle le sait, si elle me « choppe » elle est aussi en droit de me virer car il est interdit d’utiliser le PC à titre personnel. Et cela pour « faute ».
La boucle est bouclée.

Lundi j’ai craqué quand elle m’a demandé de faire une facture à un client en quadruplant le montant sous prétexte qu’il avait « l’air riche ». Un nœud dans le ventre, la gerbe. Elle me donne la nausée. Toute ma haine de son être et sa façon de faire n’aurait pas assez de vocabulaire en langue française -pourtant si riche- pour traduire ce que je pense d’elle. Elle est infâme, hideuse, honteuse. Elle ment aux clients (de l’autre boite) « nous avons une 20aine de clients », elle ment aux stagiaires « j’ai viré le commercial » (qui a démissionné surtout!). Elle ment en permanence. Elle me raconte sa vie, ses histoires de cul dont je n’ai absolument rien à branler, elle ponds des idées d’abruties consanguins, elle arnaque, elle pille, elle détruit les gens. Elle est tarée. Elle se prend pour une princesse (c’est le terme qu’elle a utilisé : je suis la patronne, je suis une princesse, les hommes doivent se plier à moi). Elle exècre les gens, les considère comme des merdes… Elle refuse de discuter ou travailler avec des gens qui sont « inférieurs » à bac+5 (j’utilise encore ses termes) mais elle écrit des mails bourrés de fautes honteuses « creyiez » (du verbe croire), « j’ai bien PRIX note »… De faute ou de lapsus révélateur ? Elle ne pense qu’au « fric », au « pognon » (ses termes). Elle ne parle jamais d’argent… et me parler de « piquer un peu plus de thune » à tel ou tel client.
fuckElle est à gerber. Je ne peux plus. J’ai qu’une envie c’est lui cracher à la gueule, la baffer, lui vomir mon dégoût pour sa personne, mon dégoût de ce type de personnage que je n’arrive même plus à considérer.
Bref. J’ai craqué et je me suis à ma formation dans le cadre de ma reconversion pro…. Un grand moment de suspens car j’ai un stage à faire, un présentiel d’une semaine aussi, et ça n’est pas compatible avec mon boulot actuel car mes vacances y sont imposées (4 semaines sur 5). La formation est sur 13 mois. Hors, à ce rythme, je doute pouvoir tenir … 13 mois dans mon taf. Malgré tout ça reste un CDI… Si indispensable de nos jours et tellement rare (Hollande si tu me lis!)
Ça me fout les chocottes, et en même temps je sais au fond de moi que si je ne trouve pas une issue, ou un autre objectif dans ma vie, je vais droit dans un gouffre. J’ai vécu l’extrême inverse. J’ai tenu 2 ans avant de m’écrouler. Il est absolument inenvisageable que je revive la même chose. Cela fait déjà 4 mois et je sens déjà que je m’effondre, que j’en ai déjà pris le chemin… Je me lève à reculons, la boule au ventre, je dors mal, j’arrive en retard (j’ai l’excuse des bouchons ouf!), j’oublie les clefs du bureau (acte manqué bonjour), je bois café sur café pour me tenir éveillée car je m’endors littéralement sur mon écran. Je sens au fond de moi que ça hurle… Je deviens antipathique avec mes collègues (de l’autre société) qui n’y sont pour rien (mais qui savent). Bref. Ça pue. Ça pue, ça pue.

C’est « marrant » la vie… Tu peux traverser tout un tas d’épreuves : décès, recèle successoral, retard de chantier avec malfaçons, te retrouver à la rue, séparation, annulation d’un mariage, harcèlement de ton ex, te taper 2700 bornes de bagnole en une semaine, la voiture en rade, les névralgies faciales, les problèmes divers et variés (changement d’adresse, perte de CB, alarme de la maison qui s’éclate toute seule) etc. (ma vie résumée depuis février là), et réussir à avancer sans sourciller avec la pêche et le moral… et puis tu as le « petit » truc, la « cerise », qui parait simple à gérer au commun des mortels mais qui devient pour toi… un truc insurmontable. Pourtant, c’était le seul truc stable dans ma vie : le CDI… Et paradoxalement, c’est devenu le truc qui a fait péter tout mon équilibre en éclat.
La vie est surprenante. L’Humain aussi…
J’espère n’avoir pas fait de connerie. A vrai dire, j’ai juste pris la décision en avance sur mes projets car c’est quand même une décision mûrement réfléchie sur le fond.
J’croise les doigts…

Quand rien ne va…

11204919_1118540651495673_1612436230896147968_nJe ne déserte pas le blog, mais je dois avouer que les récents événements m’ont pas mal affecté, et la prise en charge de la succession (curatrice, notaire etc.) ne m’aide pas à me rebondir.
En fait rien ne m’aide.
Au boulot aussi c’est une catastrophe, et ne parlons pas de ma chérie, qui suite à mes problèmes à décider de retrouver ses parents et refuse dorénavant de se marier sans la présence de quelqu’un de sa famille…
Mais je vais rester pour aujourd’hui sur mes déboires pro.
Çafait quelques temps déjà que le fonctionnement de ma boite me pose problème et clairement à ce jour, la société est déjà en perdition.
Le commercial qui n’a pas été formé et qui sort de l’école peine à trouver des contrats…
Résultat la « boss » le pourrit toujours plus, et j’avoue ne plus supporter ni admettre la chose : dans son contrat, il y avait de la formation (2mois) qui n’a pas été respectée : alors venir cracher dessus maintenant. Bof.

De mon côté, c’est guère mieux. On me balance des clients sans me prévenir… qui appellent et me disent que « ça » et « ça » et « ça » sont prévus. Je passe pour une abrutie car je ne suis au courant de rien… mieux j’ai découvert que ma boss leur mentait : je serai donc en charge du marketing de sa 2ème boite et, nous aurions une société en Bretagne.. bref.

Au-delà de ça, elle m’avait autorisée à changer de logiciel pour la création de mes campagnes … j’ai donc opté pour un logiciel pas trop cher mais pertinent. Vu qu’on ne rentre pas d’argent, me voilà à retourner sur le logiciel qu’elle avait choisi au départ et qui est une réelle catastrophe : aucune fluidité, impossible de reprendre les trames (donc je dois tout recréer à chaque fois ! Vive la perte de temps) ; et pour couronner le tout sur ma dernière campagne, gros gros plantage…. je n’ai donc aucune donnée chiffrée résultant de mon action et donc je suis dans l’impossibilité de rendre des comptes à ma cliente… qui du coup gueule !
Ma boss qui n’y connait absolument rien m’impose des choses absolument aberrante, et malgré le fait que je lui ai expliqué, elle n’en démords pas. Me voilà donc à envoyer le même mail aux mêmes clients tous les 15 jours. Ou comment vider son fichier client en moins de 2!
Quand je lui redis « non, mais faut positiver Mazelle », ce à quoi j’ai répondu un « non, faut être réaliste madame », resté sans réponse.

Très motivée à développer son business, elle m’a acheté un fichier client : 50€ pour 10000 contacts. Ou comment faire bannir son mail et classer sa société en SPAM. Et surtout être sûr que le message ne passera jamais : vu le prix, il est à mon avis très loin d’être qualifié.
Dans la grande lignée, la voilà qui s’en prend aux clients… aux partenaires… à nous. Elle est tendue comme un slip.
Mieux. Nous défendons des sociétés auprès des banques. Elle a 20ans de carrière dans ce milieu-là et étrangement la demande de financement qu’elle a faite pour l’évolution de notre société a été refusée… 2 fois. Pour quelqu’un qui connait les rouages et les coulisses, je trouve cela… déroutant voire… dérangeant. Surtout que pour nos clients, ça passe à chaque fois…
Des casseroles ?
Hum je (enfin nous) commençons à nous poser des questions.

Autre chose qui m’a choquée, c’est la gestion de mon absence. Vu que je suis partie à l’arrache pour l’accompagnement de ma grand-mère, rien n’était préparé et c’est mon collègue qui a repris mes dossiers… je l’ai aidé à distance au maximum, mais ça n’est pas son métier et j’avais la tête ailleurs. Du coup, il a fait une énorme erreur pour laquelle il s’est fait pourrir…
Ma boss lui a reproché de faire mon boulot alors que c’est elle même qui lui a demandé de reprendre mes dossiers. Et ça, je l’ai en travers… vraiment.
Je me suis excusée auprès de lui, j’ai chopé ma boss pour remettre les pendules à l’heure ; mais elle ne s’est jamais remise en question par rapport à ça et nous « accuse » d’avoir perdu un client pour mauvaise gestion… la blague !
Dans le même genre, elle m’a fait comprendre que j’allais vendre mon travail. Or ça n’est pas mon métier, ni mes ambitions et ça ne faisait pas parti du deal…
On n’a fait une tentative qui s’est soldée en échec et m’a valu des remontrances. Mais comme je lui ai dit : « ça n’est pas mon job ».
Légalement je ne sais pas trop comment le gérer mais sur mon contrat de travail, il n’est pas écrit la nature de mes missions… En revanche, je sais que partir d’un CDD est une tannée.

Pour couronner l’ensemble, j’ai une cliente qui s’est plaint de mon taf soit disant inefficace. Forcément j’ai été convoquée, mais pas de bol pour elle : je connais mon métier et surtout j’ai pris l’habitude de « verrouiller » mon taf de sorte à être inattaquable. Alors forcément quand j’ai avancé les preuves et explications de mon taf et que j’ai avancé à ma boss que ma cliente mentait… tout le monde a été surpris. J’ai été claire : la cliente ment et fait du black. Il n’y a AUCUNE autre explication possible.
Au final, ma boss a pris les devants avec mon dossier à l’appui : j’avais raison sur toute la ligne. La cliente a menti, a fait du black, l’objectif fixé a été multiplié par 8, mais en prime grâce à mes campagnes, elle a réalisé son plus gros chiffre mensuel en 6ans d’existence. Mais voilà. Madame a les boules de payer ma société… donc elle a foutu ça au black et chouine de ne pas avoir de rond. Un recadrage a été fait, mais travailler avec elle maintenant pour moi : bof.
Le problème est qu’elle n’est pas un cas isolé. Nos missions sont tellement floues pour le commercial et moi qu’on patauge. Et malgré des discussions et discussions avec la boss : pas moyen de comprendre. Elle tourne sa veste, s’attaque aux clients, nous dit de faire ça et oubli donc nous dit de faire autre chose, pour revenir au point de départ.

Avec mon collègue -avec toutes ces histoires- on s’est vachement soudé. Lui comme moi on se soutient et essayons de se dépatouiller de toutes les situations merdiques que l’on rencontre : aucune organisation, aucune consigne, aucune validation, rien.

Et lui comme moi, on a énormément de doutes… La seule différence est que lui arrive à vivre tout ça avec du recul. Moi non. Du coup, ça commence déjà à affecter mon sommeil, et vu la période que je traverse, cela ne m’aide absolument pas …
Bref. Tout ça pour dire que cette ambiance (et surtout le mensonge)… je ne peux pas. Je ne peux plus.
10353118_711248585598241_2297459390909246453_nMon corps me le fait payer : les névralgies sont revenues en grande pompe et autre découverte : je perds mes cheveux par poignée. Dans tous les cas, l’idée d’atteindre mon intégrité physique pour un job : c’est mort. Définitivement mort. Tant pis pour le CDI qui le tendait les bras à la clef… mais je ne signerai pas.
A ma dernière réunion avec elle, elle m’a clairement dit que mon temps de travail serait divisé sur ses 2 boites. Il n’en n’a jamais été question… et moi, sa 2ème boite ne m’intéresse absolument pas. J’dirai même pire, c’est un secteur qui me rebute. Idem, il faudrait que je travaille avec un gars qui a fait faillite, a une dette énorme en France… et à qui elle a demandé de recréer une société en … Suisse. En terme légal, je pense qu’il y a une énorme zone d’ombre là-dessous. Alors bien sûr, légalement mon contrat me protège, mais cela ne protège mon intégrité morale. Et ça, ça me dérange.
Pour l’instant, je suis toujours sous le coup d’un CDD qui me lie pieds et poings à elle. Je me suis renseignée : si je démissionne, elle peut m’attaquer, mais surtout, je passe à la trappe des aides de Pole Emploi… Et vu que ma chérie ne trouve pas de contrat non plus, c’est juste inconcevable.
Je suis donc à nouveau « prise au piège ». J’ai ce sentiment de vivre un cycle sans fin dès qu’il s’agit du taf… et surtout de me retrouver toujours dans les plans foireux.
12108109_1182475361764825_842058008366386828_nAu-delà de ça, j’ai postulé la semaine dernière à un cdi en urgence car l’offre me plaisait (et obtenir un CDI est ma seule possibilité de casser mon CDD sans conséquence), mais mon CV n’était pas à jour ; malgré ça ils m’ont recontacté 3 fois : pour mes dispos, un cv à jour et un dossier de candidature. C’est loin d’être fait, si ça marche (le dossier de candidature) et seulement si, il y aura alors un entretien téléphonique avec le cabinet RH et ensuite un entretien avec la société.
J’ai l’impression d’un parcours de combattant, mais surtout d’être passée de la postulante « à l’arrache » à « je joue ma vie ».
Je ne m’emballe pas de peur d’être déçue mais intérieurement je bouillonne. Cette offre est devenue en l’espace de quelques jours ma seule issue possible… Autant vous dire que la pression monte.
… Je ne suis pas croyante, mais j’avoue avoir même pensé à mettre un cierge à l’église. Juste au cas où. On ne sait jamais.
En attendant, je n’ai plus qu’à croiser les doigts et espérer que la roue va se remettre à tourner car j’avoue à avoir de plus en plus de mal à tout encaisser sur tous les fronts…

Éternelle insatisfaite

3199801979_1_2_CZD6h0AUÇa fait quelques temps que j’hésite à écrire ce billet.
Pas envie de passer pour la nenette qui se plaint encore de son travail malgré les conditions en or et une patronne à dimension humaine.
Mais finalement, je craque car je suis dans une situation qui commence à sérieusement me ronger…. et que je suis complètement paumée.

J’avais furtivement abordé le sujet par ici, sans jamais rentrer dans les détails ; mais fût un temps, j’avais envisagé une reconversion pro. La communication, ça ne me faisait clairement plus kiffer : rester assise devant un PC, essayer de négocier toute la journée avec des gens qui n’y comprennent rien et trouve le métier futile voire inutile ; devoir batailler avec des collègues qui ne pensent guère mieux etc.
Finalement, l’euphorie, la joie de sortir des saisons a été telle que j’ai trouvé un regain d’énergie en reprenant la communication, et encore plus en découvrant ma future patronne : ouverte, joyeuse etc. Mais voilà. Chassez le naturel, il revient au galop… et l’euphorie s’est visiblement très vite partie. Beaucoup plus vite que je n’aurai imaginé.
Le constat est simple.
Mes 2 collègues ne connaissent pas mon métier, ni ma patronne d’ailleurs. Du coup, je me suis retrouvée avec des missions que je bouclais en 1h alors qu’eux pensaient que j’y mettrai la demi-journée. Je me suis donc assez vite ennuyée. Mais j’ai persisté : après tout, c’était le début !
Puis il y a eu les vacances… et mes vieux démons de reconversion m’ont pro sont venus me chatouiller.
La reprise a été compliquée : aucune motivation… Ça aurait pu passer si au boulot ça c’était bien passé, mais non. Les choses ne vont guère en s’arrangeant… Je me retrouve à faire des choses qui ne relèvent pas de mes compétences, avec des collègues qui font la moitié de mon taf (de travers) ne comprenant pas les limites de leurs postes et du miens. Ou comment dois-je réaliser une campagne de com si ça n’est pas moi qui appelle le client mais eux… et qu’eux, ne sachant les infos dont j’ai besoin, oublie a peu près les 3/4. J’ai expliqué 1 fois, 2, 3, 4 10 fois. Rien à faire. Et ça y est, commence à me sortir par les yeux. Le fait que j’ai commencé des démarches pour un autre métier a, à mon avis, clairement mis à mal ma patience.
lskj1owfIdem, ils voient tous la communication comme la solution miraculeuse à tous les problèmes : fais une campagne de mails comme ça, elle fera du chiffre d’affaires. Euh…
Dans le genre, mon collègue voudrait que j’envoie des mails tous les 2 jours pour les clients ; j’ai beau lui avoir expliqué en long, en large, en travers que trop de mails ne servaient à rien voire même desserviraient le client, rien à faire…
Pareil, j’ai expliqué que quand la cliente m’envoie une fichier de 3742 contacts où seulement.. 126 mails sont valides, je suis désolée, mais je ne peux pas faire de miracle… Mais, ils n’assimilent toujours pas. Et surtout, ils ne jurent tous que par les mailings, mailings, encore mailings.
On m’en a imposé un… Aucun but : juste envoyer que la société fait telle activité. C’est bien, mais les clients le savent déjà. C’est donc impertinent. Je leur ai dit, redit, re-expliqué. Au final, même ma boss m’a demandé de la faire. Alors j’ai fait. Forcément, gros bide… Et là, tout le monde s’étonne et « t’as foiré ton taf ».
Pareil, on m’impose des dates. Mais en mailing comme en campagne SMS, le jour d’envoi peut faire la différence… M’imposer une date est complètement incohérent ! Je leur ai déjà dit, mais c’est rentré … et sorti !
Cela dit, même en faisant des campagnes qui fonctionnent… ça coince. J’en ai fait une pour une cliente. Une grosse campagne où j’ai envoyé le pâté. La cliente s’est fait déchirer : les retombées ont été optimales. Pour ça, j’ai utilisé 3 supports, avec des jours/heures précises. Je l’avais briefé, je lui ai tout expliqué : pourquoi là, pourquoi ce support. J’ai fait pareil avec mon collègue pour qu’il sache. Au final, ça a cartonné, et mon collègue me sort : « mais pourquoi tu as pas fait ça comme ça ? Moi j’aurai plutôt envoyé le mail avant, et le SMS après ». Et ça me rend dingue…. « et toi t’es commercial, je ne viens pas te dire comment convaincre tes clients, chacun son métier ».
Ou comment me faire câbler.
Là, la dernière en date est qu’on me demande de commercialiser mon boulot. Or, ça n’est pas mon métier… Je ne suis pas commerciale, et si c’était le cas j’aurai accepté des offres financièrement bien plus alléchantes. Et puis, je ne vois pas l’intérêt : vendre mes presta à un client pour le compte de ma société… Hum. Autant monter ma boite et le faire en direct, non ?
S’en ai suivi une requête pour que je fasse du phoning… Là encore je buggue : je ne suis pas commerciale.
Tout à l’heure, je discute avec mon collègue qui me dit qu’il est en train de faire un communiqué de presse pour une cliente. Ouais, sauf que ça, c’est mon métier… pas celui d’un commercial. « mais c’est pour te faire gagner du temps »… Euh. Tu n’as jamais fait un communiqué de presse, alors que ça fait 10 ans que j’en fais, et qu’en plus j’ai bossé dans un média. Comment dire… Tu me fais perdre plus de temps qu’autre chose. Dans la foulée, il me demande si je me suis occupée de la campagne d’untel… Hum. Encore aurait-il fallu que je sois au courant. Problème, il s’est engagé auprès de la cliente. « Tu ne peux pas le faire pour ce soir? » (il était 16h, et il fallait que je fasse une campagne sur 3 supports : mail/sms/fly/communiqué de presse). Clairement, j’ai craqué. Je l’ai un peu envoyé bouler, car en plus de ce coup-là, du précédent communiqué qu’il était en train de faire, il a aussi omis de me dire que j’avais un autre fly à faire. En clair, il m’a mis dans le jus, donc la campagne sur les 3 supports, FUCK. Pour le dernier fly, ça aurait pu être simple ; c’était pour une action qu’il a mise en place à titre perso et que ma boite sponsorise. Je ne suis au courant de rien, je ne connais pas l’événement etc. Alors forcément, pour faire son fly, je lui demande : pour qui c’est, comment il va le distribuer, ce qu’il veut mettre…. 2h de perdu à essayer de comprendre ce qu’il voulait (et que je n’ai toujours pas compris). En gros un fly pour ma boite avec son asso, puis finalement pour l’événement, puis encore finalement un fly de ma boite modifié pour coller à son événement, puis un fly pour son asso sponsorisé par ma boite. Bref. Vu qu’il ne comprend pas l’intérêt de la communication, et l’intérêt de mes questions, ce fût chaotique. Au final, vu il voulait tout simplement reprendre un fly de ma boite et changer 2 mots… pour imprimer 50 exemplaires (just-in-time). Je me suis encore énervée : pour changer 2 mots et 50 exemplaires, ça ne sert à rien. Ou comment perdre 2h…
Ma boss pas mieux : créer une boite mail @nomdemasociété.fr
Elle est presque tombée des nues quand je lui ai dit : désolée, c’est le taf du webmaster… Idem, elle m’a demandé de faire une interview d’un client pour faire sa communication. Heureusement, j’ai travaillé dans un média. En revanche, en faire la promo avec notre boite OK, mais comment ? J’ai crée le facebook et le twitter hier : j’ai 6 abonnés. Youpi. Quelle promo !

Bref, tout ça commence à me monter au cerveau… mais impossible d’en parler car ma boss est tout le temps en déplacement à l’étranger et quand elle est sur place, elle est toujours au téléphone.
Ça me ronge sérieusement, ça fait quelques temps déjà mais là, ça va faire une semaine que clairement… je fais un énorme blocage et que j’y vais la boule au ventre. Je dois me rendre à l’évidence. Mes missions ne me font pas frémir. Je ne me rends pas au travail avec l’ENVIE. Non. Je viens juste bosser, constater les incohérences (mais je fais ce que je sais faire).
Point.
Il n’y a pas le petit « plus » qui fait que tu prends ton pied à faire ton taf. Tout ça me casse les bonbons. Expliquer, ré-expliquer aux clients, aux collègues le pourquoi du comment.
Il manque quelque chose. J’ai pensé que c’était lié à la prise de poste, mais non… ça part vraiment en cacahuète.
J’ai le sentiment d’être une éternelle insatisfaite, jamais contente, toujours à se plaindre. Le problème vient-il de la gestion de la société ? J’en doute sérieusement en fait. Je ne sais même pas, si tout se passait bien, si je ne traverserais pas quand même cette période de remise en question car je crois au fond que le problème est ailleurs ; assez naturellement est revenu mon envie de reconversion pro qui m’avait titiller juste avant de prendre ce poste.
J’avais passé toute une batterie de tests avec Pole et l’APEC pour savoir vers où aller. Les résultats étaient sans appel : aider les autres. De mémoire, le pourcentage s’élevait à 97%. Une évidence.
Il y avait plein d’autres choses qui ressortait dans ces tests : la pratique artistique (95% je crois), le fait d’être son propre patron (93% ou quelque chose comme ça). On avait pas mal poussé les tests avec l’APEC et il ressortait très largement que travailler POUR quelqu’un devenait vraiment problématique pour moi.
Tout semble revenir comme un boomerang. En pleine face.
Suis-je aussi casse-couille, éternelle insatisfaite, râleuse ? Je me bafferai quand je suis dans ce genre de doute : quoi faire, comment, comment être sûre…

Suis-je incapable de m’adapter à un poste du fait que j’ai vécu du harcèlement moral et physique ? Est-ce l’origine de mon blocage et ma réticence à ce poste ? Ou est-ce parce que je n’ai vraiment plus envie de faire ce métier ?
Est-ce que je dois rester ? Trouver un autre poste dans la communication, ou carrément changer de métier ?
Aucune idée… Toutes ces possibilités sont problématiques de toute façon. Soit supporter, soit trouver un emploi vu le taux de chômage, soit le coût de la formation. J’suis pas sortie de l’auberge…

J’attendais un CDI, un salaire fixe, des horaires normales, un poste dans ma branche. J’ai tout ça, et ça va toujours pas. J’me fatigue toute seule.

J’suis paumée

Réapprendre à vivre ?

dreamstime_xs_25570440_liberteVoilà ma leçon du moment : réapprendre à vivre, à m’organiser, à gérer, à apprécier les petits bonheur –quels qu’ils soient– de la vie, claquer la portes au nez à mes démons.
Ca n’a l’air de rien, mais passer d’un emploi où :
– Tu te fais du 11h/jour en moyenne pendant 3 mois de l’année – excluant ainsi toute vie sociale/affective/familliale
– Que les 3 autres mois, tu ne bosses que les week-ends
– Que les 6 autres mois, tu es au chômage
– Que tu n’as absolument AUCUN planning, aucune horaire fixe (vu que tu ouvres et restes ouvert en fonction de la fréquentation de la rue)
– Que ton salaire n’est pas fixe : 3 mois de jacpot, 3 « normaux » et 6 d’allocation
– Que tu n’as pas de pause (tes patrons qui te zappent)
– Que tu n’as aucune considération humaine
*Liste non exhaustive*

à
– Du lundi au vendredi de 9h à 18h avec 2h de pause
– Des vacances (des « vraies vacances » bordeeeel <= non, je réalise toujours pas)
– Un salaire fixe
– Une patronne hallucinément humaine (Mazelle, vous avez envie de faire le pont ?)

Et bien, ça à l’air simple, mais c’est loin d’être simple. J’entends par là que je ne crache absolument pas sur la chose, mais j’ai vécu pendant presque 4 ans un rythme de vie de débile, sans compter la boite d’avant où c’est parti en cachuète. Aujourd’hui me voilà confrontée à un rythme « normal » et à une patronne humaine ; ça peut prêter à sourire, mais certains automatismes ont la vie dure, et je me fais l’effet d’une enfant devant des « tout-petit rien ».
J’arrive chez moi à 19h et il y a une chose fabuleuse : j’ai le temps. J’ai le temps de vivre, de glandouiller, de m’occuper. J’ai le TEMPS.
Vous n’imaginez même pas à quel point c’est merveilleux. Bon j’dois l’admettre j’ai encore du mal à assimiler la chose, alors sur mon agenda, j’écris tout ce que j’ai à faire. Par peur de… manquer de temps. C’est idiot non ?
Ahah, les joies de passer d’un extrême à un autre.

Les week-ends ? Même si je n’arrive pas à me mettre en tête que le week-end je ne bosse pas et que je fais donc ce que je veux (clairement j’arrive pas à pogrammer quelque chose, j’accepte les sorties à la dernière minute), je me surprends là encore à … prendre le temps. Prendre le temps de faire les courses (j’avais une sainte horeur de ça avant), prendre le temps de m’occuper de mes chiennes (qui sont maintenant des pots de colles version +++), le temps de faire à manger, le temps de lire, le temps d’écrire. Ca peut paraître con, mais j’ai même le temps de m’épiler (ouais, avant c’était rasoir : tout activité « extras » m’obligeant à rogner sur mon temps de sommeil. Alors entre des baobabs et dormir, j’ai choisi).
Allez, sourions encore. J’ai accepté de me rendre à un anniversaire en Aout. Le truc qui ne m’était pas arrivé depuis des lustres. J’ai dit oui, mais j’avoue que j’arrive toujours pas à réaliser que j’irai, et surtout qu’à ce moment là, je serai en « vacances ». Vacances, un terme que j’avais complètement sorti de ma vie du reste.
Là, non seulement j’ai des vacances, mais en ayant un salaire fixe : on peut prévoir. C’est bête comme chou non ?
Du coup, pendant mes vacances (3 semaines), je me suis fixée un objectif (vu que tout mon entourage est en saison, il faut que je m’occupe!) : finir la salle de bain de ma maison. C’est une petite pièce. On avait déjà acheté une partie du matos. Me reste 2-3 trucs à prendre, et hop. Let’s go.
Tu imagines toi, qu’avant, tout l’argent qu’on gagnait en saison (le « jackpot » des 3 mois) étaient placés pour nous aider à « tenir » l’hiver. Et quand je dis tenir… c’est même pire que ça : par exemple la période de Noël devenait limite anxiogène : les cadeaux et tout le bazar, même si on faisait attention, nous plombait financièrement. J’peux te dire que les nouilles au mois de décembre, on connaît par coeur.
Dans ces conditions là, tu l’auras compris : aux chiottes les vacances. C’est pas compliqué, en 4 ans, on ne s’est même jamais fait un petit week-end à 2. C’est fou quand on y pense : mettre sa vie entre parenthèse à cause d’un emploi.

Mais bon. Ainsi va la vie. Je suis bien heureuse d’avoir eu cette opportunité. Je suis heureuse de réapprendre à vivre : prendre le temps, prévoir, anticiper, profiter. Je suis heureuse de ressentir à nouveau cette sensation de séreinité. Ca ne fait que 2-3 jours que j’arrive à « lâcher prise sur le boulot », c’est à dire : une fois sortie, on n’y pense plus. A croire qu’à force de me le répéter, ma boss a fini par me le faire assimiler : « demain il fera jour, là maintenant, c’est votre vie privée qui prend le dessus » (quelle merveilleuse philosophie non?)
J’espère sincèrement que tout ça va durer et surtout que je n’oublierai pas ce que j’ai vécu et qu’ainsi que je saurai apprécier -comme une gamine- toutes ces petites choses, ces petits plaisirs, encore très longtemps.
J’ai bien sûr encore quelques caps à passer. Ma boss a senti que j’avais encore des points de blocages et même si mon boulot lui convient parfaitement, elle a senti que j’avais encore du mal à m’affirmer. J’ai eu notamment une problématique avec un client. Rien de grave. J’étais juste sûre d’avoir raison, mais -foutu manque d’assurance (doublé il faut le dire, par le fait que je suis « nouvelle » dans la boite)- je n’ai pas su lui dire (du moins « comment tourner la chose » : arrondir les angles, y aller cash ? ). Bref. Vraiment rien de grave. Mais ça m’a turlupiner. Je me suis montée le chou toute seule, et bonjour la boule au ventre/la remise en question Vieux démons de merde.
Du coup, au bout d’une heure, j’ai fini par aller voir ma boss et jouer la transparence. Ni une ni deux, elle m’a dit de ne surtout pas me remettre en cause.
f74071ec-8876-11e1-8700-3c3bd463b087-493x328Elle le connait depuis longtemps, elle connait le personnage et m’a expliqué que ça n’était pas la 1ère fois qu’il tentait d’accuser les autres alors qu’il était responsable. Clairement il est toujours dans le jus donc quand il ne s’en sort pas, il use de pretexte à la con.

Elle m’a dit de me détacher de la situation, que je n’avais rien à me reprocher, et qu’elle allait s’en occuper car elle ne supporte pas qu’on mette ses employés en porte à faux : « pas la peine de vous mettre la pression, vous venez d’arriver, votre réaction est complètement normale. Je connais votre histoire (NDRL. harcèlement moral et physique), je l’ai vécu, je sais très bien que vous devez être dans le stress là ; mais il ne faut pas : soufflez, je m’en occupe et croyez moi, il ne vous fera plus le coup sinon c’est « merci bonsoir et on trouvera d’autres clients, ce n’est pas ce qui manque alors on ne va pas s’embêter la vie avec des gens qui ne se donnent pas les moyens d’avancer honnêtement. Et puis dîte vous bien que bientôt vous ne connaitrez plus ce genre de situation. Grâce au coaching, vous ne vous ferez plus jamais marcher sur les pieds. Ni professionnellement, ni personnellement. Et même si un jour vous avez un client vraiment casse-couille, soyez tranquile ; c’est moi qui interviendrait : il est hors de questions que mes employés viennent travailler dans le stress et l’angoisse à cause d’abrutis. Lâchez prise : vous ne jouez pas votre vie. C’est un boulot, ça fait parti de votre vie mais ça n’est pas à ça qu’une vie se résume ».
On a continué à discuter.
Initialement j’aurai dû commencer le coaching à la rentrée, mais vu les états dans lesquels je mets pour des conneries, elle m’a dit que ça l’embêtait de me voir stressée alors qu’il n’y avait pas lieu, et surtout qu’elle trouvait dommage que je n’ai pas conscience de mes compétences (et que du coup, vu que je n’ose pas, je me pose des limites toute seule). Elle m’a donc demandé si je serai plus sereine si je commençais plus tôt que prévu. J’ai accepté.
Le coaching est pris en charge par la société… Et comme elle m’a dit : sur mon temps de travail car pour elle, un employé bien dans sa peau, c’est la base, et ça fait parti intégrante du poste. Un salarié bien dans sa tête sera performant. Idem : je ne dois pas m’inquiéter du nombre de séances : ça « c’est ma partie », et « je me fous de payer 10, 20, 30 séances, tant que vous, vous venez travailler avec envie et plaisir ».

Même en l’écrivant j’ai encore du mal à réaliser tout ce qu’il m’arrive, cette opportunité en or, cette humainité que je suis en train de vivre. C’est tellement énorme, beau et magnifique vraiment putain de vieux démons de merde. que j’attends la « couille ».

Bref. J’espère que tout ça va durer et que toutes les perspectives qui s’ouvrent vont porter leurs fruits. Mais surtout, sur du court terme, j’espère déjà une 1ère chose : réussir à aller au boulot sans cette petite boule au ventre.

Pas à pas… je me reconnecte à moi-même, je renoue avec des valeurs majeures que je croyais disparues ou en voie de disparition, notamment le Respect.

Pas à pas

Première journée de ma nouvelle vie…

982dc4a4760bcb471e290055e0d485d7Aujourd’hui, j’ai donc fait ma « rentrée professionnelle ».
Un grand moment qui a soulevé beaucoup d’angoisses et m’a valu une nuit quasi blanche (1h30 de dodo) et une crise de spasmo dans la salle de bain ce matin. Oui. Une nouvelle journée, une nouvelle vie et même si je ne suis pas d’une nature stressée, ma dernière expérience pro dans « mon » métier c’était soldée par les Prud’hommes pour : licenciement abusif (pendant un arrêt maladie), harcèlement moral (HM) et physique. Je ne reviendrais pas dans le détail, mais rien n’était légal là-bas : du contrat, au bulletin de salaire, en passant par la lettre de licenciement. Mais ce sont surtout les séquelles du HM qui m’ont le plus détruite.
A force d’entendre qu’on est une sous-merde, on finit par y croire. Et ce même si j’ai prouvéé par A+B que l’on modifiait mes dossiers en douce, que l’on ne me transmettait pas l’info, qu’on envoyait des mails en mon nom sans me prévenir, qu’on changeait mes mots de passe pour que je n’accède plus à rien, qu’on me hurlait dessus en réunion pro devant 30personnes en me disant que j’étais une incapable, qu’on me poussait dans les couloirs… etc.
Je n’étais pas fautive. Je le sais. Néanmoins, ma confiance en moi a pris un sacré coup dans l’aile. Alors, revenir dans un poste avec un PC, un bureau, des collègues, dans mon domaine fût pour moi une PUTAIN d’angoisse.
11403137_10153364670355900_2254128194044139810_nMa 1ère journée est finie. Ouf. Je suis vivante.
Un peu cahotique vu qu’en plus de gérer des clients, notre entreprise est toute récente : tout est à mettre en place ! Le matériel que l’on a est provisoire (on attends nos vrais PC et bureau), ce qui fait que pour l’instant c’est un peu le système D : 2 traiteaux, un PC qui rame sa mère, une chaise en fer, pas de téléphone… Même pas d’adresse mail dédiée (à 3 sur une boite).
A cela s’ajoute le « beaucoup d’informations (partielles) » à assimiler… que mon collègue (juste sorti d’école et lui aussi en formation) doit me transmettre. Sauf… qu’il apprend, donc il ne sait pas. Je me retrouve ainsi à faire du mailing : sans fichier client, sans charte graphique, sans logo, sur des entreprises que je ne connais pas. Autrement dit, si on ne m’explique pas clairement les choses, je vais pondre des trucs hors-sujet (verdict demain!).
Reste un autre enorme problème de taille : le logiciel d’e-mailing. Très bien quand on fait du marketing « basique » : tu remplis les cases avec ton textes et tes images. Mais ça, moi … j’ai du mal. J’ai l’habitude de créer les trames de AàZ sans aucun préformatage ; du coup, je me retrouve confrontée à tous pleins de limites à la noix : les couleurs, les redimensionnages d’image etc. Je n’ai en plus aucun accès au code HTML… Citation-Positive-2Je ne peux faire que du lien hypertexte (quand on clique on atterit sur un site), mais pas de lien « mailto » (quand on clique ça ouvre ta boite mail avec l’adresse déjà rentrée). Pour un début, je vais tenter de me débrouiller, mais je trouve plus difficile de devoir se limiter… plutôt que d’avoir trop de possibilités surtout quand on a l’habitude de travailler comme ça (et j’en ai utilisé des logiciels d’emailing… on moins une 10aine. C’est la 1ère fois que je suis dans cette problématique!). Donc, je ne sais pas comment je vais faire, mais il faut absolument qu’elle change ce logiciel (je vais envoyer plus de 100aine de campagne d’emailing d’ici la fin d’année).

Voilà. C’est donc un bilan mitigé.
ramer-kayaking-4287108Le boulot peut être super intéressant. Les évolutions possibles sont au top. Pi soyons clairs : on ne peut clairement pas juger sur une 1ère journée… ni sur une 1ère semaine même si le début c’est un peu : sort tes pagaies et rame, et mon manque de confiance en moi joue clairement en ma défaveur. Mais ça va le faire!
Encore quelques jours et ça ira mieux 😉

J’y crois, j’y crois, j’y crois, j’y crois (<= méthode Coué)

J’vous ferai un topo d’ici un mois (je serais en vacances hihi)

Et puis, j'ai démissionné…

oiuComme il se doit, j’ai donc rencontré à nouveau la « dame au CDI », et tablant une fois de plus sur un des critère phare de la société –l’honnêteté– j’ai fait le choix de ne rien lui cacher de la situation actuelle.
Je suis sur le point de partir, mes patrons, bien qu’il n’arrivent pas à me sortir un salaire (quand tes patrons ne peuvent plus te payer), ont des reflexions/comportements que je n’accepte plus.
Que comptez-vous faire ?
J’ai 2 possibilités : la 1ère me laisser jusqu’au 1er juillet pour trouver un petit contrat histoire de m’occuper ou, si je ne trouve pas, nous avons calculé mon ami et moi que nous pouvions vivre sur un salaire (+mon complément chômage). De plus, ayant reçu ma subvention pour la maison, j’aurai de fait le temps de m’occuper des travaux.
Vous êtes sur de vouloir partir maintenant ?
Oui. A vrai dire, la situation dégénère. J’ai expliqué 2 fois les choses. Un de mes patrons la compends parfaitement, l’autre (qui est aussi qui le plus ma boutique) en a rien à secouer : il sort, se colle des races tous les jours, traine la patte pour venir travailler la semaine (magasin fermé, ou ouvert 3h dès fois le matin, des fois le soir). De fait, le week-end je ramasse les pots cassés : les clients pas contents car ils ne comprennent pas… et tout le ménage de la semaine (oui, parce que j’ai un patron qui ne sait même pas tiré une chasse d’eau! Ni rammasser les 31 cafards que j’ai dû aspirer).
Bien sûr, je n’ai pas dit les choses en ces termes, mais tout le fond y était.
Je vois un grand sourire sur son visage : « autant quand je veux quelqu’un je suis prête à attendre car il est évident que nous avons tous des obligations, autant savoir que vous êtes disponible dès maintenant, est, je dois l’avouer, une sacré opportunité, et j’en suis ravie ».
Et nous voilà à calculer les choses, le planning etc.
Pas de bol, je commence le 1er juillet, et j’enquillerai sur 3 semaines de vacances en aout (car fermeture annuelle). Enfin, pas d’bol, tout est relatif. La dernière fois que j’ai eu des vacances en été, en aout, j’avais 19ans… J’en ai 31 à présent. C’est dire.
Niveau salaire je serai en fin de formation, donc je repasserai sur une rémunération « chômage » car je n’aurai pas cumulé suffisament de droits. Mais vous savez quoi ? Je m’en fous. Je le sais. Ma femme et moi allons mettre des sous de coté d’ici là. J’ai un peu d’argent de coté. Et le jeu en vaut la chandelle car je débouche à la fin des « vacances » sur un CDI… J’en profiterai pour aller voir mes grands-parents que je n’ai pas vu respectivement depuis 4 et 5ans (été boulot/Hiver =financièrement bloquée). Vu que j’ai mes dates, je peux même prendre les billets de train dès maintenant (moins cher). Bref. Non, sincèrement, je n’y perds pas du tout
A la sortie du RDV j’avais donc ma fameuse « promesse d’embauche » et un sourire de ouf. Genre Colgate à coté c’est de la rigolade. J’étais euphorique… Chantage de musique débile dans la voiture. Envie de hurler ma joie.
Ce matin, j’ai dû annoncer la chose à mes patrons. Le 1er (celui avec qui j’ai commencé) était ravi : j’espère que tu as déjà signé, un CDI ça ne se refuse pas!. Le 2nd, celui qui du coup se retrouve dans la galère (pas de vendeuse, pas de connnaissance du mag etc.). Aïe. Mais tant pis. Donnant donnant. Il n’a pas voulu m’aider, m’a laissé ramasser ses cafards, tirer sa chasse, oublié 15 fois de me laisser une pause (et j’en passe). Maintenant, je pense à mon intérêt.
Comme m’a dit la dame du CDI (et vu que je vais être suivi par un coach exprès) : « à partir du 1er juillet, plus personne ne se mettra en travers de votre chemin. Plus jamais personne ne vous manquera de respect ».
Je revis.
Et je suis heureuse.

Quand ton patron ne peut plus te payer…

Voilà, outre les conditions de travail déplorable, j’étais jusque là motivée (comme beaucoup de salarié!) par l’aspect financier. A défaut de m’éclater au taf, il restait un job au moins alimentaire. Me permettant d’avoir une vie « normale ».

Mais ça c’était jusqu’à Avril.
Avril. Mon patron traine à me payer. Vu leur organisation, pas une seconde je n’imagine une autre raison. Il me file la moitié : sa femme a pas eu le temps de faire le calcul du nombre d’heures etc. Une semaine après je reçois la seconde partie. L’affaire est close.
Nous voilà en mai. Tous les ponts etc. Je bosse. Je fais pas mal d’heures mais beaucoup moins que ce que j’aurais dû faire. Ils me font fermer tôt, pas de nocturne contrairement à mes voisins. Bon. Vu le manque d’entrain concernant ma boutique, pas d’inquiétude. Cela dit, ça m’embête quand même car moins d’heure = moins d’argent pour moi.
Arrive la fin du mois. Rien. Pas de salaire. 3 juin. Rien. J’y vais : « et mon salaire ? »
Là ils m’expliquent que je vais l’avoir en plusieurs fois : ils n’ont plus rien, et je n’ai pas rentré assez d’argent (en même temps je bosse 8h par jour pour faire 5euros de vente! Il n’y a … personne !).
Ils me filent un tiers.
4 jours plus tard je réclame la suite : ma voiture est tombée en rade, 150 euros de batterie et puis de toute façon j’ai des factures !!). Ils me filent une autre partie. A ce jour, nous sommes le 11. Je n’ai eu que les 2 tiers de mon salaire. Mieux, vu qu’ils ne peuvent pas me payer, ils ne me font bosser que le week-end. Donc 16h/semaine. Ce qui veut dire que le peu que je bosse ne me suffira pas à vivre non plus. Et en même temps, si ils me font bosser, ils ne peuvent pas me payer… le serpent qui se bouffe la queue. En 4 ans, c’est la 1ère fois que je le vois dans cet état là : vraiment très mal par rapport au magasin. Je connais mes chiffres, mais il m’a montré aussi les comptes bancaires de la boite. Je sais aussi que pour me payer il a mis de sa poche. Idem, je le vois tous les jours bosser pour rentrer un peu d’argent et il me file tout au fur et à mesure. Bref. Ils sont vraiment vraiment dans la merde. Et moi avec.
lkbnnComme je vous l’ai dit dans mon précédent billet, j’ai trouvé un autre boulot (ici : bref, j’ai passé un entretien surréaliste) mais démarrage en septembre, et surtout je n’ai toujours pas reçu la promesse d’embauche écrite (dans le doute, je n’ai mis absolument personne au courant)… Vu la situation, je suis tendue comme un string et je me pose 25000 questions : et si elle me faisait un faux plan ? Je suis censée avoir un autre RDV avec elle dans les prochains jours et je pense lui dire ma situation actuelle (=mes patrons ne peuvent plus me payer), sait-on jamais si elle peut avancer les dates. Mais au delà de ça j’aimerai avoir la certitude d’avoir ce poste, ce qui me laisserait souffler un grand coup! Voilà aussi pourquoi j’attends autant après ce fameux « papier » officiel…
En attendant cette promesse écrite, j’ai repris la course à pied (pour évacuer les tensions) et surtout, je postule à tout ce qui passe : CDD, CDI, dans la communication, la vente, le saisonnier. En 48h j’ai du envoyer une 100aine de CV.
J’ai mis Pole Emploi sur le coup, ainsi que tous mes voisins (du magasin) au courant que je cherchais ailleurs. Il est évident que j’ai décidé de ne pas continuer avec mon patron actuel car être payée en 3 fois, c’est juste ingérable, mais je n’ai pas pour autant démissionné. Je suis sur le fil du rasoir à me demander comment je vais me dépatouiller de cette situation… Vais-je avoir ce papier ? Vais-je trouver autre chose ?
Je ne veux pas le mettre aux Prud’Hommes. Et pourtant j’aurai 10000 raisons de le faire. Mais il m’a quand même bien aidé à plusieurs reprises et même si sur beaucoup de choses c’est un co**, je ne me vois pas cracher sur lui de cette façon là. Disons que c’est une histoire très longue et complexe dont vous n’avez qu’une infime partie à travers mon blog. Bref. Ma pire « vengeance » serait de partir ailleurs du jour au lendemain (vu qu’en plus ils viennent de virer ma vendeuse comme une merde en plus et ce, sans me prévenir).
A la moindre occasion/opportunité, je partirais donc sans aucun scrupule et j’peux vous dire que là, par contre, il n’a pas intérêt à me poser le moindre problème concernant le préavis… car là pour le coup, je n’aurai aucune pitié…

Voilà vous comprennez à présent le pourquoi je me mets une pression monstrueuse concernant les relances mail : ne pas savoir quoi écrire, ne pas passer pour la « harceleuse », ne pas faire de faux pas etc. Pourquoi aussi je suis moins présente : recherche d’un taf à 300%.

Bref. C’est vraiment la merde!