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[Scène du jour] Prêcher la bonne parole #religion #péché

IETIA_Religion_Subcategory_newScène du jour :
« Vous êtes la responsable ? »
« Oui monsieur »
« Vous travaillez le Dimanche? »
« Oui »
« Vous savez que travailler le dimanche c’est le péché et que la justice divine vous rattrapera ! Le repos dominical pour la prière est obligatoire pour votre conscience religieuse et expier la faute »
« Monsieur je suis raccord avec mes croyances qui ne sont visiblement pas les mêmes que les votres. Je doute que dieu considère les travailleurs comme des pécheurs ; en revanche concernant les importuneurs et imposteurs rigides dans leurs idéaux, j’me pose des questions. Par ailleurs, nous sommes samedi et concernant le péché en tant que lesbienne, j’vous avoue que ça me passe largement au dessus. Mais très loin au-dessus ! Bref, je vous rassure : ma conscience religieuse se porte bien et concernant la justice divine, je ne doute pas une seule seconde qu’elle saura trancher en temps et en heure. Sur ce, bonne soirée ».

Yeux eberlués du Monsieur. Mine dépitée. Il s’en ait allé. J’crois que mon cas l’a désespéré.

Ou l’histoire de quelques mots qui me font complètement vriller.

Je n’ai rien, absolument rien contre les religions. Chacun ses croyances, sa foi. Mais qu’on vienne me faire chier à prêcher la bonne parole sur mon lieu de travail : NON. Surtout que ce discours est à mon sens aux antipodes des valeurs défendues par la religion (toutes religions confondues)!

1. Supposer que je suis catho et croyante relève du cliché et du jugement. Tous les blonds aux yeux bleus ne sont pas catholiques! Au même titre que tous les arabes ne sont pas musulmans et tous les asiatiques ne sont pas bouddhistes. Fuck. On est en 2015 ! Il faut arrêter de coller des étiquettes aux gens à tord et à travers.
Et puis, venir prêcher sa religion quand on a rien demandé à personne et vouloir absolument imposer aux autres ses croyances est quelque chose qui clairement est de l’ordre de la rigidité et frôle mon concept de secte.
Etre croyant est une chose. Mais il me semble que dans toutes les religions, il est question de Respect d’Autrui, d’ouverture d’esprit et non-jugement.
Si j’ai des questions, j’irai les poser à l’Eglise, à la Mosquée, à la Synagogue ou ailleurs. Je lirai éventuellement La Bible, le Coran, la Torah, mais certainement pas sur mon lieu professionnel, et encore moins quand j’ai des clients dans le magasin!
La Religion n’a rien à faire dans ma vie professionnelle.

2. Venir sur un lieu de travail, c’est manquer de respect : à mes clients, mes patrons et à moi et d’une façon général aux travailleurs. Si Monsieur a le temps avec sa bonne parole, tant mieux pour lui ; mais qu’il vienne pas faire chier ceux qui bossent le dimanche pour X ou Y raisons.

47c7b_religion3. Où est-il écrit dans la Bible que travailler le dimanche est péché ? Que penser alors des chirurgiens qui sauvent des vies mais travaillent le dimanche : ce sont des pécheurs ? Quelle ineptie ! Si Dieu existe vraiment, je doute fortement qu’il jette la pierre à celles et ceux qui bossent le dimanche ! Il me semble qu’il est dit dans la Bible (et les autres livres religieux) que le plus important est de faire le bien et respecter/aimer l’Autre.
Cela m’exaspère toutes ces personnes qui interprêtent les livres religieux à tord et à travers. Non, qui les interprête à leurs sauces : comme ça les arrange, quand ça les arrange.

Je n’ai clairement pas les mêmes croyances que cet illuminé ? homme.
Je ne me sens absolument pas dans le pêcher. Ni en travaillant le Dimanche, ni en étant homo. Je suis en accord avec mes convictions et mes valeurs : je respecte les Autres, leurs convictions, leurs croyances. Je n’ai aucun problème avec les religions, même si moi même, bien que baptisée, je me considère comme athée. J’ai des croyances, qui sont autres, certes, mais qui rejoignent sur bien des points celles des Religions. La seule « différence » est qu’effectivement, j’ai du mal à croire au Paradis/Enfer, ou qu’une entité supérieure soit à l’origine de nos existences ; rien que par rapport aux théories du BigBang, l’évolution des espèces etc. Pour moi, la force supérieure, ça serait la nature en général. Je crois en l’âme. Je crois en une forme d’existence après. En fait, je pense que ça serait un gros mix des religions existantes. Après quand on lit les livres religieux, les valeurs défendues (Respect, Amour etc.), j’y adhère entièrement.
Après, c’est mon point de vue ; il m’appartient. J’en parle librement, mais jamais de la vie je vais aller dire à machin ou à bidule : c’est ça la Vérité et pas autre chose. Au même titre que quand je rentre dans une Eglise, je respecte. J’apprécie d’ailleurs particulièrement d’allumer un cierge. J’apprécie d’admirer ces lieux de cultes. J’ai visité Lourdes ; même en tant que non croyante, la charge émotionnelle et le poids des croyances laisse des traces. J’ai aussi visité une Mosquée en Egypte où j’ai porté un foulard et retiré mes chaussures, idem dans un temple Bouddhiste en Thaïlande. Ce sont des lieux de cultes fabuleux, dont l’histoire, la culture, les croyances m’intéressent et dont je respecte les coutumes. Idem, lorsque la grand-mère (juive) d’une de mes amie est décédée, j’ai suivi toutes les traditions de sa famille. Cette Dame avait connu l’époque nazie et s’en était sortie. Du coup, elle avait énormément entretenu ce lien religieux dans sa famille ainsi que la transmission de toutes les coutumes. Valeurs spirituellesElle y avait beaucoup d’attachement. J’étais mal à l’aise car je ne connaissais aucun us et coutume et je ne comprends rien à l’Hébreux. Son fils est venu me demander si je souhaitais y participer et m’a bien dit que mes croyances importaient peu. Ils ne m’ont rien imposé, me demandaient à chaque fois ; ils m’ont expliqué le pourquoi des traditions (l’olive, le vin, le pain, la bougie etc.), ils m’ont résumé les prières (car dites en hébreux).
Bref, ils m’ont accueuillies à bras ouverts et tous sont venus remercier les « non juif » (nous étions 3) d’avoir respecté leurs croyances et sa mémoire. Je trouve ça magique. Je trouve ça humainement enrichissant. Les valeurs sont très fortes. Et à vrai dire, c’est la religion -au sens large- telle que je la conçois : des valeurs fortes, humaines, dans l’Amour et le partage, respectueuses et ouvertes.

Enfin, tout ça pour dire que je préfère vivre avec une femme dans une relation épanouie, plutôt que de faire semblant et rendre des personnes malheureuses. Concernant le travail le « jour Saint », ma foi, si j’avais d’autres possibilités, je m’en serai abstenue, mais ça n’est pas le cas, et ça n’est pas Dieu qui signe le chèque à la fin du mois, sinon, ça se saurait.
Alors en attendant, ma conscience religieuse se porte très bien et la justice divine saura trancher justement ; je ne me fais pas de souci pour ça.

Coïncidences, croyances, ou magie face à la mort ?

Ce mois de janvier a été bien particulier pour moi. Tout autour de moi, mes proches ont été confrontés à ces situations que personne ne souhaite, mais auxquelles tous, nous sommes confronté un jour : la mort.
J’ai décidé aujourd’hui d’en parler, pour « expier » mais finalement aussi parce qu’être confronté à tout ça nous oblige à nous poser des questions voire à nous remettre en question.

Une de mes amies, dont la grand-mère était atteinte d’Alzheimer a vu soudainement son état empirer. Admise à l’hôpital, les médecins lui ont donné 48h. Mon amie, accompagnée de sa mère, a donc veillée sa grand-mère : il était inconcevable pour elle de la laisser partir seule.
Je ne connaissais pas cette dame, mais on m’en a énormément parlé. C’est une femme qui a tout fait pour sa famille, qui s’est sacrifiée pour apporter un peu de Bonheur, joie à tous ceux qui croisaient sa vie. Malgré ses très fortes croyances religieuses (juive), elle a par exemple, accepté l’homosexualité de sa petite fille. Et du coup, dans mon fort intérieur, j’étais persuadée qu’elle partirait quand elle serait justement seule dans sa chambre pour épargner à sa famille la vue du « dernier souffle » : une femme aussi généreuse ne peut pas faire subir « ça » à ses proches.

Son état n’a fait qu’empirer, puis, comme par enchantement, s’est amélioré : pronostique vital repoussé d’une semaine. Aussi au bout de 4 nuits passées à l’hôpital, mon amie et sa mère ont décidé d’y aller chaque jour et ne plus y passer leur nuit. Elles étaient épuisées, et vous imaginez facilement l’état nerveux dans lequel elles pouvaient être.
Avec ma chérie, nous avons été à l’hôpital une 1ère fois, au début de l’admission et nous y sommes retournées ce jour où on a annoncé une échéance plus lointaine.
Le matin je devais me rendre à Pole Emploi ; mon GPS a lâché… Ma femme connaissant la route me dit alors : « je te guide ». J’ai refusé : on va directement à l’hôpital. Sur place, impossible de trouver une place. J’ai fait 11 fois le tour. Pas 12, pas 10. 11 fois. Et puis j’ai pris la décision de me garer en dehors de l’enceinte hospitalière.
Nous arrivons donc à l’hôpital, en bas, notre amie et sa mère en train de fumer. On se fait la bise… et sitôt faite, les infirmières arrivent : « c’est fini ».
Cette dame était dans un coma profond et ne réagissait plus aux stimuli extérieurs, mais c’est comme si elle « savait », qu’elle « attendait » le moment, la minute où elle serait seule. Les médecins lui ont administré de la morphine, en augmentant les doses, pour l’aider à partir plus vite et sans douleur. Il était complètement inconcevable qu’il y ait une quelconque rémission… et pourtant, c’est ce qu’il s’est passé! Comme si sa rémission complètement surréaliste s’était présentée juste pour que sa famille sorte enfin quelques minutes de sa chambre sans peur.
On se pose aujourd’hui beaucoup de questions… Pourquoi ai-je dit qu’elle partirait quand les filles ne seraient plus dans la chambre alors que je ne la connaissais absolument pas? Pourquoi mon GPS a lâché ce matin là (alors qu’il fonctionne très bien depuis et fonctionnait très bien avant), pourquoi ai-je dis « fuck » à Pole Emploi, pourquoi ai-je fait 11 tours et pas 10, ou 12 ? Pourquoi sommes-nous arrivées à la minute même ?

Des exemples comme celui-là, j’en ai à la pelle :

Dans ma famille, un oiseau coincé dans une maison est signe de mort. Le jour où ma mère est décédée, un oiseau était dans la maison… et quand je l’ai vu, j’ai su. J’peux pas vous dire pourquoi, mais je savais sans l’ombre d’un doute que c’était fini. Et pourtant j’ai essayé de le faire sortir ce maudit piaf. Rien à faire. J’ai regardé l’heure à ce moment là… C’était la même heure inscrite sur son acte de décès. Pourquoi ?

Plus jeune, j’ai perdu une de mes meilleures amies. Le médecin lui a diagnostiqué une gastro alors qu’elle souffrait d’une embolie cérébrale. J’ai dit à ma meilleure amie que ça n’était pas une gastro, j’en étais sûre. Mais voilà, j’avais 17ans et je n’étais pas médecin, mais j’étais sûre que c’était beaucoup plus grave.
A cette époque là, j’ai du partir en Égypte en « vacances »… 2 jours plus tard, je rêvais de son enterrement. Je l’ai su après, mais c’est ce même qu’elle est effectivement décédée. Personne ne me l’a dit, tous ont préféré que je rentre en France pour me l’annoncer (je venais de perdre ma mère quelques mois plus tôt). Mais du jour où j’ai fait ce rêve, je savais. Je ne lui ai d’ailleurs ramené aucun cadeau de là-bas car j’étais sûre de moi. Et c’est d’ailleurs la 1ère question que j’ai posé en arrivant chez moi. Pourquoi ?

Je vais peut-être vous paraître étrange, mais je trouve qu’il y a une part de magie dans la mort (ce qui ne m’empêche pas d’en avoir peur). Tous les décès auxquels j’ai été confronté se sont faits dans un tas de coïncidences étrange. Pourquoi ?

Mon grand-père a perdu sa femme, ma grand-mère donc, dans les « meilleures conditions » qu’ils soient (à supposer qu’il y en ait des « meilleures ») : il ne voulait pas être seul le jour où cela arriverait. C’était sa plus grande peur. Ma grand-mère, pourtant aussi atteinte d’Alzheimer, a finalement respecté cela et s’est éteinte exactement au moment où le médecin est arrivé. Pourquoi ?

Mon arrière grand-mère, la dernière fois où je l’ai vu, ne nous a pas dit « au revoir » comme d’habitude. Non. Elle nous a dit « adieu »… Elle pétait le feu du haut de ses 99 ans. Aucun problème de santé particulier… pourtant, elle nous a dieu « adieu »… et s’est éteinte peu après. Elle avait eu des soucis plus jeune, s’était cassé le col du fémur, avait eu des problème de santé, mais elle nous disait « au revoir ». Et là, alors que tout allait bien : « adieu ». Pourquoi ? Le savait-elle dans son fort intérieur?

J’ai décidé d’aborder ce sujet parce que finalement ça éveille beaucoup de choses. Je suis désolée ce billet est décousu… J’écris comme les idées me viennent, et il faut dire aussi que la mort est un énorme tabou dans notre société ; ce qui ne rend pas les choses faciles et aisées à développer.

Mais d’ailleurs, pourquoi est-ce un « tabou » ?
Qu’on soit gentil, bon, méchant, con, catho, juif, homo ou hétéro, on aura tous la même « sentence », on la vivra tous. On est tous égaux face à elle. Alors, le tabou vient-il du fait que finalement, personne ne sait vraiment ? Qu’on se sente si petit face à cette réalité inévitable ?
La mort est quelque chose qui nous échappe : on ne sait pas quand, comment. On ne sait pas le « après ». On se raccroche à nos croyances quelles qu’elles soient, mais personne n’a jamais pu confirmer ces choses auxquelles on se raccroche. C’est finalement étouffant d’y être confronté car aucune question ne trouve réponse. On est totalement impuissant et petit. Face à elle, on est si peu de chose…. tous autant que nous sommes.

J’ai parlé de « magie » face à la mort. Ça peut choquer. Mais je pense que toutes ces coïncidences ne sont pas que l’œuvre du hasard et finalement tout ce qui s’est produit était une sorte de « message » pour ceux qui restent. Aucun scientifique n’a eu d’explication, aucune religion non plus, mais dans mon fort intérieur, c’est ma conviction.

Cependant je n’oublie pas que la mort est une expérience intime et profondément personnelle, et il existe autant de croyances que d’êtres humains : la mort est aussi magique qu’elle est mystique. On tente de l’apprivoiser comme on peut.
Certains en ont peur, d’autres pas.
Certains croient à la vie après, d’autre à la réincarnation, d’autres aux Paradis.
Certains aiment les rituels, d’autres pas.
Certains souhaitent garder un objet du défunt, d’autres surtout pas.
Certains sont tristes, d’autres moins.
Certains relativisent, d’autres pas.
Certains voient des « messages » là où d’autres ne voient que des coïncidences…

Et vous ?

Je suis choquée…

Ma belle sœur a assisté à l’enterrement d’un de ses amis… Tous ses proches ont souhaité, en hommage faire diffuser du J. Hallyday (Oh Marie) … Le curé a refusé car « il est hors de question de passer du Johnny dans son église… » et ce sans explication autre.

J’avoue avoir du mal à comprendre… Les musiques d’Hallyday sont-elles considérées comme blasphématoires ? (et depuis quand ?).
J’entends par là, qu’il s’agit d’un hommage rendu au défunt ; en quoi, cela dérange t-il le curé et l’Eglise ? Aimer Hallyday fait-il ne nous des pêcheurs ?
Ok Marie, parle de guerre… mais les guerres sont souvent liées aux religions, il y a des scènes de guerres dans la bible, et d’autre part, il existe bien des aumôniers pour les militaires ; donc l’Eglise admet l’existence de cela même si elle ne cautionne pas toutes les guerres.

Ce qui me choque d’autant plus, c’est surtout que cette chanson était un symbole pour tout le monde, car la personne décédée adorait Hallyday et cette chanson, et sa fille s’appelle Marie.

Ce curé a des mœurs spéciales ; les gens présents ont également souhaité rendre hommage à leurs amis, en buvant un coup à sa santé…. Après la messe. Pas la beuverie générale, non non. Un verre. Comme il était de tradition lors des « grands » moments dans le resto de se rassembler tous et boire un verre à la réussite (grosse journée), une naissance etc.
Le curé en a eu vent, et pendant la messe a dénoncé cet acte en disant que « c’était à cause d’actes aussi bas, que des gens mourraient à 50ans ».
Je ne remets pas en question le point de vue de l’Eglise sur l’alcoolisme, mais là… J’veux dire ce n’était pas la bringue… pas une soulerie… juste un « après-messe » où tous les proches discutaient ensembles, se remémorant le défunt, se soutenant dans cette épreuve et en trinquant tous ensemble pour lui, cet homme qui était vraisemblablement un bon vivant et qui n’aurait jamais souhaité un truc glauque, triste et pénible. Bref, un moment Humain, de chaleur, convivialité, qui allait de surcroit dans les probables volontés du défunt, et ce dans un moment particulièrement difficile pour tous.
Est-ce plus condamnable que la transsubstantiation (boire du vin pour le sang du Christ) ? Est-ce une raison pour être aussi virulent dans ses paroles dans un moment aussi dur pour les proches ?

Bref. Je suis choquée…. Qu’en pensez-vous ?

 

Marie
Oh Marie si tu savais
Tout le mal que l’on me fait
Oh Marie si je pouvais
Dans tes bras nus me reposer
Evanouie mon innocence
Tu étais pour moi ma dernière chance
Peu à peu tu disparais
Malgré mes efforts désespérés
Et rien ne sera jamais plus pareil
J’ai vu plus d’horreurs que de merveilles
Les hommes sont devenus fous à lier
Je donnerai tout pour oublier
Oh! Oh! Oh! Oh!
Oh Marie si tu savais
Tout le mal que l’on me fait
Oh Marie si je pouvais
Dans tes bras nus me reposer
Et je cours toute la journée
Sans savoir où je vais
Dans le bruit, dans la fumée
Je vois des ombres s’entretuer
Demain ce sera le grand jour
Il faudra faire preuve de bravoure
Monter au front, en première ligne
Oh Marie je t’en prie fait moi un signe
Oh! Oh! Oh! Oh!
Allongé dans l’herbe, je m’éveille
J’ai vu la mort dans son plus simple appareil
Elle m’a promis des vacances
La mort m’a promis sa dernière danse
Oh Marie si tu savais
Tout le mal que l’on m’a fait
Oh Marie j’attendrai
Qu’au ciel tu viennes me retrouver
Oh Marie j’attendrai
Qu’au ciel tu viennes me retrouver

Et l’Humanité dans tout ça bordel !?

644342_595369523812791_973678607_nTu vois, ça fait quelques jours qu’on me bassine avec le « et toi le mariage homo, t’en pense quoi ? » Bah tu vois, c’est la question qui me casse les pieds parce qu’elle ne devrait même pas se poser en fait.

Alors y’a le pro, les antis. Chacun a le droit d’avoir son opinion. en revanche, voir des manifestations comme hier où clairement le mariage devient un scandale et une soi-disant porte ouverte au « n’importe quoi » (je cite hein) bah la sincèrement ça m’énerve.

Hier cette manif’ était axée religion (qu’on me dise après ça que l’homophobie n’existe pas !)… mais quand même dans le paradoxe : la religion refuse le mariage gay OK. Mais autorise t-il à tabasser des femmes (Femen), à insulter son prochain ? Et ce, devant des enfants ? tu crois que dans ce tas, ils étaient tous vierge avant le mariage ? Que tous vont à la messe le dimanche ? Qu’aucun d’eux n’a divorcé ? Qu’il n’y a aucune mère célibataire ? Qu’aucun n’a été infidèle ? Fais-moi donc rêver… Moi, j’appelle ça « faux-cul », « hypocrite »… Mais chacun voit midi à sa porte…

Statistiques des agressions homophobes en France en 2011 selon SOS Homophobie

homophobie

 

Il faut arrêter d’utiliser la religion à tord et à travers ; s’en servir comme prétexte alors qu’on n’est même pas foutu respecter TOUS ses préceptes.
Ces maudits militants te balancent des arguments « y’a d’autres priorités en France car c’est la crise ». Bah si il y’a d’autres priorités pourquoi allez-vous vous faire chier à manifester et lâcher 1million de tracts (et donc le coût de l’impression qui va avec)? Tu ne crois pas que ce fric aurait pas été plus utile ailleurs franchement ?

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En fait, ce qui me dérange, ce n’est pas tant que les gens aient un avis. Ça sera toujours le cas, y’aura toujours des pro et des antis. C’est pareil pour tous les sujets, c’est même le propre de l’Homme. Ce qui me dérange c’est les arguments vaseux utilisés à tout va…

Qu’est-ce que ça peut bien leur foutre à ces antis, qu’on autorise le mariage ? Ça va changer quoi sérieusement pour eux ? Vont-ils payer plus d’impôts ? Vont-ils être plus malheureux ? Va t-il y avoir plus de chômage?
Ah si, j’ai trouvé, ils vont devoir côtoyer au grand jour, des gens qu’ils côtoyaient sans le savoir. Excusez-moi du peu. C’est dramatique. Bah ouais des homos y’en a partout… Mais le mariage ça « officialise » l’existence de relations amoureuses entre eux. Ça colle le mot « amour » sur 2 personnes qui s’aiment. Inadmissible franchement!

Ah beurk, caca. C’est sale.
Il faut arrêter la plaisanterie !

Je suis lesbienne. Le mariage sincèrement, je m’en contrefous.
S’il est autorisé, je suis heureuse pour tous mes potes qui voulaient se marier. Personnellement ça ne changera pas ma vie car je ne suis pas pro mariage (qu’il soit homo ou hétéro).

Il y a tellement d’autres façons de prouver son Amour. La religion est ce qu’elle est, mais à mon sens elle est un peu trop vieillote (pas de préservatif, pas de sexe avant le mariage, pas de divorce : on est en 2013… vous en connaissez beaucoup des gens qui respectent à la lettre ? Non… c’est bien ce qu’il me semblait. Donc ce sont tous des pêcheurs non ?)
Pi soyons honnête : les grosses meringues, les jeux de mariés : la chenille, la danse des canards et compagnies, les pièces montées en chou, et lâcher 10K€ pour une journée, ça ne m’a jamais fait rêver.
Maintenant, je ne peux pas être fondamentalement contre le mariage gay parce que c’est la seule « chance » qu’on a pour faire reconnaitre nos droits en tant que parents. Et c’est d’ailleurs la seule raison pour laquelle j’accepterai de me marier : protéger mes enfants le jour où j’en aurai car c’est la seule institution qui permettrait à l’autre (le parent non biologique) d’être reconnu au sein du foyer comme étant l’autre moitié et donner de fait, un statut légal de parent… à ce parent.
Et oui, parce que même si c’est interdit en France, j’ai quand même – en tant que femme (ce que je suis avant tout) – un instinct maternel, et des ovaires (n’en déplaisent à certains !).
Donc quoiqu’il arrive, le jour où j’en voudrais, bah je le ferai… j’irai en Espagne, en Belgique, peu importe, mais je le ferai. Je pense que rien sur cette terre ne peut empêcher une femme d’être mère si c’est son désir le plus cher. D’ailleurs, interdire à une femme d’être mère est-ce éthique ?
Si parce que je suis homo ça n’est pas éthique, alors faite subir à toutes les lesbiennes une ovariectomie.  Pourtant il me semble que mon corps est fait pour enfanter (ovaire, nichons, et tout le bazar), j’ai une conscience, un cerveau… j’vois pas trop bien en quoi je ne peux pas rendre un enfant heureux et équilibré. Ah si, à cause de ma femme. Pourtant… elle aussi a des ovaires, des nichons, une conscience, un cerveau… Y’a peut-être quelque chose qui nous échappe.

Quoi ça vous choque ?! Je vais être pire alors ; allons dans les extrêmes :
Dans ce cas, il faut faire subir une ovariectomie à toutes les droguées, toutes les alcooliques (oui, car elles sont malades et souffrent d’une addiction qui cause beaucoup de dommage)… poussons plus loin : à toutes celles qui sont célibataires (bah oui, ou est l’équilibre de l’enfant dans ce cas ?), au chômage (bah oui, pas de fric, pas de bébé, pas de boulot, pas de reconnaissance sociale) etc. Bah ouais, non seulement ce sont des femmes… mais en plus elles sont susceptibles de tomber enceintes par accident (ce qui n’est même pas mon cas!).  Pourtant ces femmes là ont des enfants et ont le droit d’en avoir, et ils sont reconnus (et heureusement).. certains sont malheureux, mais certains sont aussi très heureux. Alors qu’est-ce qui définit le bonheur d’un enfant ? Seulement le sexe de ses parents, la situation de leur mère ou l’Amour que ces mêmes parents leur porte ?

C’est là le vrai fond du problème non ?

Ah, et moi qui ne suis pourtant pas croyante, avec un peu de recherche, j’ai trouvé ça : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n`y a pas d`autre commandement plus grand que ceux-là. » (Mc 12, 29-31)  Source
Alors maintenant, à tous ces antis qui se servent de la religion, expliquez -moi ce que vous ne comprenez pas dans cette phrase ?